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Jomard, Edme François [Editor]
Description de l'Égypte: ou recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'armée française, publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand (Band 2,2,4: Planches 4): Antiquités — Paris, 1817

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https://doi.org/10.11588/diglit.4725#0019
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ABYDUS.

EXPLICATION DES PLANCHES.


Plan des Ruines et des Environs.
Ce plan, levé géométriquement à la chaîne, au pas et à la boussole,
présente l’ensemble des ruines de l’ancienne ville déAbydus, à l’exception
d’une partie au sud, que le dessin n’a pu contenir, et qui est d’environ
200 mètres. On a tâché d’exprimer par le dessin la marche progres-
sive des dunes sablonneuses qui descendent de la montagne Libyque,
et le mélange des sables avec les ruines, dont la couleur foncée contraste
fortement avec le blanc des dunes. Des lignes ponctuées expriment les
directions principales qui ont été suivies et mesurées. Au nord de la
butte élevée qui est à la partie supérieure du plan, il y a un santon
placé sur une hauteur.
La chaîne Libyque est trop éloignée à l’ouest pour être figurée sur
ce plan. (Voyez laplanche yy, jig. i, et la Description, A. D.ch. XI.)
II est superflu de décrire plus au long ce plan topographique, attendu
les indications dont il est chargé.


Plan , Elévation et Coupes du Palais.
Fig. i • Plan du palais. Cet édifice est encombré de sable, à l’extérieur,
jusqu’à la hauteur des soffites. Ce n’est qu’en pénétrant dans
l’intérieur, à travers les pierres du plafond qui ont été dérangées,
que l’on aperçoit quelques parties de l’édifice qui sont plus
dégagées. La masse de l’édifice la plus distincte, celle dont on
peut, jusqu’à un certain point, saisir l’ensemble, est indiquée
entre les points a, b, C, d.
C. Espèce de salle hypostyle, dont les plafonds sont soutenus par deux
rangées de colonnes. Les entre-colonnemens correspondais aux
portes sont plus larges que les autres.
1. Autre salle hypostyle semblable à la précédente, si ce n’est qu’elle
a une rangée de colonnes de plus.
g. Allées ou pièces dont les plafonds sont taillés en forme de
voûte. (Voy. IaJ^'. 2.) On a indiqué des portes de communi-
cation de ces pièces avec la salle f, bien que l’encombrement
nait pas permis de les voir. Un encadrement que nous avons
aperçu au-dessus des sables, et qui annonce l’existence d’une
porte, nous a déterminés à exprimer toutes ces portes dans le
plan. Nous avons indiqué par des lignes ponctuées les murs
que nous pensons avoir enfermé les salles hypostyles. Nous ne
poui i ions cependant assurer que l’édifice s’arrêtoit à la ligne a b;
nous avons, au contraire, de fortes raisons de penser qu’il
s’étendoit beaucoup au-delà. De ce côté, une partie de l’édi-
fice est construite en pierre calcaire, et les arrachemens subsis-
tans annoncent qui! se continuoit plus loin. Probablement,
comme dans toutes les circonstances pareilles, ces édifices ont été
détruits, et leurs mateiiaux employés à faire de la chaux. Nous
ne pensons pas non plus que I édifice se terminât à la ligne b c.
Sa façade , qui, sans doute, etoit de ce coté, a été détruite , et ses
Ab}'dus. A. vol. IV.


débris sont enfouis sous les sables. (Vcye^ la Description des
antiquités d’Abydus, A. D. ch. XI.)
b. Mur dont on n’aperçoit pas bien la liaison avec le reste de I édifice.
H. Espace renfermant des pièces dont les terrasses sont recouvertes
par les sables du désert. A travers les pierres du plafond, nous
avons aperçu quelques colonnes. On a gravé le dessus des ter-
rasses, au lieu du plan, qu’il n’a pas été possible de reconnoître.
I I. Espace où I on peut croire qu il existoit des pièces dont les plafonds
étoient taillés en forme de voûte , comme celles qui sont mar-
quées de la lettre g. Lune de ces pièces m existe encore en
entier.

nn. Espace rectangulaire qui renfermoit une ou plusieurs salles ornées
de colonnes. On aperçoit encore quelques architraves et deux
colonnes : tout le reste de cette portion d’édifice est caché sous
le sable. La gravure indique des architraves vues par le haut,
parce qu’on n’a pu découvrir le plan des constructions.
O. Salle où nous avons compté douze colonnes encore visibles; les
architraves sont au niveau des sables. Quatre autres colonnes
sont enfoncées dans ces sables.

PP

.Espace occupé par des salles à colonnes, dont on n’aperçoit plus
que les architraves. On n’a également gravé ici que le plan su-

périeur.

Les murs de clôture qui ont été vus dans plusieurs endroits, sont

indiqués par des tailles croisées.
E/V-, 2.. Elévation prise sur la ligne AB. (Voyez Jig. i.) Les plafonds
en forme de voûte sont composés de trois pierres. Les deux
premières, à partir de la naissance de la courbe, sont posées en
saillie dans l’intérieur de la pièce ; la troisième pierre, qui porte
horizontalement sur les deux autres, achève de couvrir I espace.
Au-dessus de chaque pied-droit, sont de larges et profondes
rainures.

Fig. 3. Coupe longitudinale, prise suivant la ligne CD.(Voy.J%'. /.)
L’encombrement est si considérable, qu’on n’a pu entreprendre
de faire des fouilles jusqu’au sol du palais. Ainsi ce n’est que
1 analogie des autres édifices, et particulièrement de ceux qu’on
voit à fhèbes, qui nous a déterminés à donner aux colonnes la
proportion qu’elles ont dans la gravure. Les chapiteaux et les
colonnes sont décorés d’ornemens analogues à ceux que l’on
rencontre dans les palais de Thebes. Nous en aurions dessine
tous les détails, si un séjour plus long sur les ruines XAbydus
nous eût laissé la possibilité de les recueillir. Les chapiteaux
ont des côtes comme ceux du monument d’Osymandyas.
Le plafond, taillé en forme de voûte, est alternativement orné de
lignes d’hiéroglyphes et d’étoiles disposées dans le sens de la longueur
de la pièce.
Les terrasses du palais sont à des hauteurs inégales. Les plus élevees
indiquent le côté de l’édifice où se trouvoit la façade.
Fig. 4« Coupe transversale, prise sur la ligne Et (voyezJig. 7), en
regardant le nord-est. Nous ferons ici la même observation
que pour la Jig. y : le pied des colonnes n’a pas été vu, et ce
n’est que par analogie qu’on leur a donné des bases et qu on en a
fixé la hauteur.
 
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