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Recueil des notices et mémoires de la Société Archéologique, Historique et Géographique du Département de Constantine — Sér. 5,11=54.1922-1923

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https://doi.org/10.11588/diglit.13134#0306
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char quadrige et l'automobile, les ailes d'Icare et les
avions.

Aussi, grande fut ma stupéfaction, lorsque j'arrivai
sur le front, de retrouver les vieux procédés de
guerre antiques, modernisés évidemment, mais ce-
pendant bien reconnaissables. Que j'aie été pionnier,
directeur de chenil ou officier de compagnie, mes
constatations furent les mêmes et ce sont ces stupé-
factions que je vais essayer de faire partager à mes
collègues.

Principe des machines de guerre de l'antiquité

Ces machines pouvaient répondre à trois idées :
projeter des objets quelconques sur l'ennemi; briser
des obstacles créés et amener des hommes sur le
rempart pour achever l'œuvre commencée.

Les machines du . premier genre se subdivisaient
elles-mêmes en deux groupes complètement distincts,
celles qui lançaient des blocs de matières diverses
et celles qui envoyaient des traits.

Les premières s'appelaient balistes (BaXXu>, lancer)
ou onagres, parce que les ânes sauvages lancent des
pierres avec leurs pieds. Ces machines auraient été
inventées par les Phéniciens, d'après Pline.

Elles se composaient d'un énorme châssis carré
posé à terre, quelquefois, mais plus rarement, monté
sur des rouleaux massifs (phalangae ou scutula). Au
milieu de deux côtés opposés de ce châssis se dres-
saient verticalement deux montants reliés à leurs
extrémités supérieures par une barre transversale.
A la partie antérieure, un gros cylindre (scutulum)
 
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