Philostratus, Flavius [Editor]; Philostratus <Iunior> [Editor]; Callistratus <Sophista> [Editor]; Vigenère, Blaise de [Transl.]; Artus, Thomas [Transl.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara, 1933-2]

Page: 363
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CASSANDRE.

ft re> & fon adultere bastijjoient contre luyjlnes'enfttque mocquer* Ce qui
Jut caufte qu afton arriue e^ies autres iuj ajans preparé 'vnsteftinftolemnelpar
sorme d’allegrejfe reftioujftance\commeauftortir dubamil<veftottvne che-
mifte queftafemme tout expres lujauoit attitree^ftans auoir point d ijsuè aux
manctoesjdjinqu tlneftepeujrdejftendre0tiftutlapar eaxmajstacre miserabie^
ment: Cajfandrepar meftmemojen5pourratston de laialouste queCijtem-
nejire en auoit conceuë. Car ordinairement iesplmgrandesputains deft
lojales d leurs maris 3 en ftont plus taloufes que les honnestes qjertueuftes,

Cett emortfutdepuis nsengée par Oreftesfils diAgamemnonfiequel d l’aide de
ftaftœur Eiecdra „ tua .Ægiftvus 3Çsisa merepropre. Mais ceia rlefiplm de no-
stre propos»

E v x que voila estendus sur les carréaux, lVnicy\>
làutrelà,en tousles endroits de lasallede sang mes.
lé parmy le vin \ &C ceux qui rendent lame estans à ta-
ble: Sc ^evase renuerléd vn coup de pied par celuy
qui est tout contre aux abois de la mort : puis vne fille
Prophetissb, selon quelemonstreson aube^iettantsa
veuë vers la hache qui se doit bien tost descharger sur
elle: cest Clytemnestre,qui de cette sortereçoit Aga-
memnon retournant de T royejsi outré de vin, qu*Æ«
giste n a craint d’entreprendre vn si grand afFaire. Car Agamemnon sVstant
embarasse dans vne chemise faite exprés sans aucune issue, Clytemnestre *Trïchante ^
iuy rameinevncoup mortel de cette # trenchante hache, dont lon abbat mhiXZUJ CtfAtytt -
auiTilesgrandsarbrcs ; &dela mesmefumant encores,masfacre la fille de
Priam, qu Agamemnon trouuoit tres-belle, & qui rendoit des oracles où
personne n’adioustoit foy. Que si nous contemplons cecy comme quel- î&ÀppTi-
que acîte d’vne tragcdie, degrandes choses cn bien peu d’espace auront esté
representéès fort piteusement : si comme vne peinture, vous y en apper- L* iebMd«ta
ceurez encores bien plus. Regardez doncques. Les ssambeaux icy esclai-

km. de cejle ha-
che à deitx tra*
chans}ou,tran«•
chante des Jeux

iauelines à
deux tran-
châs,tellc quc
cdle que rc-
presente le
Poëte iim-

roient,car de fortune cefut de nuidt que cela aduint: &lesbeauxgrands
hanaps leur seruoient pour boire , desquels les dorez sont plus reluilans
que le feu : & les tables estoient toutes couuertes de viandes . dont les ? ias k H 0"

1 7 dien en son

Princesdutempsiadisauoientaccoustumé serepaistre. Mais chaque cho- Hache'
se est endesarroy, &C sans aucun ordre: parce que ceuxqui banquetoient au boltc ds£

J 3 m i ceuurcs de

rendans Tame, cecy est mis par terre a cou ps de pied; cela brise-rompUj par- Theocrite.Se-
tierespandusureux: Sclescouppes5quelques-vnes remplies de sang, leur sj
tombenthorsdespoines: nyayant forcenevigueurenceuxqui meurent aussi , Armat

n . n ,_. ^ \ J J , V n 1* 1 1 hïfenni Tyn~

estansainsiyures. Quatitala contenance des derruncts5lvn a £u la gorge daris dextram
coupée encuidant aualer vn morceau de viande3ou vn traid de breuuaCZst st\e
ge:rautre3la teste enleuée de dessus les espaules5ainss qu 3il s’abaissoit sur fa dextre d’vne
le hanap : celuy-là 5 le poing coüpé net, duquel il souleuoit vne tasse. IZdhans™*
Cettui-cyentombantdeson siege ameine la table apres soy :l’autre gist à preslepassage
larenuersesurla teste Sc sur les espaules5faisant làrbre fourchu^ le Poëte cs annotatiôs

Je diroit Cymbaque, Celuydànese fie point à la mort: mais tasche de l’e-

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