Philostratus, Flavius [Editor]; Philostratus <Iunior> [Editor]; Callistratus <Sophista> [Editor]; Vigenère, Blaise de [Transl.]; Artus, Thomas [Transl.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara, 1933-2]

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ELEP HANTÏNE.

tcm{lcse\) wterntmo (le Vitrioi qui sefaitdcsdeuxassemblezpourlacompositiori d’vntiers re-
prei'entepar îe Tridentde Neptune Dieu de la mer )cnm œqmli permutatione cuiusque deducere>
tuumiteradmeridiem (la chaleur qui est la plus forte à lendroit du Midy, 8c des parties Mendio-
nales ) dirigœsoportet,&sicinCyprovotumconsequerü tuum. Ce qu’il a presque tiré mot à mot de
1 epistre de TAbbe Trithcmius au Preîident de Gaigny. Le Vitriolpuis apres se venantren-
contrer dansla terre auecques 1 argent vifde cette mixtion 8c assemblement se procréenttous
les metaux,& substances metaliques. Car lesoulphre vulgaire n’cst pas desoy immediatement
&en toute sa substance leur procreation, comme lc monstre astez de Rupescista,& autres Phi-
losophes de cette sequellc.Mais enPôuurase de l’art qui commence,ounature aeheue le sien,
le Vitriol estantmeslé auecques l’argent vif* ne produitpas vii metal. {Neque emm intentw noftra
est sacere vnum frustummetallt> fedremmulto nobiliorem, ce dit Raymond Lulle, au second chapi-
tre de ses Intentions ) ains vnc tierce substancc composée de ces deux, qui est le commence-
ment de l’œuure Philosophique pour la transmutatoire : ainst qu’on peut voir dedans Morie-
nus, &: au grand rosaire d’Arnaud. N’y ayant rien en ce monde ( comme tesmoigne George
Ripla Anglois tres-dodc, en son traidé intitulé , Pupilla artis Chimica, qui puisse tirer la pure
substance(ulphurce3 ou teinture du Vitriol, que l’argcnt vif Nam nihilpoteft extrahere à Vitrio-
lo timduram fuam realemà fuis duobm extremis, qust funtterra & aqua, excepto folo ?nercurio. Et en l’e-
pistreauRoy Edoüard : Inde oriturnoftrum secretum fulphuralioqui inuisibile,ab eo extracium mira-
bili fua virtute attraciiua s non altter quàrn Apis mel cxfloribus exugit, quod nulla alia creatura sacerepoteft\
Cequ’a aussiplusamplcmenttraidé ledeuancdid de Rupescissa,en sa Pradique. Les deux
substances de Venus ou de Vitriol, 8c de Mercure iointes ensemble, produiscnt vn enfant qui
a des aisses aussi bien que son pere Mercure, mais au dos seulement, &: celuy-là à la teste 8c aux
piedsilequelenfants’appelle Amovr, pourlagrandeamitié,concordance, 8c equalité de
toutes les partics clementaires qui est en luy ; 8c Cvpidon, àcause qu’il est tant desiré de
tous. Et st celan’est pas du tout extrauagant, ny hors de propos ; car Ciceron au troisiesme de
la nature des Dieux, met vn Cupidon fils de Mercure 8c de Venus. Finalement au grand œu*
ure, l’or qui est la derniere a£fcion 8c eftort de nature, ainsi que nous l’auons monstrc ailieurs,
est pris pour le Ciel ou soulphre parfai£t : dont ia semence ou partie generatiue est coupée par
Saturne qui cst ie plomb. Lequel Saturne a des aisses ; ce qui denote qu’il n’est pas du tout fi-
xe, aussi le void-on bien aisément tourner, 8c s’en aller la pluspart en fumée és cendres 8c coik
pelies. Safauxestl’acuitc dc soneau incisiue &trenchantej sans laqueile i’esprit ou teintu»
redei’or nesepourroitiamaiscommodémentseparer de soncorpsrpourestre puisapres re-
plantèe en vn sei de la plus noble nature vegetale, où il s’acheue de volatiliser, s’augmente 8c
accroist de couleur iusques en infiny. Et cela est le germe qui tombe du Ciel en lamer,dontse
forme Venus ou le Vitriol Philosophique,autremcntappelléZiniar,qui stgnifieen Arabc
to^^è^/^/Tequelteinttouslesautresmetauxen or^ 8c est la souueraine medecinc des
corps humains.

Elles âirontque ce futen PaphosqtteVenusabordapremierement. Noüs auonsdit cy-deuanr,
comme Pygmâleon sils de Cilix, estant deuenu amoureux de l’image d’yuoire que luy-mesmc
auoit taillée, 8c laquelle à ses prieres 8c intercessions la Deesse Venus anima, il en cut depuis
vnfils appeîlé Paphus, quifonda cn l’vn des promontoires de l’Isse de Chypre vne villede son
nom : (Stephanus dit qu’anciennement elle estoitappeliée Erythra ) là où les filles auoienc ac-
coustumé de se prostituer sur le riuage de la mer à ceux qui abordoient cclle parc, tant par vne
charitépitoyableenuerslespauurespassants asfamezen l’honneur de la Deess'e,que poury
amasser peu à peu leur mariagejcar puis apres elies viuoient enfemmes de bien,&: en bon mes-
nageauecques leurs maris.De cette ville rien ne nous en est resté quele nom,ô£ la qualité quc
les Po'étes en ont attribué à Venus, à qui elle estoit dediée. Virgile.

- pft Amathus, eftcelfamihi Paphos, atque Cythxra. Horace en la trentiesme Ode du premier
liure. OVenus Regina Gnidi, Paphique, Sperne ddessam Cypron. EtPline au nonante-huiètiesme
chapitredu second liure. Celebre sanum Veneris habet Paphos, in cuius quandam aream non im-
pluit. Pausaniasés Arcadiques,s’approchant vn peu plus de la vray-semblance historiénne,
dit qu’Agapenorfils d’Anceus t8c chefdes Arcadiensàlaguerre de Troyeayantestéiettépar
fortune de mer en Chypre : fonda ladite ville de Paphos, auecques vn temple dedié à Venus,
qui auparauant souloit estre reuerée en vn endroit de la mesme Iste appellé les Golges:&: sa fil-
leLaodice vnautredumesmcciltrede Paphien,en laville de Legée en Arcadie,l’vne dcs
Prouinces du Peloponese, qu’on appelle maintenanc la Morée. Mais Strabon accorde cela,
disant qu’Agapenor de vray fut le premier fondateur de la ville de Paphus, toutefois que celle
dePalepaphus estoit bien plus ancienne ,celebréeàcause du templede Venus, quiy estoi£
fort magnifique, &:degrandapport. Car Phurnutus appelie ce lieule domicile fauorit de la
Deesse qui en print le nom,^TP tS dTnxsiiattav, qui signifie deceuoir. Diodore le reduit de ces fi-
stions du tout à vne histoire, que Venus se vint habituer d’estranges contrées és enuirons de
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