Philostratus, Flavius [Editor]; Philostratus <Iunior> [Editor]; Callistratus <Sophista> [Editor]; Vigenère, Blaise de [Transl.]; Artus, Thomas [Transl.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara, 1933-2]

Page: 321
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RHO DOGVNE.

en vn fredicamentsirt requ'tsenuersles Poetes & Historiens, lestquels fintfôuuentwentiondeleurshardm
entrepristes>dr explotèîsdarwes, OrIssGrecslesayansdestaitesenvnegrojfterencontrepreslariuterede'Tber™
modon, ils chargerentfttr trots vaïjjeattx qu ils auoient, celles qu ilspeurentftauueren vie ,* efi comme en j
retournant ils e n sijje nt astfexj tnauuaistè çparde} elle s qui auoicnt l ceilauguet s’ ernparerent bten & beau de le,

en s en
’eurs

des vaguesftelon que k vent & U mer le portoient, tântqueftnakment elles s’en allerentdonnerà trauers vne
cofte des mareftsde la Maotide sirtrnde & tempestueufe > dont la centrée d yalentour eftoit aux Scythes viuatis
en liberté :& là s’eftans efthonées en terre, s eftâncheyemftoudain à trauers chatnps, ou elles enkucrentles
montures quifte peurent trouuer en voye : cequi leur donnamoyen de courirpuis-apres &sourragerlepaysstes
Scythes ne ftepouuans imaginerque cela voulq.it dire, carils ne cognoijftoïent ny lc langage ny I habillement de
ces noaueanxfturuenus > bien esbabü comme Hspouuoient estre là arriuez,, s’imprimerent en lasantaisie que ce
deuoient estre quelques ieunes gens tom d yvn meftme aage : mais estans venas aux mains auec elles ,apres en
auoir dcjjoui llc quelques vnes, trouuerent enfîn que ccstoient des semmes. Au moyen dequoy ayans conjulté
là dejjiîs, ils restolurentde ne lestuerdelà en auant >ains quiils emoyeroientles plus ieunes & dijpofts d yen-
tr'euxy en teînombre qiiïls lespenstoient estrefîeftquelsfte camperoient aupres d'elks^&jeroient tout aïnst qu yils
leur vcrroient ftaire. Jfîue fiellesles venoient ajftaillir, ils fte desendïjscnt le mteux qu'ils pourroient :si elles

ayans apperceu leur contenance, & comme ils n’estoientpointlà venus pourles ossencerfîes laijftoient aufti en
repos. Neantmoins} de iourà autre, les deux camps s’approchoient toustours : & riauoient les Scythcs autre
choje non-plus que les Amazones, sors leurs armes, & leurscheuaux > menans la meftme vie qu'elles saistoient,
à sourrager& aller à lachajfte. Enuironle my-iour les Amazones auoient ordinairement accoufîumeàe s’eft
carter vn peu au loing> ou toutesfteules, ou deux à deux.pouraller à iesbat. Ce que les Scythes ayans obstrué,
fte mirent à faireleftemblabk: de Jbrte qiïvne de celles qai s’ejloigmient ainsts’estantvne sois rencontrée ajftez

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de

retournerau mejmelieu le îour enfuiuant auecques quelque autresien compagnon >pour eftre deux, & qiïelle

qui

les autres en eftans infomez> trouuerent k moyen degaignerle refte. Et de là en auants'eftans ioints les deux
camps en vn> s’habituerent parenjèmble > chacun ayant celle-là pourfemme dontpremiercment il aucït 'touy.
Et comme ilsne pcujjcnt-, quant à eux, apprendre leur parler, elles s’eftudierent à ftauotr celuy de leurshorn-
mes : tellement que fepouuans deftormais entr’entendre, les Scythes dirent ainsiaux Amazones. Nous auons
desparensj & des biens aufii ,parquoy ne viuonsplus cette ftolitaire vie> mais dessogeons d’icy, & allons faire
wstre demeure és lieux habitez, Là ou nom vous tiendronspottr nos ejjoujes, sans iamais en auoirplus d’au-
tres. ^Aquoy elLes reftondircnt. Nous neftaurionspas conuerfter auec nos semmes> quin’ontpas nos meftnes
staçons de statre, estans quant à nous nourries à tirer de l’arc> Lancer le jauelot, & aLLerà cbeual > ne fçachans
chofte aucune des ouurages dessemmes : & les voftres ne s’occupent à rien de ce que nous venons d’alleguer> ains
attentiiies à leurs mejhagcs nebougent de dejftus les chariotsftans enftortirpour aller à la chajste ,ne vacquerà
autrestels exercices > &pourtantnous neftçaurions compatir auec elles. Jfîue ftvous auez, volontc de nous re-
tenirpourestpouftes, & vous morftrer en celagensde foy, allez-vous-en à vosparens, là ouprenans quelque
portion de vofîre bien> retournez dereches vers nom :par ce moyen fteparez d’eux> nous habiterons àpart. Les
ieunes bommes trouuans bon ce qiïelles disoiem> en fîrent ainsi: & ayanspris ce qui leurpouuoit competer&
appartenir, reuindrentvers les Amazones, qui leurparLerent en cetteforte. NousJbmmes retemês d’vne dou-
ble crainte de ftaire noftre demeure en ces quartiers : l’vnepour vous auoirpriuez de la compagnie accouftumee
de vos chersparens & amis> l’autre que nous auonssait vn grand degajt&ruine en vofîre contrce : maispuis
qiïilvousplaistnous auoirpourfimmesftaïtes cecy auecnous > allonsjartons nous-en de cepays, & pajftansla
riuiere de la Taneftaifons noftre habitation au delà. A quoy les autres obtcmpererent. l_Au moyen dequoy tra-
uersansla Tane, &de la Tane tirans outre droit contre LeSoleil leuant troisbonnes iournées de chemin, &
autant loingdes marestsde LaM.notide vers le Septentrion ,paruindrent fînalement au lieu ouelleshabitent

•me habillement& equipagequesintles hommts. Cecy dit Herodotc des Amazones de l’Asie. Mais
Diodore Sicilien raconte tout plein d’autrcs choses decelies de i’Aphrique, qui prccederent
celles de Thermodon par de longues reuolutions de sîecieSo

Son entente^ cogitation eft comme d vne quisiit fes prieres. Cecy depend aucunemcnt
des ancienncs traditions desMages de Perse,à sçauoir(comme ditPhilostrate en lavie de
Prota^oras) deporter ensecrettoute reuerence&: honneuraux Dieux immortelsi les reucrer,
adorer, ieur faire des sacrifices, vœux, prieres, & oftrandes, auec autres tels rcspe&s que nous
deupns à la Diuimté : & en appert les desnicr tout à piat j ou pour le moins reuoquer en doute
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