Bourgery, Jean Baptiste Marc; Jacob, Nicolas Henri [Hrsg.]
Traité complet de l'anatomie de l'homme: comprenant la médicine opératoire (Band 8, Text): Embryogénie, anatomie philosophique et anatomie microscopique: Oeufs, développement du foetus, ensemble du système nerveux dans le règne animal, structure intime des tissus généraux, des appareils et des organes — Paris, 1854

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ANATOMIE MICROSCOPIQUE DES APPAREILS.

moyenne, toutes deux présentent une direction longitudinale
de leurs fibres. Au-dessous de omm,02i8, les veines perdent
successivement leur tissu fibreux extérieur et leur épithélium,
et leur couche moyenne prend peu à peul'apparence de la tuni-
que amorphe des capillaires. Une tunique musculaire et une
couche principale de fibres annulaires se présentent pour la
première fois dans les veines supérieures à omra,o436, et cons-
tituées par des cellules ovalaires, transversales, au commence-
ment largement écartées les unes des autres, avec des noyaux
courts, ovales, et même en partie ronds. Transversalement
placées, ces cellules deviennent peu à peu plus longues et plus
nombreuses, et forment enfin, dans les vaisseaux de omm,i3i—
o°"", 174» une couche continue qui est toujours plus dévelop-
pée que la couche correspondante des artères. Cette structure
persiste ainsi jusque dans les veines de omm,2i8, puis il se
montre successivement en dehors de l'épithélium, dans les tu-
niques musculeuses et adventices, des réseaux élastiques, au
commencement déliés, et en même temps les couches muscu-
leuses s'accroissent et admettent entre leurs élémens du tissu
fibreux et de fines fibres élastiques.

Les veines de diamètre moyen, depuis a, 6—9 millimètres,
comme les veines cutanées et les veines profondes des extrémités,
jusqu'à la brachiale et lapoplitée, les veines viscérales et cépha-
liques, à l'exception des troncs principaux, se distinguent sur-
tout de celles des extrémités inférieures, par le développement
considérable de leur tunique à fibres circulaires qui, de même
que dans les artères, est d'une couleur jaune-rougeâtre et trans-
versalement striée. Sa plus grande épaisseur qui n'égale jamais
celle de la couche correspondante des vaisseaux artériels ne
dépasse pas omm,i3i—omm,i53. Ce qui la distingue de celle des
artères, c'est qu'elle se compose d'une couche transversale et
d'une couche longitudinale. La première est représentée par
du tissu fibreux ordinaire, ondulé, avec des fibres élastiques,
dites fibres à noyau, lâches, plus isolées et est constituée par
une grande quantité de muscles lisses, dont les élémens fusi-
formes, sur une longueur de omm,o436—omm,o872 et une lar-
geur de omm,oo87—omn,,oi53, offrent le caractère habituel des
cellules contractiles.

La couche longitudinale se compose de véritables fibres élas-
tiques réunies en réseau. Quant au mode de distribution de ces
tissus, il s'opère dans certaines veines (la poplitée, la profonde
fémorale, les deux saphènes) de la manière suivante : sur la tu-
nique interne se trouve une seule couche de omm,02i8—onim,o872,
formée seulement de fins réseaux élastiques à disposition longi-
tudinale, c'est la couche longitudinale de la tunique moyenne,
tandis que, dans les autres veines, les élémens musculeux s'éten-
dent aussi dans les couches les plus intérieures. Dans ces cas,
on rencontre, immédiatement en dehors de la tunique interne,
une couche transversale de muscles avec du tissu fibreux et des
fibrilles élastiques. Ces trois tissus s'accompagnent toujours les
uns les autres dans les veines que nous venons de nommer; à
leur suite viennent des réseaux élastiques, membraneux et longi-
tudinaux, alternant avec des muscles transverses et du tissu fi-
breux, de telle sorte que la tunique moyenne de ces veines pré-
sente un aspect feuilleté qui rappelle, jusqu'à un certain point,
celui que présente la même tunique dans les plus grosses artè-
res. Il faut cependant remarquer que les réseaux membraneux
élastiques, quand même leur entrelacement serait très serré, ne
deviennent jamais des membranes élastiques homogènes; en
outre, ils sont çà et là interrompus, et, comme on peut le voir

dans des coupes transversales unis les uns avec les autres, à
travers toute l'épaisseur de la tunique moyenne. Le nombre de
ces lamelles élastiques varie de 5—10, et les intervalles qui les
séparent sont de omm>oo87—oœm,oài8.

La tunique interne des veines de deuxième ordre comporte de
omm,o2i8—omm,oo87, et se compose, dans les points où elle est
le plus mince, seulement d'un épithélium avec des cellules assez
courtes, d'une lamelle striée à noyaux, et d'une membrane lon-
gitudinale élastique qui correspond à la tunique élastique in-
terne des artères. Cette dernière présente à peine l'apparence
d'une véritable membrane homogène fenêtrée, mais le plus sou-
vent elle se montre comme un réseau superficiel extrêmement
dense, de fibrilles de toutes dimensions. Dans les points où la
tunique est la plus épaisse, les lamelles striées s'accroissent et
offrent encore quelques-uns, ou même un grand nombre de
ces réseaux de fines fibres élastiques à l'intérieur de la mem-
brane élastique qui enveloppe la tunique interne. Rolliker a
également vu des muscles lisses dans la tunique interne des
veines de l'utérus en état de gestation, dans la grande saphène
et la poplitée.

Quant à la tunique adventice, il est rare que son épaisseur
égale celle de la tunique moyenne, elle est ordinairement le
double. Elle contient normalement des membranes à réseaux
élastiques souvent très belles, longitudinales, fréquemment réu-
nies les unes aux autres, et du tissu fibreux ordinaire.

Les plus grandes veines se distinguent de celles de second
ordre, parliculièrementparle peu de développement de la tunique
moyenne, et surtout de la partie musculaire de cette même tu-
nique. La tunique interne présente ordinairement une épaisseur
de om,n,02i8, et se comporte comme celle des veines de second
ordre. Cette épaisseur s'élève plus rarement, comme cela a lieu
çà et là dans la veine cave inférieure, dans les troncs de l'hé-
patique, dans le tronc innommé, jusqu'à omm,o436 etomm,o654,
mais cela n'arrive jamais que sur les lamelles striées avec des
noyaux, et sur les réseaux élastiques ; on ne trouve pas cet
épaississement dans les muscles. La tunique moyenne présente
une épaisseur transversale de omiD,o436—omm,o872, qui peut
cependant, exceptionnellement, comme au commencement des
rameaux de la veine porte, dans les parties supérieures de la
portion abdominale de la veine cave inférieure et aux points
d'embouchure des veines du foie, mesurer omm,ioo,—omm,26i,
ou bien manquer complètement dans les plus grosses portions
de la veine cave, auprès du foie, et dans le trajet ultérieur des
plus grosses veines hépatiques. Sa structure est essentiellement
la même que celle que nous avons vue précédemment, seule-
ment les réseaux élastiques longitudinaux présentent, les uns
avec les autres, de fréquens points de réunion, et sont moins
visiblement, ou même en aucune façon, disposés en lamelles.
En outre, les muscles transverses sont rares et peu distincts,
même là où la tunique moyenne comporte sa plus grande épais-
seur. Kolliker a vu cette couche musculaire atteindre son plus
haut degré de développement dans les veines porte et linéale,
elle semble, au contraire, manquer complètement dans la por-
tion abdominale de la veine cave, au-dessous du foie, dans
la sous-clavière et dans les troncs terminaux des deux veines
caves.

La tunique adventice des plus grosses artères l'emporte tou-
jours sur la tunique moyenne, son épaisseur peut aller au
double de celle de cette dernière, et même au quintuple. Elle
présente dans sa structure une notable différence en ce que,
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