Philostratus, Flavius [Editor]; Philostratus <Iunior> [Editor]; Callistratus <Sophista> [Editor]; Vigenère, Blaise de [Transl.]; Artus, Thomas [Transl.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara, 1933-2]

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LES MARES CAGES. 7l

bylonemsApyrtmintellettumesteumdemvfumhtbertquemcharu. Par où Ion voidcommeiî parle
du calamtié 8cpapym* ensemblc, qui est iccortex ou ^/oV, de Philostrate, autremcnt Gvôtoç,

dontnousauonsftsitmcntioncy-deuantauTableauduNil.Etèncoresau cinquante-iîxiesma

chapitre du septiesmqÜure,il les a accouplez,parlant des barques, In Nylo expapyro & arundine,
Plus au trente-septiesihe chapitre du i6.1iure,où il parlc des ioncs ou roseaux aquatiques,iY/#«
cipatum in hts tenehantharnndines hdlipacifqi experimentls neceJsarU, atqueetiam in deUcijsgrat&.Char~
tis fcruiunt calamiAegyptij maxime, cognatione quadampapy probatiores tamen Gnidij, & qui in Aji*
circa An&iticum lacum nafcuntur:Calamis Orientispopnli hella conJjciunt:Çalamù fpicula addunt irreuoca-
bilihamonoxia. Ecpuisau mesme lieu parlantdesroscaux. Esi&inltaliànafcens Adarca nomine
palussris ex cortice tantum.W y a puis apres vnc autrc herbc ou sscur dans lc dixiesme chapitre du
vingt & vnicsmc liure,qu’il appellc duGrecP^/<?Ar,quipourroitefl:re vne espece d’Acorus que
nous appellons les ssambes, car en Grec signifie ssambe : Etdeux autres herbcsparcille-

ment,que Thcophrafle appclle q>7$yvQv 8c 7npq>vexov -, à cause par-aduencurede la couleur dc
pourpre violet dont efllasseurqu’elle iette. Aussi Pline au chapitrc cinquiesme du mcsme
liuue appellecctte-cy Furpurea,&hpïcmict:cphlogiono\iJiammea. De sortc qu’au lieu qu’ily a
icy autextede Phiiostrateçfyiovàlaccusa' f,quisignifie corticem ouescorce, sion lisoitçzgjov
y adiouflant seulement vn gamma,il seroit ce mesembleplus à propos:Car ces ssambes crois-
sent ordinairement és lieux marescagcux.Mais s’il faut lire roseau &: escorcejou herbe portans
lepapierùl se prcsente là-dessus vne belle 8cgentillc consideration, à ceux qui voudroient al-
legoriscr suiuant le contexte de Pline,cn ces deux mots icy de Philostrate, J cpteîor, 8c

ce en plus que d’vne sorte,à sçauoir en la paix 8c en laguerre, prenant le calame pour vne plu-
me; teile que sont ces petits roseaux,dont on cscrit sur le papier lisse, 8c mesmement en Grec;
8c le cortex ou^/oç pour le papier: esquelles deux choses (comme dit Pline cy-dessus)consistc
tout le plaifir,douceur 8c ciuilité de la vie humaine, 8c la memoire des personnes. Aussi les ro«
seaux enuers les Ægyptiens en leurs Hieroglyphiques, representoient lcs lettres, pouree
qu’ils s’cn seruoient à escrire : dont Perse auroit autres-fois dit cecy s
Inqtte manu-s chartst, nodofldque venit arundo„

Pour le regard dela guerre,les armes peuuentestresignifiées par ces deux petits vegetaux, ta£
oftcnsiues que deifcnsiues ; car le roseau sert à faire des ssesches, 8c îc cortex des rondelles oia
pauoys, estant collc en lieu du papier ou parchemin,l’vn sur l’aucre; Car cela estouppe, 8c a h
facultéd’amortir vn coup. IIy pourroitcncorcsauoir vneautre accommodation pourlatier-
ce,vn peuplussecrette,se rapportant celaauxpartiesgenitales des animauxj le premierpour
celle du masse,& l’autre de la femellejapposées en lieux bas &humides, 8c pourcant propres
àgenerationquidependderhumidité, Mais c’est asscz discouru&rfantasié là-desslis.

Qv ant au(>çou roseau;ieneme vcux pasicyarrcster&estendreà parlerdctoutes
les particularitez des herbes ne dc leurs facultez 8c vcrtus , car cela ne se trouue que trop am~
plement deduitçà&:làparmylesautheursquienonttraiâ:é; parquoy ie n’en extrairay autre
chose,quc tantseulement ce qui seruiraàl’intelligcnce de nostre propos.Le^t^^çdontPhi-
lostrateparleen cetendroit, icnepense pasqucce soit autre chose que le roseau vulgaire»
cogneu de tous iusques aux petits enfans,qui en font ordinairement leurs ioüets, 8c les païsans
tout plein de menuës commoditezjNeantmoins lapluspart des simplistes prennent le
pour vnc sorte d’Aromate, quc les Apothicaires appellcnt Calamus ou Iuncusodoratus. Que si
ainsi estoit,il yauroit quclque apparencc, quenostreautheurvoulust encette description de
Marescages,entendreleVallondontparleThcophraste au neufiesme liure de l’histoirc des
plantes,chapitre douziesme:EtPUneapresluyaudouziesmcliure chapitre vingt-troisiesmc,
qui l’a presque emprunté de mot à nsot de cettui-cy, lequel dit ainsi. Le calame, & le ioncodorant
croiJJent en vnesortpctite vallceyntrc le mont de Liban,& vne autre montagne qui estpeude chosei nonpas
entre kLihan& Anti'uhan, commcl'ontvoulu dircquelqucs-vns: & y a en cefle essace vne helleplaine
sort large, qu’on apptlle Aulon.Maisa l'endroit oulecalame vient, & le ionc, lelacs'eftend & eflargifts &
tout à Îentour le marex., fe venant à tarir, ces simples s' ,efleuentt occupans stus d'vne bonne lieuè depays. Ils nt
femhïentpas cftre verds, mais defiaftcs : & au resse ne dijserent en rien que ce foit des autres. Jjjuandvous
entrez, en ce lieu là, toutfoudain vous fentesc vne odeurfeuesue, qui toutessois narnue gueres loing, felon
lediredequelques-vns; CarilriyaquecinqlieuesinsquesàUmer: Maisen Arahieîodeur duterrouerouil
croist,& les halenées qui enprocedent>fent odorantcsfiirtoutes autres. Jjjuant eflde lassguredece
iltient hienplus de cannes ou rofeaux que nonpas du ionc. Voila ce qu en dit Theophraste, qui suffi-
rapourcette fois.

M yri'k H.I’ay tournéTamarin,meuàceladudiredeDioscoride, aunonantc-neufiesmà
chapitredu premicr liure. /iv&m JivfeovVsi yvdexfoÿv XÎ/Miaqç J toIç çucAhçiç vJttoi <piîosjyov*

3(#p7iüv ù!(Wip Ctvdvç ssîpHou sipüùMiç yss ssv ovçuàiv. La Myr'tque ou le Tamarin eftvn arhrisseau ajfez, co~
gneu, d’autant quii croist le longdes eaux croupies & dormantes , portant vn sruit presquefemhlable à vne
sseur amonceilée ensormede mouJse.Dc quoy il semble que Mathiole se soit voulu scaudaiiser pou£
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