Philostratus, Flavius [Editor]; Philostratus <Iunior> [Editor]; Callistratus <Sophista> [Editor]; Vigenère, Blaise de [Transl.]; Artus, Thomas [Transl.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara, 1933-2]

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LES PHLECYENS. 46t

direauxautres,combien ieJuisexcellent&prActique à taillerles cuirs. endarcis des bceuss,pourfdûiller les
iouês desplm forts & vailUns champïons. Pollux ne luy uoulut nen rephquera dencontre, ains'fousriant k
part soy, prit ks gantelets qui essôienta fes pieds fans autrement les ejsayer ne choisir, Alors s approchtrent
CassorçJ Talam quiluy accommoderentles conrroyes ; iencourageans au combat. A iautre l.Aretm & Or-
nytmJirentde ?nefme, nc fcachanspm ( les pammsbeftes qritls eftoient ) qrià Umai-henre ilsles luy atta~
choientponr la derniere fois. Orcomme ils furent ainft equipez, d’vne part & di'autre,_stns saire vnplm
longfeiottr commencerent foudain àhaujferchacunendmt soy leurs seres mains ati deuant du 'vijages &
se vindrent ajfailürd'vn tm-grandejsort : là ou le Roy des Bebrydens tont atnst qrivne grosfe vague de
wer qui s’esbranle contre vn nauire, fans qrià toute peine parle soin & dextenté de iexpmmentépilo~
teil fcpnisfe garantirpresque qriellene le renuersè fttr le cofté: tout en pareil cas ilpourfuiimt le filsdeTyn-
dare, tafehant de iesiouuanter fkns luy donner aucnn relajcheh Mais luy fe tenantfiïgneusementsursèsgar-
des , en efchapa touftours sain & siauue. Car comprenant foudain cette efcrime, & de quel endroit ies
sort eft le plm violent ou plm soible, ïlvint tres-aftrement mener mains contre mainst non d’autre forte
tcstte quand deux charpentiers venlent ajfembkr les aizd’vn vaisfeau auecques des clouds poignans-aigm, ils
lcs coïgnent àgrandsconps de marteau, dontle fonredoubie ivn fur iautres ainfi dechaque coste les mass
choiieresrefonnoient,&lesioriès: & s’excitoit vnfort eftrange clacquement de dents,Jans qu ils vouluft-

ils

hout despieds àguife divn boucherqtti veut ajfommer quelque bœuss’alonge en auant, & defcharge vngrand
coupde poingà Pollux> lequel t'mt hon fans s’eftrayer;& deftournantfeulementlatefte,enreceutvn efchantïs
lonsuriejsaule. Puisàsontourseferrantprcs legenouilcontregenouil, lefrapaftimpetucufementfùrior.eille^
qu’il luy ensonca les os en dedansidont ils agemmlla de douleur,à* rendit incontinent apres iame. Theocri-
te a ausïi traitéle mesme argumentau vingt-troisiesme Eidyllionintitulé A/o<7j«ÿpo/>qui se com-
mcnce r'/uveo/Mç AyJkç tb nft djyio%à Aioç is^.Maisil estend bien plus au long encores cette mes-
lée, 8c la particularise dauantage. Quelques-vns ont voulu dire que ces manoples, ganteiers3
ou mouffles, estoient certaines longues courroyes de cuir, ( les Latins les appellent Cajtm ) au
boüt desquelles y auoit des plombces attachées & cousuës : dont le coup deuoit estre entiere-
ment mortel, s’il assenoit vnefois sur la teste. Mais cela contredit aux deux descriptions cy-
dessus amenées,& à ce que dit Theocrite au lieu cy-dessus aiIegüé?ouil leur faitenueloperle?
courroyes autour des mains.

o\ cft’, \7jsil OLLO CT7ril&liariV C'UapruAûLVTD fiàiïcqç

2&IÇ&Ç, j(jj <vkà yvta sjçnz^yd ejÂJ^ctv \ystVTaç*

Item Pîütarqueàiafînde ses Politiques. jusij ov ^ûç 7rzL^siçfCi/ç Jfaji&yojLiïsieov sfacrtpdjçyiç
tdfejcditscn vàç jsi^ycç ,07110 ç ùç cs/r\Kîçov nctfMAhct /tiiidiv qmth 7rsn rngt?&m v tyyàztvluj nhvynv s clXvttov „
Von a accouftumc degarnirles mâins de ceux qui es lijfes ou ion combatpourihonneur, efcrimentà coupsde
poingftc certaines courroyes en forme d’vnc mouffle ronde,afin que lecombat ne fe termine en quclque animo-
sité cruelle,&enuenimée,quandles conps qrion sy cntre-donnestrontgracieux, & fans danger, ne douleur
pa'r trop grande.

Apollon cst icypeint auecsapermque, mais recueillie & troufee. Cecy se rapporteàce que dit
Pausanias és Attiqucs,d’vne statuë d’Apollon à Athenes prés la chappelle de Mars,11011 güéres
loin des images des Eponymesjqui trousse ses cheueux auecques des rubents 8c bandeaux. IIy
en aencores tout plein d’autres en cc geste.

Et laioueietteendehorsienefiayquelsioujrircentremefiéde courroux. AuGrec ily a,yss fucfets/jç.
dvfacù ^vyyjâxçyLfjSJovsi 7mpad 7ri/u7r{. Plusseurs fois s’estmeue disputc entreles Philosophes, en-
tre les Peintrés 8c Imagers,de quel endroit du visage la personne rioit,ou pour le moins rioit le
plusrcar à laseule creacure raisonnable aesté odroyé le rire de ia nature:tous ies autres animaux
ensontexclus. Surquoy la plus commune opinion,&:parauanture lamoins veritable, a tous-
joursestéqu’onritdesyeux:lesplusaduisezsesont retenus àla bouche,lesautresauxioiies.
Mais rexperiencemaistresse de coutes choses m’afait voir autresfois quec’est delabouche; en
ce beau Cupidon Thespien,de lamain,comme l’on estime,de Praxiteles:celuy-là messne donü
fait mention Pausanias dedans ses Attiques ; lequel dormant appuyc sur son bras, desslis vne
despoiiille de Lyon estenduë par terre, est gardé pour vn tres-precieux ioyau 8c chef-d’œuure,
au cabinet du Serenissime Duc de Mantouë, 8c du Montferràti frere de Monseigneur le Duc
de Niuernois: auecqucs itifinies aütres rares 8c exquises besongnes. Vne Lycorne mesmc-
ment desix àscptpieds de long,grosse comme lc bras, 8c plusieurs liures d’importanceescrits
çnescorced’arbre. Ainss doncques ce petit Cupidon riclesyeux cIqsj couurantiesqucls ierirç

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