Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 495
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THIODAMAS.

THIOD A- M A S.

sA R G V M 'E N T.

E tovtes les ceremomes ou fupersiitwns de tancïen Paga*
nisme : âe toutes lesmanieres d’idolatrie que iefirit humam se
foit peu forger 5 lapim efirange (Ssantafiique 5 la plm ktz^arre,
faagrenué 1 ($* ridicule esioit lefacrifice quife faisoit en tlsie dë
Rhodes aHercules Ljndienfitrnômme'foça^mmgc-bœxityOa gourmand*

Car quelques Deitez> quon aitiamais <voulu recognoisire > resiester reuerer
feruirsi tout le moins a ce efié en les henijsantjnuoquant. honorantpar des
prieres > actîons degraces 0par des hjmnes j cantiques tsi loüangesj vœux^
facrisicesosirandes^auectellesautrespropitiations deuoirsjiusques

mefmes aux Demons mauuais esirits 3 comme fouioient faire les Indiens

leur Zemj en la plus horrible (si esiouuentablesigure quils leurpouuoient at~*
tribuery& enuers nous( a ce qu'on dit) cerîaine ‘vieilïe qui d’ordwaire offroit
toufiours deux chandesles a S\ Ildichelj t<vnepourauoir tangepropice w sa~
uorable >qu illuy afiifiast fiafecourufij (f priftenfa fauuegarde : ïautre

au diablej afin dene luy nuirepoint 3 ne lasafcher ou tranaillet. JS/Iais defer-
uir <vn DieUj demJ-DieUj ouHeroëj a belles iniuresj auecimprecationsjna~
ledistions 5 fj) blasihemes 3 cela femble bien sort nouueau Cs heteroclite.
Neantmoins Hercules yprenoitplatfir> (s’il le faut croire comme ces pau~>
uresgensle cuidoient ) (3 fe rendoitpluspropice (f sauorable entoutes leurs
siipplications (si requeftes. Orilnjautmieux onjrla dejsuscequenaditLa-
étance Firmian au 11. chapit. du premier liure de tinsiitution Ghrefnenne,
carle siuiet dupresent tableaunefepourroit tirerplus àpropos quedece pas

f ag e ° ' . ,.

A L y n d v s anciestne ville de l’Isse de Rhodes, 1 on fait des sacrinces a l*ct*hcs;
Hercules, dont la ceremonie est fort differente des autres ; car ils ne se cele-
brentpasauecEuphimiecommerappellentles Grecs,c’est à dire loüange
Sc benedi<ftion,mais à belles execrations &C iniures. Et les tient-on pour pro-
phanez, iîdurantla solemnitéil eschapoit par inadüertcnce ou autrement
vne seule bonne parole à quelqu vn de la compagnie. Dequoy l’on allegue
vnetelleraison,sitoutesfoisraisonaucunesepeut donner enchose si vaine
Sc friuole.QuHercules estant autresfois arriué là tout transi de faim,il trou-
uade bonnefortustevnpaïïànlabourantlaterre,auquelilrequit degracede

luy vouloir donner pour de l’argent l’vn de ses bœufs. Ce que l’autre luy re-

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