Montfaucon, Bernard de
L' antiquité expliquée et représentée en figures / Antiquitas explenatiore et schematibus illustrata (Band 2,2): La religion des Egyptiens, des Arabes, des Syriens, des Perses, des Scythes, des Germains, des Gaulois, des Espagnols et des Carthaginois — Paris, 1722

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t. Ê S A B R A X À S-. 37$
pis avec le boisseau ou le cMtbus sur la tête : la huitième, une femme éren-
<|ucà terre: la neuvième, une figure Egyptienne qui scmblc une insctte:
la dixième, une grenouille: l'onzième, un oiscau qui rcss'emblc ii une oie:
la douzième, une femme qui étend un grand voile tout parsemé d'étoiles :
j'ai déjà dit mon scntiment sur ces figures, dans la Paléographie Grcque, p. 1S1.
j'expliquerai ici de nouveau ma pcnléc en peu de mois. Je crois que ces douze
{mires marquent ici les douze heures du jour : l'homme nu qui sort du lit,
ni.irquc la première : l'homme tout raionn.int à tête d'oiseau , la (même
qui cil le midi, où le Soleil cil dans (a plus grande force ; & la femme au
voile tout chargé d'éroilcs marque la douzième heure ou le commence-
ment de la nuit, comme nous l'avons prouvé au premier tome : les autres
heures ne sont pas si marquées: mais il faur obscivct que Serapis qui cil à
la septiéme heure, cil appelle par les Anciens iJ1«»»wi«iwWt, le dieu à sept
lettres, parce qu'il y en a tout autant dans le nom de Serapis ou Sarapis; &
c'ell apparemmenr à raisondece nombre de (cpt qu'on l'a mis ici le septiéme,
pour inarquer la septiéme heure. Les Basibdiens qui rapportant tout au
Soleil, comptoient 5<;r. puissanecs ou anges qui avoicnt rapport à autant de
jours de l'année, avoient aussi leurs anges & leurs sigures, pour marquer les
heures du jour. Le P. Bonanni dans Ion Mustum Kïritntmtm a donné la figuré
d'un livre scmblable, trouvé dans un ancien tombeau. Lacouverrure, dit-il,
& les sept feuilles dont il cil compolé, sont de plomb; dans chacune des feuil-
les il y a des letttes gravées, les unes Greques, les autres Hébraïques, les autres
Herrusques,ouLarines. Ces inlcriptions, dit-il,sontinintelligibles: àchaque
feuille il y a des figures, dont on entend aussi peu la lignification que celle
desinseriptions. Le P. Bonanni cite un passagedeTacite.où ileliparlédescm-
blablcsTabletcs de plomb: il n'a donné que la sigure de deux feuillets &: de la
couvertute, relie que nous la rcprélcntons. Je peilillc à dire que ces livres de ™1;
plomb sont des reiles de superitition des Gnolliqucs : j'ai pourtant peine à "'
croite qu'on doive les attribuer aux anciens Balihdicns du sécond liecle ; je
croisplûtôtqu'ils sonr d'un lîeclc pollericur, yaianr route l'appaicnccpoiTible
queccssuperllitions n'auronr pas celle tout d'un coup, mais le seront éteintes
peu à peu ; c'csl le lott ordinaire de toutes les scftcSi

lis : in ocravo millier decumbens, qux ctpuc manu numeri rarionc hic scptinius septimam il15nific.it diei
sustentat : in nono insectum cjuodpiam ignotuin : in lioram. Balîlidiani,quiadiolcmoniniarcfciciitcs,tre-
detimo rana : in undecimo avis, qux viderai anscr centas scTagintaqninquc porestates seu angclos nume-
esse : in duodecimomillier qux magnum vélum stellis rabanr, singulos Icilicct angélus pro line;iilis dicbns ;
opplccuna supra caput entendit : jam quid de t jli 1110- angclos ctiaiu S: sclicm.lta pro smgutis diei hnris ha-
nuiiientopiicaremdixiin Palxographia grxcap 18t. bebant. P. Hon.innus m Museo KiiKetiano , librt lî-
mcimqucopinioiicmhicpauciscxptoniiin. Purobalcc milis figuramdcdit in verustoscpulcrorcpciti : oper-

duodecim hguras, duodecim diei lior.-.s lignificarc : culum , inquit, plumbcutn clî, intus aiitcm Icpreni
vir nudus c letào sutgens priinam diei liotam notât, sblla sunt sîmilircr plumbea : in singulis fbliis lircrx
quu-spergcfasâi homincs sutgere solcnt : illc alrer iiiscuIptxsuiir,quitumali.Tgrxcx,.iiixlicbr,iK\i',nlix
t'pirevoiucrisinstfucrus radios undiquccniitrens.qni betrusex vcl latin.r. H.t iulcriprioncs, inquir, inccl-
scïtus numéro cst , scstain hor.lni, id cst nuTjdicm ligi neqncunr ; in iingulis fuliis iingul.r sullt Rgurxa
GgBifictt, quo temporc sol minime ardec radiosquc qux , quid liut, non inagis intciligitut, quiin illud
emirtit vividiorcs i denique nlulicr ill.i qux vcluin que»! in inscriprionibus lertur. Locuro T.iciti .'.licrt
Magnum Itellatum sibiobducit, duodecinu nume- llon.uuius, in quo lunilcs pliimbcx tabcllx menid-
ro, duodccimam hotam diei seu nocicm reprxsenr.it raiitur ; duorum tanien sotioluin tantum cV." oper-
^ivcnientem , ut exemplis romo primo ptobarum est. culi figurai ille dedir. Exilrinio, ut jam in P.il.vo-
Cxterx autem horx diei non ira perspime ad suuin Raphia dixi, hosee libros plumbeos Gnouicorum
U'ixuue numetum ratcrunttir ; sed obilivanduiii cst iupcrsiitionis reliqui.is else ; vix tanien crcdercmcos
SeOpidem , qui in septima constitutus eit hora, ab eise veterum Dalilidi.inorum llloruin Lecundi ssculi,
arT:';.iKai,doribus.ippellarii^]«ip^au*T«e.(i,deum sed else puto porterions xvi v nain ill.c lupcilh-
rum.qui.i hocnomenïap-'Tcvcl v. en«c, tioncs non detepente ccuavetaut, sed p.iul.itinl
totidcmlitcrascoïitiiicr,cujus, ur videtur,seprenaiii aiuinctx sunt, ut in omnibus tetc sectis aecirUh
Tom. II. C c e
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