Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 10.1888

Page: 198
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La question des Héeouscha.

43° Stèle. — Barque montée par trois dieux, devant laquelle un homme se tient en
adoration. — Bande de khâkerou. Au-dessous, texte en deux lignes :

44° Stèle. — Barque portant au centre un naos. A la barre se tient Horus coiffé
à l'avant sont debout Ra et Tum. Au-dessous, texte en quatre lignes :

Assouan, 1G février 1886.

LA QUESTION DES HÉROUSCHA.

PAK

Félix Kobiou,

Correspondant de l'Institut.

I.

Il y a quelques années un égyptologue de Vienne, M. Krall, appela l'attention de ses
confrères sur deux textes, appartenant à l'ancien empire égyptien, et desquels il crut pouvoir
induire l'explication de cette interruption à peu près complète de documents historiques, que
l'on rencontre durant une période commençant peu de générations après la rédaction du
plus étendu de ces textes. Il pensa de plus que cette explication comportait celle d'une
modification considérable apportée, disait-il, dans les croyances de l'Egypte par une population
distincte et conquérante.

Ses assertions n'ont pas été unanimement acceptées, et elles ont été récemment com-
battues par M. Maspeeo. Diminuer le nombre des lacunes de l'histoire est assurément un
objet souhaitable, mais combattre la propagation d'affirmations hasardées, c'est, dans le cas
où elles renfermeraient effectivement des erreurs, servir la cause de la vérité. D'autre part, si
une théorie, sans être absolument vraie dans son ensemble, permet, sur quelque point, de
reconnaître un progrès de la science, il serait à regretter qu'en repoussant une erreur, on
étouffât une vérité. 11 m'a donc semblé qu'il pouvait être utile de reprendre l'étude du pro-
blème, en l'examinant dans chacun de ses détails, en coordonnant d'une façon suivie ces
recherches partielles et en s'attachant à examiner de près la rigueur logique de chacune des
conséquences que l'on peut vouloir tirer des faits que la science permet d'énoncer.

Ce n'est pas tout d'ailleurs et en dehors même des résultats rigoureux positifs ou néga-
tifs, il peut être utile aux progrès futurs de la science d'établir des vraisemblances qui in-
diqueraient telle ou telle direction aux recherches ultérieures. L'égyptologie est une science
positive ; elle est eu possession définitive d'un domaine très étendu, mais elle est loin d'être
achevée. H ne suffit pas de l'apprendre : il faut travailler à l'étendre, et il me semble qu'il
y a place dans cet ordre de recherches pour tous les travailleurs, fussent-ils, comme l'auteur
de ces pages, habituellement absorbés par d'autres devoirs.

1) Die Vorlâufer der Ilyksoa, dans la Zëitschrifi fur Ugyptische Sprache und Alterthumskunde, 1879,
p. 34—36, 61—67 et 1880, p. 121-123.
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