Philostratus, Flavius [Editor]; Philostratus <Iunior> [Editor]; Callistratus <Sophista> [Editor]; Vigenère, Blaise de [Transl.]; Artus, Thomas [Transl.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara, 1933-2]

Page: 623
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L E S MYSIENS; <j2J

elle ïourncra vissemenî : quelques-sois derechef ils fe resireignoient par trcispes enfembte, é^tmtmrde cefle
deleêtahle danjsiy auoit vne grande multitude de gens, quiprenoient plaisir à ia regarder : maü ily auoit
dettx baladins entre les autres, lejquels commençans la chanfeon, sen alloient dansfems a trauers U trûnppe. Fi-
nalement il borda cetefeuou rien ne manquoit, de lagrande merOceane. V d i l A comme Homere
descrit rescu ou targue d’Achilles, qu’il 11011sa estéautànt loistble damener icy, tourné ea
François&cen prose, commc àPlnlostrate dele transporter tout entierde sesvers Grecs, cïi
prose Grecque.

R E s t e maintenant depoursuiureparlemenu chaquechoseou il sérabesoindapporter
queique esclaircistementjayant cotté iesprincipauxpoinsts en teste par les lettres de FAlpha-
bet, pour les rappor ter l’vn à i’aütre.

V o i c Y les PleiadeSy quïJbnt les admoneflemens& indices desftmaillesy & dc la mcijfeon, quar.t à lem
coucher & leurleuer. Le mdine dit Plutarque au traisté dc ia dileétion natureilc,&; en ceiuy d’O-
syris, que le moisqucies Atheniensappeilët Pyanepfeon>8c les BœotiensD^^m^,CQmmequ£
dirdit Cereal 3 ii respond à nostrc Odobre, cst ceiuy auquei se eoüchent lcs Pleïades, &qu’on
commencc de semer,puis onie moistbnne quandeiies sc ieuent. Elles sont ditces ainsi de
nauiger, parce qu’à lëur leuer eües annoncent la nauigation, autrement les Vergilies : & sont
sept estoilies qu’onremarque en iaqueue duT'aureau, selon Piineliure second, chap^x. Mais
Hyginus les situë etitre son mufïîe, & la queue du bellier, & Arat en ses Phenomenes pres dc
son genoiiil : combien, ce dit-il3 que le lieu ne soit pas capable de les tenit toutes : Estans foi-
bles audemeurant, commede la cinquiesme&derniere grandeur. LesPoëtcs lesfeignent
auoiresté filles d’Athias, & de laNymphePieioné,dont elles auroient pris austl leur appella-
tion, àsçauoir Eledre, Alcyone,Celeno, Maia, Asteropé,Taygete,&Meropé,laquelle pout
auoirespousé vn homme mortel Sisyphus, là où toutes ses autressœurs auoient estépourueuës
à des Dieux, ne s’ose môstrer de honte qu’elle a. Les autresdisent que celle qui se eache ainsi
est Eledre,qui pournevoir la ruine deTroye auroitmisiesmainsdeuantsafacej cequi csh
cause qu’elie n est pas siclaire ne luisante quesont les autres, siqu à peinc la peut-on diseerner
auCiel, oùquelqucs-vnslcsestiment auoiresté transportée'spourlapietédontellesvserent à
la calamitê deieur pere Athlas, qu’elles pleurerent toute leur vie. Les autreSjqu’ayans resolu
de garder leur virginite, comme à ceste occasionelles sefustentaddonhées au seruice de Dia-
ne, & à l’exereice des chaiïcs à quoy elles vacquoient incesfamment dcdaris les profondes fo-
rests, Qrion qui enestoit deuenu amoureux,les y poursuiuant desipres qu’elles n’auoientplus
moyen d’eschappcr,ellesmuoquerentenceste extremité Iupitcr, qui les müa endesestoilles.
Mais pour venir à ce que Philostrate touche icy qu’elles sonc indices de semailles à leur cou-
cher, & des moistonsàleur leuerjPline à ce propos liure dix-hui£tiesme,chap.26. Sicferè in vy,
1dm Maÿ qui eftVergiharum exortm, met releuer au dixiesme de May, & au vingt-neufiesme en-
suiuanc : Les Vergdiesparticulierement appartiènnent aux fruicis, comtne celiesau leuerdesqnelks l’EPtê
co'mrnence, & i leur coucher d'autre-part l’Hyuer,par lejpâce d'vn femestre, comprenans en elies tes moijjbns
é" ks vendanges, & la maturitéde tomlesfruiÏÏs. Les Vignes mesmemcnt,& ies Oliuiers, qui con-
çoiuent, cedit-iî, liuré seiziesme,chap.2<D.auleuerdecesestoilles: Et s’ilpleut lors, (iiure
dix-septiesme, chap.2.) celaleurest grandementnuisible: Circa Vcrgdiasquidempluere immitif-
fimum viti çjoka, quonïam tunc coïtmefiearum. L’AImanach de Ptolemee cotte qu’clies com-
mencent à se leuer au septiesme de May au rnatin. Le hui&iesmc est sEntre-e de l’Esté, au
plustostdes chaîeurs: ronziesme ellesapparoissent.&: ledouziesmeelles sontleuée?» EnNo-
uembre i’onziesme eiles se coüchent: Ce queconfirmcPlineausti liuredix-huidiesme, cha-
pitrc 31. Deinde tij. idm Nouembris Vergilue VeJJeri occiâunt: lequel nom de Vcrgilies elles ont
pris de ce qu eliëfc se leuent au matin vers l’Equinoxe du Printemps, dit en Latin Ver. Mais
tout ce que destus se doit rapporter aux regions pius Orientalcs & chaudes, comrae îtiesmes
en la Palestme, ou les semaiiles se retardent, & au rebours la moistbri s’aduanee plus quepar
deçaànousautres Occidentaux.

D’ a v t r e-p a r t voiU les Hyades; Ce sont pareillement scpt estôiies appellées ainsi de Üfc
picuuoir, parce que toutes fois & quantes qiVelles se leucnt &îe couchent, eliesontaccoustu-
mé d’engendrer de grandes pluyes, parquoy les Latins les appellent SuccuU. Pline iiüirc se-
cond, chap.39. JJpuaiiterin Succults fentimmacciderey quas Graci obidpluuio nomineHyadmapjullant:
Ce que quelques igriorans, dit-il, au xviij. 26. ont estimé estre procedé du mot Smy qui en La-
tin signifie truye, ou pourceau, vn animal qui sc dele&e de la fange (&amica luto fm^ dit Ho-
race) qui sefait de la terre destrempée d’eau, comme il àduient durant ies pluyes : Hyadas ap^
pelianùbm Gr.ecis hasfteiUsy qùod N.osin àjimihttidine cognominis Gracipropter fues impofitum arbitrantes,
imperitia appelUuere Succutas. Tellementque l interprete Latin d’Arat, les veutfaire plustost ve-
nir de Succm, qui presuppose de l’humidité. Hyginus en son traietc des signes cclestes, ies met
septen nombre eommeles Pleïades, apres Pherende Athemen,qui ies dttauoiresténourrisses
de Bacchus, auparauant appellees les Nymphes Dodonides, de Dodone vilie d’Epyre, dont
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