Philostratus, Flavius [Editor]; Philostratus <Iunior> [Editor]; Callistratus <Sophista> [Editor]; Vigenère, Blaise de [Transl.]; Artus, Thomas [Transl.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara, 1933-2]

Page: 189
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M I D A S.

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ment tous ceux qui se fusTent peu presenter sur les rangs, mais ceux-là sculement qu*elles esti-
raoient deuoir eltre les meilleurs liommes darmes, &:lesplusroides,dispolts&adroitsàla
ioulte.

S t r a b on verslafin dc l sonziesmeimre3ditpresquelemesmedes Armeniens,quinesont Straboh.

pas fort eiloignez de la Lyciiet lefcjuelsJùrtou*autres -pcuples rcuerent Venus Anuitis, aqui ils confk-
crent des cfUues de l vnçy de l uutrefexe, Cecjuon ne cloitpits trouuer sort esrungc , uttendu ruesnc cjue les
plus grands d’entseux luy dedient leurspropressilles vicrges, lesquelles apres auoir tenu le berlandquelque
temps au^ temple de cette Deeffe ffe marient quandbon leur ffemble ; personne pour cela ne deffdaignant deles
prendre à ffernme : ains les accepieni bten volontiers, cemwe defa toutes conffacrées, & tenans ie ne sçay mov
de la dimnitê. Jï J1 y

Voila auffi degrandes orei/les, au prix deffquelles les 'yeuxffe monftrentsiadoucis ,pour eftre agrauez,
de femmeil. Ouide enronziesmedelaMetamôrphosejparkntdelasentence dcTmolus qui
auoit iugé en faueutd’Apollon, kquelle fut eontreditepar Midas0 3 *

Nec Delms aures

Humanamftolidas patitur retinerc ftguram :

Sed trahit in Jpatium, vi/lffque albentibus implet P

Inftabt/êssqne il/as ffacit, & datpoffe moueri.

Cjttera ffunt hominis :partem damnatur in vnam>

Induitürque aitres lcnte gradientis Asse/li.

Tellementque roccasion pour kquelle Apollonîuy changea sesoreilîes cn ceïles d ?vn asncj
fuc pour auoir ignoramment adiugé la vidoire à Pan contre luy, ainsi que dit Hyginus au 191,
chap. Jpuaiecoriniudtcandohabuisti,talesçs auriculashabebis. Car îl prefera larudesse & lourderie
villageoise de certains chalumeauxdiscordans3àkdouce&:harmonieusemusique d’vne Har=-
pe ; pour cek seulement qu’ils retentissoientplus haut ? comme flt autresfois toutde mesme le
Roy de Scythie Atheas ; en k presence duqüei ayant esté amené Ismenias, pris prisonnier de
bonneguerre5le plusexcellent ioüeurdeflutesdesontemps; comme cettuy~cy eutemployé
tout son eifort dexterité de son art pour luy donner du plaifîr durant son souper, Fautre iura
son grand serment,qu’il aüoit plusseurs fois ouy hennir plus melodieusement son cheual. Mak
l’interprete d’Aristophanes au Plutonjmet trois autres raisons pourquoy on atcribüë des oreil-
les d’A-sne à Midas. La premiere5qu’il auoit l’ouye aigue sur tous autres5ainsi que de leur natu-
jtelont les Asnes plusquenulautreanimasexceptéles Rats.lj Wd ovcç (dit-il) sj&Vhov nss dshm
issùùùv 7i\lw sxvoç. Au moyen dequoy Apuleius estanttransformé en Asne ,se resiouyfîbie
d’ouyr dc bien loing toutes choses auecquesses grandes oreillcs. Ou pource qu’ilhabitoit eu
vn boutg de Phrygie appellé ova dssgt,lesoreille:d/Asne. Ou qu’ilestoit tres-soigneux d’auoir des
espiesde tous costez, pourentendre cequi sefaisoit disoit : dontestvenu ce qu’on a accou-
stumé de dire des Roys 5 Regum aures innumerœ. Et non seulement des oreilles 5 mais des mains
encores 5 Nefcis quàm longas regibus effe manus. Mais il vaudroit mieux le plus souuent qu’ils ne
fussent pas ss exa&ement poürueuz de l’vn ny del’autre5parce que cekles faitdegenerer d’vné
bonne &legitimedomination5àvne tyrannieviolente &rinique. Ayans esté les oreillesdes
Princes accomparées autresfois à vn entonnotier 5 dont k couppe quiest ample & krge5 & oti
l’on a accoustumé de verser k liqueurquon veut entonner, est pour reccuoiriescalomnies^
detradions,&:mesdisances: & k ssute ou tuyau qui estestroite &serréé5pourouyrle bien,donc
il s’en respand plus en dehors 5 qu il ne s’en introduit Ôc entre dedans. Lucian à ce propos, au
traiOcçDene croirepmdeleger, nousraconte, comme le iadis tantfameux peintre Apelles,estanc
miraculeuseménc eschappé d’vnecharité qu’vnssen concürrent &:emulateur Antiphile, luy
auoit prestée enuers le Roy Ptolomée, ssls de Lagus, où il 11’alloit pas moins que de la perte de
sa propre teste5fitvn tel pourtraid de k Calomnie. Ily atoutpfemieremtntà maindroitecertainper-
sonnage assis en vne chaire, qui a degra 'nde-longues orei/les, tdles quon les donne à Midas s & tend la main de la Calom^
de bien loing àla Calomnie qui le vicnt trouuer : efant assifté de denx semmes commc conffeilleres s l’vne d’vn
coffé, l’autre â’vn autre, ignorance çffsnfticion. L a calomnie s’approche à grandspas deuers luy, bien equïpêe
çs en ordre, mais defcouurant affez, à fon 'oisage & contenance, le mai-talent, rancune, ennie, manuais vou-
loir, couroux, deftit, rage & vindic/e, conceuz & tmprimez enffon cœur : car en lagauche elle tient vngros
flambeau tout ardent, & de ia droite traisneparles cheueux vn ieunegars qui tend ies màins vers le ciel, com~
mel’appellantà tesmoingdessninnocence, & inuoquantles Dieux immorteisà fn aide. Au deuant marche
vn hommepafle, dr dc mauuaisc habïtuâe ceffmbles lesyeux non point autrement mornes ny hebeîez, mais du
res/e ffemblabieà ceux qui ffont demeurez enchartre parvne longue maladie, liestbienaiséà cogno ftre que.
c’estl’Enuieux. Età laqueiiêdela Cakmnie suiuenttoutplcin d’autres femmes,qui ontla charge de l infruirû
&feüciters luy donner des memoïres, l’aigrir ,picquer & animer incessamment : on dit quece fonties machi«
nations ffauffetez &furprisss. Finalement apres tout ce train, vient lapcnitence en habit de dueil, defthireê
& sortpauurcment veftue s laqudic tonrmntla teste en ankre, toute honteufe & baignéede larmes, tendU
main à la verité, qui iesftuitde loingi
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