Montfaucon, Bernard de
L' antiquité expliquée et représentée en figures / Antiquitas explenatiore et schematibus illustrata (Band 2,2): La religion des Egyptiens, des Arabes, des Syriens, des Perses, des Scythes, des Germains, des Gaulois, des Espagnols et des Carthaginois — Paris, 1722

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4Ii L'ANTIQUITE' EXPLIQUEE, &c. Liv. V.
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LIVRE V.
La religion des anciens Gaulois, des Elpagnols Se
des Carthaginois.
CHAPITRE PREMIER.
/. Lt religion des Gaulois, décrite par Cefar. II. On croit nue le Mercure des
Gaulois ejl le même cjue le Tbeutates de Lucain, & Tbaramis le même que Jupiter.
III. preuve que Alercure ejl le même que Tbeutates. IV. Grande dévotion dts
Gaulois à Mercure. V. Infcnplion de Mercure Ctjjonicn. VI. Quelques imares
de Mercure. VII. Mercure barbu.
I. s~\ E s A R nous apprend bien des clioses sur la religion des Gaulois : ce
\^j qu'il en a dit cil autonsé par plusicurs monumens. On en déterre aussi
tous les jours qui nous apprennent uir les dieux de ectre nation, des particq-
laritez, dont niCcsar, ni aucun Auteur n'avoit fait mention. Nous allons
rapporter tout ce que nous en avons pu découvrir : le Lcftcur y verra bien
des ebosesou tout-a fait inconnues ou peu connues jusqu'àprcscnt. Une bon.
ne partie de ce que nous allons dire, regarde non lculcment les Gaulois; nuis
aussi les Germains, les Espagnols, & peutètre d'autres nations voilincs.dont
la religion étoit la même en bien des choses que celle des Gaulois.
Commençons parce qu'en rapporte Cesir : » La nation des Gaulois, dit-il,
' c(t fott supcrstiticusc ; ceux qui (ont daiigercusemcnt malades, & ceux qui
» (e trouvent dans des combats & dans des perds, immolent des victimes liu-
» maincs, ou promettent de les immoler, & se iervenc pour cela du miuilterc
» des Druides. Ils croient qu'on ne peut obtenir des dieux la vie d'un homme
» qu'en iacririant un autre homme en la place. Ils ont des lacrifiecs publics de
■> cette sorte. D'autres font des figures d'homme de grandeur énorme avec
LIBER V.
Rdigio veterum Gallorum, Hispanorum &Carihaginaistwn.
C A P U T P R I M U M. tatu dignilsima docent, DMint Cssiarencqueabali-
quoScripcoruiiimcmorjr.1. Hic Icctorpluriiiuobset-
s, ffrûgw Gallorum a Ce/are descrièitur. vabit aut ignota prorsus, aut minus nota : corunivc-
// Jiiercarius Citlorum idem pututur ejse ro o ure il i cru ri (wnus pats non minimanonadGallos
<jkt Ththtdtts UtC4ni9 & Tbaramis idem mmso,rcdctiamadGcrm.inos&;adHispanosrpcs:tT.
qui 'Jupiter. III. Frobatur Mercuriam & krtcad.di.is finitmmn.uioiics iiiquarunirdi?'*
_ j <t rt-i »*■>«**. nilms inulrj cr.itir Gallis communia.
enmdem t;e qutm Theutatcm. 11. Culttts ... _ r ,.»,_ . . ,. __.„r.liinn :
•v J ,,. . Al) us qui Carsar tradidit dikimns exoMw™
Mercurt qnam celebrts ,n Calha. V. /*- Njtio tst onm« Gallorum, înquit, aàmoèm *!■'■' »■
siriptio Merçurii Cijsinii, FI. Aliquot Uti^ilmî, mt**t oh t*m causitm aui si»t ^'JF
imagines Menmrii. y H. Mercurins bar- msrihwmrkm, cjmcjne in pr*!its pficnlisq*'v"!-*'
fattus. tur, ait p<v viiîinù homin.'s i'mmU> . ■'
UtunS vovent, admimstnsqut ad M sacn!■■■■'
I. I"N E rcL'g&œ Gallorum veterum milita Ccsat bits ntumur: quoti pn vit a hwimt, nisi '■■'
1 ,1/cripsit, qux plurimorum veterum monu- niiâtmr, non p«se *tiur dnrm immrsti
roe&twum tustoritatc Bmiantui , quoridie ouoque fl*em méknnutr, pMàtwtsiu «itisim %t
»:ia .tununScûca s tenebi il emergunc, qui muta m- i*stint*s*trisià* ; m mmoù i»iptiN«M« p




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