Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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Hes.ïodb.

Hyginvs*

Aristopha-

Nï,

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L A NÂISSANCE

faute d’oublicr à auoir du feu cs premierssaerifices qu ilsfirent àMinerue, sans lequel 011 ne
peut deuëment sacrifier, elle mescontente de ieur lourde & grossiere ignorance se retira par
despitenlaville d’Athenes,àquielledonnason nom: &yfutfort soigneusementreueréepar
ce peuple qui estoit habile, &c dc gentil esprit, ayant sonTemple auChasteau, sous lenomdc
Parthenos qui veutdire vierge,&:lelieu semblablement Parthenon, coinme ditPausanias és
Attiques, & Plutarque en la vie de Pericles : là où il y auoit vne statuë de la Deeste, de la main
du tres-excellent ouurier Phidias, toute d’or &: d’iuoire, de la hauteur de 16. coudées qui re-
uiennent à 39. pieds. (Plineau 36.1iure j.ch.) L’cscudelaquelleestoit ouuré d’vntres-souue-
rain artifice, à sçauoir sur le bord d’iceluy, qui se reiettoit en dehors, la bataille des Amazones
contre les Atheniens : au champ se renfonçant en dedas, le combat des Geans ôc des Dieux,
ÔC aulicge deses pantoftles,lamesséedes Cetaurcs &rdes Lapithes. Lamoindre chosede tous
ces petits enrichistemens estanc tres-exa&ement rechcrchée Ôc parfaitfte, à pair du visage
mesme de la Deeste.

P l v t o n d’autrepart le Demon des rkhejses. Les poësics semblent mettre quelque difterence
entre PlutonDieudes Enfers,filsde Saturne &:deRhea, &frere deluppicer& Neptune, &c
vn autre du mesme nom, lequel on ditestre Dieu des richestesj fils,selon Hesiode cnsa Theo-
gonie, de la Deeste Cerés, & de certain lasius homme mortch

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Cerês l’excellente Decjse ensanta Vluttis> s'eftant mejlêepar amourettes augentil îastm dans vn champ trols
sois labouré, en Cvn desplmsertiles cantons de Candie. Le bon Flutm (c’eftaJçauoir) quiJèpromene tant fur
la terre toute, que furlaftacienfe efchine de la mer, enrichijfant celuy quil rencontrera en chemin, ou és maïns
duquelilviendra,&iuy apportatvnesortgrandebeatitude&selicité. Dont Theognis à cepropos : a ot
fjjciaav œWuuTi dtav 7ifjLCùcn/astXiçoL. Pour neant on ne sadore, 0 Pluton tres-grandDieu. Hyginus au
zyo. chap. l’appelle Iasion : Caril met vn autre Iasius qui futpere d’Atalanta : & en son Astro-
nomique,au chap. d’Ardophylax, il en parle plus amplement en ceste sorte. Hermippm,lequel
a efcnt des Astres, dit que Cerés. s accointa de lasionjils d’Eleclra & de Corytm, aumoyen dequoy quclques-
vns auecques Plomere îeftiment auoir efté foudroyé. De Cerès dr de luy, comme tejmoigne Petellides Gnofien
qui a efcritdes hifloires,naquirent deux enfans, Philomelm dr Plutm : qui nefurent ( ace que îondit) pas
gueres bien d’accordentf eux : Car Plutm quisut le plm riche ne voulut faire aucune part deses biens a fon
srcre, lequel contraintde la necefitévendit tout ce qiiilauoit,&en achepta vnepaire dehœuss, qui sutlapre-
miere charruè detoutes autres:& ainsi labourant ér cuitiuant la terrefsesiftentoit. Cerés quien admira îin-
uention, le tranfata au Ciel tout en la mefrne sorte qiiii labouroit, la où iisut reduit au nombre des Astres, &
appcliêdesaprôsesion Bootes. Les Interpretes d'Hesiode accommodent ceste fistion, prenans Ce-
rés pourlaterre, &Iasionpour lebon laboureur, duquelestantsoigneusement cultiuée, elle
luy enfante & produit le grain, la plus belle & vtile richeste de toutes autres. A quoy se con-
forme ce carme Grec;

2/icv x) xeA&y)Ç‘, où vïimi, nÀetLoç detçoç.

Vorge &le froment font lemeilleur Pluton. A v reste Phiîostrate le dit icy estre doré ou d’or,
& voir clair, là où les anciens auoient accoustumé de le peindre & descrire aueugie aussi bien
qucl’Amour, comme lemarquentces vers icyde Theocrite au lo.Eidyllion.

y.œjL{fîtOUs fi fipYI TV * TJp?dç cft’ cbt CWTVÇ 0 n?$VTDÇ,
dssii 0 peivnsoÇ Epooç.

A cause qu’il depart ses richesses sans sçauoir où. Et Aristophane en la Comedie d’iceluy Plu-
tus 5 Iftntroduit parlantainsi:

6 Zité (Xè ‘Scur ’îJfiacrzv aù^çcpnoiç pSvvvv»
tyà yzp cov jutieçtKiov} rimtAiics oti*

Ll'ç (çiç Jiyjsatç 7e) ovpoiç û koctjuaoiç,&C.

Iuppiter rri'a ainfiattournêportant enuie aux hommes : Carmoyestant ieune garcon ie ie menacayde m’en
alieraux iufiessiages & modestesJeidement, & ilmesit aueugle, astn que ie nepeuftsepim diftcernerpas vn de
ceux-ia, tdtileftenuieuxdesgensdebienMûs l’occasion pour laquelle il est mis icy volletàtdestus
le Chasteaud’Athenes,& ayant des yeux, scmble depédre d’vne autre Comedie d’iceluy Ari-
stophane, intitulé Lysistrate, où les femmes ayans cospiré de faire faire la paix à leurs maris par
force,ou qu’elles ne leur dôneroient plus de ioüyssace d’elles quelque enuie qu’il leur en prist,
trouueret moyen de s’smparer de ce Chasteau où estoit le thresor de 1 espargne,car sans les de-

niers
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