Philostratus, Flavius [Editor]; Philostratus <Iunior> [Editor]; Callistratus <Sophista> [Editor]; Vigenère, Blaise de [Transl.]; Artus, Thomas [Transl.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara, 1933-2]

Page: 507
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DE VILLACE.

uriers ;qüi s'àbstenoient d’y toucheiL Ce que Plutarqueaütraidé de ïaduis quifeut esireaux ank
Wdiïxde U teïYcé? de l eau , a toucht ainjï. os 3 wiç cP&ovtiqJ)xç csidnow&ç , \clv jctîTtl cwfs) yjvdivocnv, ti'Jbvtctt
fâàirMTèç, é to euM&ï&ssïvcrs <zv&dvpû)ç}ô£C' £Htesiles chiens en courantle lienremennenta le mettre â
moftjlsfe resiouyjfent hicn de le dcjchirer,& tom reshaudis en lappentleJangMaisfile lteure> commefoUuent
il aduient, fie uoyat hors d’ejpoirdessJkuuerJ'outre Jhaieine pourfesorlonger d’eux leflws qu’tlsettt,&par ce
moyeu demeure esioujfié Jùr lapUce>les leuriers alors le tmiuans mort>ne luy touchet ensiorte quelcorique > ains
sarrefient aiitour de luysiemandansla queuè>commc sils natmempas countpottrfirUndtfie deJ'a chair> m. as
four conténdrejculement du prix dela course.

Si VOvs aimez, lepainleuéou UfomsifeX\y a àu Grec ; « 3 si Çv/utsvxçdpwtç dyL7tdçfi odZëAeomtçi
Quantaupainleuc il ny a pointde difficultéen cela, pour leregard dugeneraî : mais qkvz-
£À^/w,estoit vne autre manieredepain,tel qu on vseà Rome5appellé Cacciatelle, Quisont pe~
tits pains ronds de la grosseur d’vn esteuf 5 attachez l’vn à l’autre par vne queuë; au nombre îe
pluscommunémentdehuiâ:,cornmeiemot Grec]’emporte:&;pour cequec’est route crouste
tendre, iln’y a rien deplusfriandny delicatque cela.Mais d’autantquenousn’en vsonsooinc
par deçà5ôc 11 auons moc pour l’exprimer^i’ay mis foiiasse, pour tousiours tenîr lieu d’autant en
quelque varieté,veu que la chose n’est pas de Ü grande impoitance: aussi que e’est toute pastis-
serie de villagejparquoy ilmesuffitderauoirremarqué en l’annotation. De maniere que le
pain îeué deuoitestre cômme ànous lé chanteau du gros pain:& le oKT&CAcûjuyç, le pain de bou~
che. Hessode ausecond des Ouurages & lownècsjemetpoar! ,vsige& Upitancedu Libourenr:
eLprov dïi7nr)ozLÇ vè^dsivsovjKTu&Àcejuyv* Voyezplusamplement Athenéc au fcroissesme liu. chap<,
15.16.17, &: 180

S 1 v o v sauezaefioindequeîquesappetits&desiguificmens. Au GrecP?d eïosivwygsisitç-'Lc mot
Üo'fyv est fort equiuoque enuers les Grecs ('les Latins disentopfomuni) ëc ssgnifieplusseurs cho-
ses;mais principalement ce que nous appellons pitance;, îes Itaiiens companatico> à sçauoir tout
ce 'qüi en nostre nianger accompàgne le pain i enteridez de la viande cuicte , comme chair 011

veritè>mes amis>a hon droict lepçjsionpom fikfinmdisi&gousisimoureux fitrpajfitons les autresmets& fer~
uices que njous appellez 6sit}& a tres-bien tnenté luy toutfitd demporter ce nom : ear nms appeîlons propre-
rnent 6si<pd«s>iç, non ceux qui appetent le hœnf > ainfiqtte fouloit fiaire Hercules > lequel auecques de U
chair de hœufimangeoit dessigues toutes vertes : nephreïîlement ceux qui sont sriands de figues-, comme esioît
k phtlofophe Platon, m Arc silaus de raismssmaïs ceux qiûfreqnentent lapoijjonncrie. C e qu’il-d oit auoir
pris de itlbt à mot5du liure Sc question quatriesme des Sympossaques de Plutarque • &c luy par-
aduanture dequelque autre.Et au hui&iesme • question sixiesmc , ildit que 6^.ovest venu de
qui ssgniss.e îe vespre ou le Idir ; pource que les anciens nc souloient tout le long du matin
prendrc autre refedion, qu’vn peü de pain trempê daîis du vin, pour refraindre les abbois de
î’estomach,&r rabattre les famées du manger & du boirc du soir precedcnt{ nous appellons cc-
iacommunémentprendredu poil delabeste,venu del’obseruationdemettre dupoil duloup
ou du chien,sur la morssire qu’ils auroient faide,&: d’escacher le scorpion sur le propre cndroie
qu’il auroit picqué) & se reseruerà bien repaistre écfaire bonne chere à souper,où toute la viâ-
de solide ôcla pitance estoientremises pourtireries gcànds coups, comme i’on faid encore en
Italie,Sc Allemagne: Mais c’est ordinairementdessabieilauant eh ianuid: Demahierequele
derhier trai£t estoit celüy qüi tédoifcpar manierede dire, îes bras ausommeil.comme s’il l’euss:
vouiu appeîîer à luy,&: faire vn pasîage immediate de l’vn à l’autre. Ce que ie mot Alleiriahd
de SchlojsironkcmpottQ, c’cst à dire, boire du dormir»

E t d v paitotmefléparmy. Ce sont icy des appetits vn péu estrahges, cpae Philostratenous
propose presquc conrormes àcette Tourte ou MontumficCcntc fort elegamment par Virgile»
Dontie croirois bien qu îl se pouriroit recouurer mainfcenant quelqüe amrc sorte de pastisseric
vn peu plus friande & agreable : neâcmoins il s’enfaut tousiours rapporter au prouerbc fimiles
hahent labraUBucas. Quant au pauot mentionnéicy , puis qu’ilest questioii d’envser eniiian-
geailîe,il semble que ce doiüe estre le domestique,quise seme Sc cuitiuejduquélparle Diosco-
ride au 4. liure,chapitre ssxiesme. Miiteav w fifi T\ç'Qj\vr/MOÿç, mT&tnvi, rç to amp/ui& apTOTroihivxi cîç
*r!w cv vytetyff\aiv>&\ ovv /màiti :j avsi cmcrufxtiç ccvTrj y&ùvsii, r&Aèstg.\ 3 dvAguÛTiç. De i’espece dupauot
qui fe Jefne>& croisi és iardinsjaJemencefè peftrifi & empafie en vne maniere depain> dotpeuuet vsir lesgens
fiains.Ons’en fiertaufiiauecquesdu mieleniieudeSefame,&s'appelleThylacites. Pliné au i^.liu.chap.8.
Papauerisfiatinï triagenera:Candidum> Cuiusficmen tosiuminsicunâa mensia cummelle apud antiquos da-
bdtur. Hoc &panis ruftici crusiœ inspergitur assufio ouo inhœrens : Vhi infienqrem cruftam Apium Githque ce-
rcalijapore condiunt.Ce quiest ( à monaduis) quePhilostrate veùfcdireicy.Car toutesles autres
especes de pauotsontplus propresà lamedecine, qiiepGür vne viande & mangeaiUe deper-
sonnessaines.

Ne mesprisezpointqmnd&qitandcesemmnm&ladcjsirtc, ÀuGrec,?^fXYÂsiaypsiTuv

V u ij

A T H S Ï SÏ'

DlOSCORlpE

P n n ï.’
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