Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 454
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S X R A B O H.

Pavsanias.
Les pcinturcs
clti tcrrple dc
Dclphesdc la
main de Poly-
gnotus.

4S4 PHORBAS OV

Mais Strabon au neufieime liuretrai&e plus à propos ces mysteres de Delphes , disanr,
Jpuil y sôuloit auoir anciemement vn icu de prix dc fonneurs de lyrc, qui chantoïent les louanges d'A*
poÜm enversaspellc&les Pæanes>esiahlyparles Delphiensapreslaguerre de Chrijsee. Les Amphittyonsy
inftituerent depuis les courjes de cheuaux , & les exercices de combats a corps nud ; propojans vne
couronne au 'vicfaneux pour fon loycr & recompenst. Ils adiouftercnt quant çj quant aux fonneurs de
lyre , des flufteurs & ioiieurs de cornets ; auecques des chantrcs de l’air & notte Pythienne s d ftaueir
le comhat d’LApcllon contre le grand fèrpent Python : laquclle Muftque conftstoit de cinq couplets ou reprï-
fès. cMnacrufis, qui efioit comme vnprelude ou auant-ieu : e_Ampeira ? 1‘ensiournement du comhat : Ca-
taceleufimon , leplus fiort d’iceluy : les larnbcs , &les Dactyles, thymne de la vittoire : d fcauoirle Iam-
he, d’wwres & maledictîons contre lefirpent, d quoy cctte mefiure efisort propre $& le Dactyle, d la lotian-
ge d’Apollon. Puis lesftuttespourledermer, contrefiaisiantes tes Jisifiemens qutle Dragon iettoit aux ahots ck
la mort.

ToutesfoisPausaniasésPhocaïques, oiiil deduit bienamplement tous les combats des Py-
thics , metqueleieudesssuttcs&:hàuts bois enfut retrauche, pource que cela esloitestimé
d'vn tropmelancholique &:funcAe prcsage iàcausequ’on s’en seruoitordinairementesreci-
tations des carmes lamentables sk lugubres, qui se faiîoient cn quelque dueil.

Maintenant ie n essime pas quon me vueille blasmer, ny sçauoir mauuais gré ; au
moinsquonait grande occasion decefaire;pourauoir inseréicy lcs ouurages du temple de
Delphes, delamain dutantcelebre& singulier maistrc Polygnotc fils d’Aglaophon, lequei
d’vn merueilleux tres-souuerain artifice, representaiàdedans en plate-peinture la destru-
€tionde Troye;comme lcporte ce distique Grecde Simonidesamcnépar Plutarqueenlaces-
sation des Oracles.

T&fiç UoÀvyi'coTvç, ©acnoç fsioç,

Tloç ,7Pèpdvftfa# I’à/h ciYs&TwXm

Polygnotm le sils dAglaophcn,

IVay de Thafos, a tcy dlLion

Peim lepiteux accident & ruine.

Lesquelles peintures furentiadisrecueiüiesforteîegamnientparPâusanias^commeresiuD
citées en ses Phocaïquesjauecques iesautres antiquicez de ta Grecejqui nefusTencpasarriuées
iusques à nous,sans JelabeurSzindudne desescriuaiiis;non plus que lesouuenirde toutesles
autres choses, qui passcnt en poste icy bas, comme vne monstre de quelques hastez courrierSj
pour s’allerprecipiter &:enscuelirà iamais au prosond gouffre de soubliancc, &: aneantisse-
ment de tousles alfaircs des hommes mortels. Cequinous confirme deplus en plus quei^d-
uantage & preéminence asescriture; U decombien eile estdeplusgrande essicace Ôz longue
durée,quc tout ce qui peut partir,ne du pinceau,ne de la pointe acerée pour tailler ie porphy-
rc &: le marbrejvoire qui seuleale pouuoir de perpetuer nostrcnom, &: garantir de reternel ss-
lence lamemoirequenouslaissbnsicy bas, comme quelquebeaupourtraitouimage, aulieu
du corps sifragile&: caduque, quesans celail vaudroitautant (aumoins pour leregard d’ice-’
luy) n’auoir oncques esté.

S o v d a I n que vom jèrez cntré dedans le pourprts du temple , en toute la peinture de U mam
droicte , vous apperceurez, la destruction de Troye, auecquts la nanigation des Grecs. En premter heu
l‘on prcparc d ôlîenelaus ce qui fiait hefiôin pour fireter Jôn nauirc ,* qui est Id pourtraidt , enfèmhle les
matelots pefie-mefie > hommes fiaits , & encores icuncsgarcons : & au milieu de tous eft phrontis ,pa-
tron du vaijficau qui desirnare d tout vn long crcq. Car dans Homere Neftor parlant d TeUmachus de
tout-plcin de cho/es , fiaït mention cntr’autres de ce Phrmtis sils dOnetor, qui fiut pilote de <J7Aene*
lam , & îres-cxpert en l’art de nauiger. Mals apres aueir douhié le cap de Sumon en U cofie d' JÙti-
que, il sina td endroit sès iours. Tellement que Menelaus ayant iusques Id nauigc de confierue auccques
Ncsior, fut contraint de luy fiaufiscr compagnie pour donner Jèpukure d Phrontis , & siaire le deuoir re-
quis d fies funerailles. On le peut doncques voir en ces peintures de Polygnotm > & au desifiom de luy
certain Ithemoncs , qui porte <vnc longue robe , auecques Echorax , lequcl defcend d tout vn fieau dsai-
rain le long de la plancbe qiion a de coustume d’accosier au nanire pour montcr dejsift. Cependant non
gueres loin du vaijfieau, Polytes , Strophius , & Alphius deftendent le pauïlton de Mcnelaus : Amphia-
lus troujfie encores vne autre tente Id auprès. Et au dejsiom de fies pieds y a vn ieunc garçon afiis fiam
aucune inficnption toutcsfiois. Phrontù eft fieul qni aye harhe ,* le nom âuquel Polygnotm a cognu dc U
feule odyfiee. Tom les autres, il les a controuuez,, fielon mon aduis. Brifiïs fiiit aprcs ,& Dïomcdes ioï~
gnant etie ,*pms Iphys encontre eux, qui monftre de contempler la hcautè d’Helenc. Cetie-cy est asiisc prés
d’Euryhates, queiesiime cflreleherauta’VlyJJès>mais il ria point encores de harhe. ftuant aux fieruam
tes d‘Helene, Panthalis efl dehout deuant elle > & Electra luy met fi chaujfiure. Mais Homere en /’/-
tiade appetle celie-id autremcnt, quand il efcrit Helcne s’efirc acheminèe fhr les muraitles auecques fies
siemmes, ponr voir ie comhat de Parù, & Menclam « Au haut d’Hdene eft asiis certaïnperfionnage ajfnbié

d’vn

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