Recueil des notices et mémoires de la Société Archéologique du Département de Constantine — Sér. 5,3=46.1912(1913)

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INSCRIPTIONS SÉMITIQUES INÉDITES

NOTICE

sur deux inscriptions funéraires hébraïques de
l'ancienne Batterie turque, de la rue Thiers,
et sur une Stèle votive d'El-Hofra (Constantine).

PAR

M. J. BOSCO,

Membre titulaire de la Société

I.

Inscriptions hébraïques

A. — Inscription du Rabbin Khalfah Ghenassia

Il existait il y a quelques années dans la rue Thiers, au
lieu dit El-Haouch un petit fortin turc, démoli

depuis, et appelé par les Arabes El-Tobbana f1). Particula-
rité qui n'a pas encore été signalée, le minuscule ouvrage
de défense avait été édifié au moyen de pierres tombales de
l'ancien cimetière juif, sous le dernier bey de Constantine,
Hadj-Ahmed, après le premier siège, par Ben-Aïssa,
qui, trouvant dans la vieille nécropole une carrière très
commode, peu dispendieuse, la dévalisa et obligea, ironie

(1) Ce mot signifie « batterie » 11 est formé de : top-khaneh qui, dans
le dialecte de Constantinople, a le sens u d'arsenal ». C'est l'unique nom
loponymique ottoman de Constantine que nous sachions. Une autre dési-
gnation de lieu de la même origine, et également arabisée, existe en notre
Chettaba : Gharnouta,
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