La chronique des arts et de la curiosité — 1920

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ET DE LA CURIOSITÉ

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Les Conférences-promenades
des Musées nationaux

Nous signalons à nos lecteurs les dates et pro-
grammes des conférences, pour la seconde quinzaine
de décembre.

Musée du Louvre

(20 décembre, 10 h. 30). Le Louvre de Louis XIII,
de Louis XIV et de Napoléon 7cr (M. Morand). — La
sculpture romaine (Mme Morand-Verel). — La galerie
d'Apollon (MUe Maillard). — Le XVIIe siècle français.
Poussin et Claude Lorrain (M. Prosper Dorbec).

(20 décembre, 2 h. 30). Les vases peints proto-éla-
mites (M. Pézard). —Les peintres de genre au XVIIIe
siècle. Lancret, Walteau, Chardin (Mlle Bouchot). —
Le XIVe siècle italien (Mlle Lamy). — L’école allemande
(Ml!e Misme). — Le paysage anglais (M. Robert Rey).

(21 décembre, 2 b. 30). Arts majeurs de la Chaldée
et de l’Elarn (M - Pézard).

(22 décembre, 2 h. 30). La Ferronnerie (M. Robi-
quet).

(23 décembre, 2 h. 30). Sculpture française au XVIIe
siècle (M. Schommer).

24 décembre, 2 1). 30). Le Pharaon et son peuple
(M. Bernard-Bruyère). — L’ornementation dans la
céramique grecque (M. Morin-Jean). -

(27 décembre, 10 b. 30). Le Louvre de Napoléon III
(M. Morand). — La peinture antique (Mme Morand-
Verel). — Les ivoires et les vitraux (MUe Ballot). — Le
XVIIe siècle français : Lebrun, Mignard, Rigaud
(M. Prosper Dorbec).

(27 décembre, 2 h. 30). Arts mineurs de la Chaldée
et de l’Elam (M. Pézard). — Le XVIIIe siècle français :
paysagistes et petits maîtres (MUe Bouchot). — La cour
d’Isabelle d’Este (MMo Lamy). — Rubens (Mlle Misme).
— Les paysagistes de 1830 (M. Rober Bey).

(28 décembre, 2 b. 30). L’art et la civilisation de
l’Assyrie (M. Pézard).

(20 décembre, 2 h. 30). Les petits bronzes (M. Robi-
quet).

(30 décembre, 3 h. 30). Sculpture française du
XVIIIe siècle (M. Schommer).

(31 décembre, 2 h. 30). Les arts industriels en
Egypte (M. Bernard-Bruyère). — Procédés et décors
de la céramique grecque (MUe Massoul).

Conférences en anglais par Miss Heywood : (20 dé-
cembre, 10 b. 30). Louis David. —• (27 décembre,
10 b. 30). Tlie French School of 1830.

Conférences en italien par M. Pietro Romanelli :
(20 décembre, 10 b. 30). Paolo Veronese, Jacopo Tin-
toretlo. — (27 décembre, 10 b. 30). Tiepolo, Guardi,
Canaletto.

Musée du Luxembourg

(20 décembre, 10 b. 30). La Collection Caillebotte
(M. H. Bey).

(27 décembre, 10 b.'30). Les acquisitions nouvelles
(M. B. Rey).

Musée de Cluny

(20 décembre, 10 h. 30)^ Ameublement des maisons
des XVIe et XVIIe siècles (MUe Maillard).

(20 décembre, 2 b. 30). Les céramiques orientales
et italiennes (M. le Dr Contenau).

(27 décembre, 10 h. 30). Les faïences du musée de
Cluny (M. le D' Contenau).

(27 décembre, 2 b. 30). Les céramiques françaises
(M. le Dr Contenau).

PETITES EXPOSITIONS

Stendhal disait que le Français aime les petites
| miniatures léchées et spirituelles. Que ce Français-
là entre àla galerie Georges Petit, et qu’il se réjouisse
en son cœur: il trouvera de quoi satisfaire son goût
ou son travers à l’exposition des a Tout petits ». Tout
y est petit, léché, minutieusement peint, et l’esprit
même ne manque pas, puisque M. André Devambez
fait partie de ce groupe. On imagine ses pantins en
miniature quittant la petite plage où ils sont entassés,
pour s’aller promener dans les paysages de M. Mau-
rice Levis, ou à Venise avec M. Maurice Bompard.
Je les vois croquant les fruits microscopiques de
M. Jacques Vollon, cueillant des fleurs avec M. Fillard,
ou s’agenouillant dans les minuscules cathédrales de
M. Rigaud.

Dans une salle voisine, M. Sydney Thompson
expose des vues de Concarneau, où sont notés avec
fougue et avéc justesse, les scènes de la vie des
pêcheurs, le départ et l’arrivée des thonniers et des
sardiniers, le déchargement des poissons, les scènes
du marché, l’aspect du port aux différentes heures
du jour, les allées et venues des marins sur la cale
et des chevaux sur la digue.

M. Pierre Duménil réunit à la galerie Le Goupy
une centaine d’aquarelles et de dessins. Voyageur et
peintre, l’artiste nous conduit à Venise et à Assise,
à Taormine et à Pompei, à Sienne et à Vérone ; nous
le suivons un peu partout en France, de Menton à
Versailles, à Chartres surtout d’où il a rapporté de
très consciencieuses études, à Paris dont il aime les
quais, les vieux ponts, les églises et le jardin du
Luxembourg. 11 a séjourné en Bretagne, au pays de
Penmarcb, à Saint-Guénolé, à Kérity ; à Saint-Fiacre
du Faouet, dans la petite chapelle moussue et ver-
dâtre, il a contemplé les vitraux très anciens,
l’éblouissante dentelle du jubé et les antiques statues
de saints, noirâtres ou grossièrement peinturlurées.

A l’exposition du**groupement des beaux-arts des
grands blessés de la guerre, rue Dumont d’Urville, il
faut aller voir les bois et les céramiques de M. Paul
Baudier, des vues de Fiesole et de Saint-Tropez par
M. R.-G. Quesnel,les gravures de M Georges Bruyer,
des paysages de Corse de M. Gaulet, des aquarelles
de M. Cochet, les caricatures de M. Gus Bofa, les grès
flammés et les émaux des blessés de l’atelier Lachenal.
Aux Champs Elysées, à la galerie Vuitton, vous
retrouverez des toiles déjà vues en d’autres exposi-
tions, et quelques agréables peintures de MM. Didicr-
Tourné et F.-A. Mercier, et à la galerie Bolâtre, des
roses, des chrysanthèmes, des études de femmes, des
portraits et d’assez jolies paysages de M. Tripels.

A la « Licorne», des vues de Provence traitées de
façon décorative par M. Mathieu Verdilhan ne sont
pas sans intérêt, mais M. Bourdelle, qui a écrit la
préface du catalogue de cette exposition, n’exagère-
t-il pas quand il déclare que « le Verdilhan Mathieu
est nombreux comme le flot, totalisateur de collines,
de forêts, de mers et de villes » ?

A la même galerie, M. Joseph Bernard expose en
ce moment des sculptures, des peintures et des
aquarelles, qui forment un ensemble harmonieux,
grave et souriant tout à la fois, d’une reposante
sérénité. Entrez là, un matin, regardez ces enfants
qui jouent, ces danseuses, ces femmes se coiffant,
ce jeune homme, cette jeune fille à la cruche, vous
goûterez une grande joie. M. J. Bernard esl un des
sculpteurs de premier plan de notre époque, et il a
su, tout en gardant sa sensibilité et sa vision d’homme
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