Philostratus, Flavius [Editor]; Philostratus <Iunior> [Editor]; Callistratus <Sophista> [Editor]; Vigenère, Blaise de [Transl.]; Artus, Thomas [Transl.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara, 1933-2]

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viogtiesnic chapitre du second liurc. xtaùç HoVKàç Sfayo&iç mç t&r «cTüç , mV Jt ywmTtï-

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KSt tzi jiÀv/sçc-TzL, j£j to (pv?Àet Àiiïsct, (Û ynvtcoJi) Xj tpu&&t. ily aplufieurs dijferences de lyeree Je~
lonfes esieces, mais il rïy en a que trois princïpaux genres en tout, /’v» Æjw, /’40#y //W, & troifiefime
s appelieHelix. Leblancporte<vnfiaitt blanc,&le'noir,mir, ou retirantshrle safianyque levulgaireap-
peile ie Dionyfien ou Bacchique : l’Helix rien apointdu tout : mais en üeu de cela certaines vuilhe,sdr bour-
geons a gnifie de vignes, ér depetites sueilles angleufes & vermeiiicttes. Pline , soit qn’il ait esté de-
uant, soitapres, au trente-cinquiesme chapitre du seiziesme liure, en parle ainii : peaes horum
trium generumtres : Efi enirn candida, & nigra hedera, tertiaque qux vocatur Heiix. Etiamnum hx spe~
cies diuiduntur tn ahas ; quoniam esi alia tantum s ucîu candida, aha &foiio. ^Alicui & fiemen nigrum*
ahjs crocatum : cums coronü Poéu vtuntur ysolifs mmus nigris ,* quam quidam Nyfiam, alÿ Bacchicam
vocant. Etvn peuapres. Plurimas autem habet disferenttas Helixy quoniamsoho maximedisat. Par-
nasimt> & angulosa, concinnioraque. Qui sont les propres mots de la version Latine, de ce iieu
cy-dessus de Dioscoride. Maisiene sçaycomment èpuQ&, peutsignisier concinniora, mieuxa-
gencez,, ou arrangez,. Au demeurant, il y a peu de gens ( comme ie croy) qui ne cognoissent le
lyerre ; & n’ayent assez ouy dire qu’il efl: consacré à Bacchus. Ce que les vns referent à l’histoi-
re,lesautres aux-'Çausesnaturelles. Quant aupremier, Plineaucinquiesmechapitredumes6
me liure, dit -, Jjjueiebonpere Liberyc es a dire Baccims,fut iepremierquimitsiur satesie vneguiriande
ou chappeau, &quece fut de lyerre. Paraduanture parce qu’elle luy plaisoit plus que nulle autre
lierbe ou arbre, à cause de la belle figure de ses fueilles, & continuelle verdeur, ou pour quel-
que proprieté specifique, comme nous dirons cy-apres : ou que ce fut par faute d’autre ma~
nere, ou qu’elle luy vintla premiere en main. Au trente-ciijquiesme chapitre ensuiuant. Le
lyerrc ( dit-il ) commence a venir fort bicn en Afie, ce queTheop lrasie auoit mé tout a siat; ny que mesme il
sen trouuaften /’ Inde siinon aumontde Meros. Car H... rpalus auoit fiittoutsion pofiible d’en edisier en Me-
die, mais en vain. Et Alexandre >pour raifon de sa rareté, r'amena de i’ Inde fton armee viEsorieufc, couron-
rJe de cetteplante, a. l’imitation de Bacchus : les iaueiots duqttel, les cabassets, & les targues, l’onpare enco~
respGurletourd’huydelyerrespartouteslesajsembUesdesJacnsicesfolemnelsen iaThrace. Plutarque en
la seconde question du troisiesme des Symposiaques, confirme ceque Plineadit cy-dessus^
que le lyerre ne veut prouenir en Babylonc,qui estau pays de Medie j adioustantà celavn
petit sobriquet : Jpue cettep'antes\smonftrie tres-genereufe, ence qu estantdesdowftiques, voirecom-
menjaies d’vn Dien Bœocien, elie ria pointvouln s’alierhabituer parmyles Barbares, ne imiter Alexandre,
quipritleurs habits &facons defaire, mats ses fubflraitede l'eftrangen & a resuse fonparty. Ouide at-
tribue le lyerre à Bacchus, pour autant que Nysiades Nymphœpuerumqu.zrente Noutrca, Hancjyon-
dcm cunis ciYCiimposufte feruntur. Constantin en ses Geoponiques , allegue l’occasion en auoir
esté vn ieune garçonnommé Cissus,quil’accompagnoit entoutessesentrepnses;& comme
.il se fust mis vniour à baler &c. gambader auec vn Satyre, à l’enuy l’vn de l’autre, il trebuscha si
rudemcnt qu’il en mourut sur la place. Bacchus qui l’aimoit fort,&; y prenoit vn singulier plai—
sir, le transmua enlyerrc^quiaestédepuis appeilé tuosoç enGrec, &de là üauroitpris lenoni
de ziasoç Atovvoioç: comme dit Pausaniasés Attiques,à cause qu’en cequartierde l’Attique^
qu’on appelle Acharnes,fut premierement apperceule lyerre,lequel Antipater le Poëte a
surnommé de là J^tpv'mç. Etdautant que nous auons dit cy-dessiis Bacchus estre vne mesme
chose auecques Osiris,les Egyptiens le dedioient à cettui-cy, l’appellans en leur langagc
Chenosiris,c’est àdire la planted’Osiris ,en tesmoignagede cequ’apres auoir subiugué en-
tierement l’Inde,ilauroit fondé tout au boutd’icelle la citédeNyse,& planté làdulyerre
pour vne perpetuelle memoirede cette sienne conqueste. Mais pour venirmamtenant à la
raison naturelle, Plutarque en la cinquiesme question du troisiesmedes Symposiaques , dit
leserpent &lelyerre auoir estédediez parlesanciens àBacchus,à cause qu’ils sont froids,

& comme gelez de nature. Cequi se conformeàcedirede Pline au lieucy dessiis allegué.
Serpentium frigori Hedera efigratifiima, vt mirum fit iliam in honore vlio habitam. Et neantmoins en ,

la seconde question precedente, il semble dire le rebours : quand il parle ainsi. vAumoyende- ^ MTA5,QiBî
quoy nosire tres-cher& bien-aime Bacchus, fa pas applique ie iyerre comrne pourvn remede &prefiruatis
contre lyuresse,nequ il fuftautrementcontraire auvm,carilatoutcouuertementappeiié ievinpur> Methy>
pource qu’il enyure i & luy-mesne a cet te occasion Methymneen. (JMais, a ce qriii rne fernbie, tout ainsique
ccuxqui aiment le vin, s’ils riont moy.nd’en recouurer, vfint de bieres & ceruoifes, ou autres tels breuua-
ges compofez* d’orge, & de citres depommes, ou de quelques especes de vins saits de dattes > cn pareii cas> qui
en piem cceurd’hyuer chercheroit d’auoir quelque chappeau oa guirlande de vigne, alors qrielie eft toute mri
& despouiliée de fueiiies, en litu de cela, saudroit qriilfe contentafi d’ensaire de lyerre, pour la restem-
hlance & affnitêque ces deuxpiantes ont ensemhle. Carles inuolutions entrelasiées du bois & jarmensdn
lyerre, s’mtortiUans a gmfid’vneviz ou limafic, & ses agrajfemens, vagabonds fortuits felon qriil ram-
pe, auecques des fuçilles saciles à fè replter, qui s'èspandent de toutes partsen confufion & defirdres & U

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