Revue égyptologique — 12.1907

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REVUE EGYPTOLOGIQUE

PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE

M. EUGÈNE REVILLOUT.

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR

libraire de la société asiatique, de l'école des langues orientales vivantes, etc. etc.

28, RUE BONAPARTE, 28, A PARIS.

XIIe Volume. Nos I—II—III. 1907.~~

La REVUE EGYPTOLOGIQUE paraît tous les trois mois par numéros de six feuilles au moins, avec
planches, fac-similé etc. — Aucun numéro ne se vend séparément.
Prix de l'abonnement annuel : Paris 30 fr. — Départements 31 fr. — Etranger 32 fr.

Sommaire : Un document sur l'emploi de la flûte comme engin de chasse à l'époque thinite, par Johannès Paris. — Liste des 86
premiers patriarches de l'église copte jacobite, par L. j. Delaporte. — Le roi Pétibast II et le roman qui porte son nom
(suite), par Eugène Revillout. — Papyrus magique de Londres et de Leide (suite), par Eugène Revillout. —
Quelques textes démotiques archaïques transcrits à mon cours, par Eugène Revillout. — Le roman dit de Setna. Pre-
mier roman du Setme Xaemuas. I. Mariage d'Ahura et la naissance de son fils, par Eugène Revillout. — Le roman du
Sètme. Second roman du Setme Xaemuas. I. Les révélations faites dans le temple de Ptah au père et à la mère de Siosor :
conception, naissance et enfance de celui-ci, par Eugène Revillout. — Amasis sur le lac et le conte du nautonnier, par
Eugène Revillout. — Koufi, par Eugène Revillout. — Note sur la IVe et la Ve dynasties, par Inè Ayroza GalvÀo.
— Le prêtre de Ka et le choachyte, par Eugène Revillout. — Bocchoris et son code. Résumé de trois leçons de l'école
du Louvre et supplément, par Eugène Revillout. — Livres et revues, par Eugène Revillout. ■— Planches : Disser-
tation sur quelques syllabiques démotiques (suite). — Un alphabet gnostique. — Etude philologique de quelques textes dé-
motiques. — Errata.

UN DOCUMENT

SUR

L'EMPLOI DE LA FLÛTE COMME ENGIN DE CHASSE A L'ÉPOQUE THINITE.

PAR

JOHANNÈS PaKIS.

L'une des palettes découvertes à Hierakônpolis par M. Quibell 1 est ornée sur ses deux
faces de sculptures qui représentent des animaux du désert. Figurés dans leurs attitudes
familières par un artiste qui semble les avoir souvent observés, ceux-ci sont en général fa-
cilement reconnaissables; lions, gazelles, antilopes, y possèdent les caractères distinctifs les
plus nets; l'aspect de l'ensemble est très réaliste. Les bêtes sauvages y dominent ; mais elles
ne sont pas seules ; sur la face principale de la palette, trois chiens sont en chasse : leur
queue relevée, leurs oreilles tombantes, suffiraient à montrer qu'ils sont domestiqués;2 le
collier à pointes qu'ils portent vient à l'appui de cette opinion.3 Au revers, rien de pareil.
Il semble ne s'y trouver que des fauves. La plupart ont pu aisément être identifiés, mais
sur l'un d'eux les avis diffèrent; à son sujet l'on a déjà présenté deux opinions; un examen
attentif montrera si l'on n'en pourrait pas proposer encore une.

1 J. E. Quibell, Hierakônpolis, 1900—1902, pl. XXVIII. — F. Legge, The carved states of Hierakônpolis,
pl. III. {Proceedings of the society of biblical archaeology, 1900.) — J. Capart, Les débuts de Vart en Egypte,
1904, pp. 224—225.

2 Cf. Ménegaux, Les mammifères, tome I, 1904; pp. 341 et 348.

3 Le quadrillage dessiné sur les colliers semble en effet indiquer que ceux-ci sont armés de pointes
de fer — ou plutôt de silex — ce sont des colliers défensifs, pour la chasse.

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