Philostratus, Flavius [Editor]; Philostratus <Iunior> [Editor]; Callistratus <Sophista> [Editor]; Vigenère, Blaise de [Transl.]; Artus, Thomas [Transl.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara, 1933-2]

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64 NEPTVNE ET AMYMONE.

trembloient fou* lespieds immortels du Dieu chemmant. Par troissois its’efforfa departir,& à la quatriefme
arriua és consins des Eges, ou ily avn tres-magnisique Ealais au fonds de la mer, dore, luifant, &permanent
à toufours. Làparuenujlattella au chanotfes coufierspieds-d’airainkgerement volans, & embellis de longs
crins dorez, : Se veftit quand& quand d’habillcmens toutd’on puis pnten la main vnfouét de la mefme
eftosfe, ouuré sort mignonnement, & monta deffm fon chariot, lesaisant roulerfur les ondes. ^ilors lesgran-
des baleines jortirent detoutes partsdeleurs creux, fàutelans au deffous deluy ,car ellesne mejcognurentpas
leur Eoy, & JouuerainSeigneur;Etde toye lamer s'entr'ouuroit,pendantque les cheuauxs en alloient vo-
lansd’vne merueilleufte viteffe ffans quepourcela l'aïfsieu d’airaïnfe mouïllaftpar enbas.

Ces Eges icy furent anciennement fort fameuses pour Tamour deN eptune,qui y estoit reuerc
plusqu’en nulle autre part : Croyantlepeupleque cefust le lieu sur tous autres qui luyestoit
le plus agreable, & où îl sejournoit le plus volontiérs. Homere en THymne d’iceluy Neptune,

Afttp) UQcrid'dmct dibv fstyiv ctpyoft de-iJiv,

ytitiç ziM’W&i uffj dfvyTVio duygaswç,

TivvTiov, oç & TL'àuicovcl Uj àùpauç Arytç*

le commence à chanterlepuissant Dieu Neptune, l esbranleur de la teyre, & de l inftuctitenft mer . ie Eon**
tiquei qui a Helicon.,&lesEges. Et Pindareen ia cinquiesme des Nemées,

oç A’rftïdiv 7sov, uXs

TUV iàxJi/fà ViOSiTct] I S'fAÿV ACOQacLVt

’ivSu pav slp^vîç iXap,

OIW %(£/\dsJJ)lO sict)£. , S'EOI' chyGV'ÏCtj J

%cij £rsv<l yijcov î&stov-

71

Neptunc s*achmineJouuentdesEgesautant renomme isthme Doriquc :là ou force trouppesioyeufis aufin
desftuftes & haut-bois recoiuentce Dieu, & combattent d’vne trcs-vigoureufe sorce dt membres.

Ce lieu-là estoit(ce dit Strabon au 9.)en l’isse d’Euboée, maintenant Negrepont,vis à vis de
la bouche du sseuue Cephisus,là où souloit estre le temple de Neptune surnommé Egéen,situc
cn vnehaute montagnc : &interprete que ce soit le mesme cy-dessus aliegué du 13.de riliade.
<reàç sufyj ope^ctr iàv 5 70 q ndssctmv, 'lwtro riujucop
A)ytç.

Y ayant plus d’apparece(cc dit-iî)que lamer Egée aitpris son nom de ccux-cy,que des autres,
dont il auoit fait auparauantmention au 8.liure3 où il descrit l’ordrc des lieux que possedoicnt
les Acheiens en cette sorte. i^Hpres Sicyon, Pallence eft jitaée-, &puis Egirc : Entroifiefmelieu sontles
Eges,quiontvn templedeNeptune,LequatriefmeeftBure; &puis-aprcsHelïce, Scc. A quoy Hesychius
s’accorde , disantainst : Alyctj vyovç rsffç dr\ 'EvÇo'ia. U&v Uosssavos. Et Eustatius sur le dessiisdit
passage. Ajycij 7sbhiç E'vÇo'ictç , ds m esbzêi Tju^vo/ff-ât^ td cuycuov 7À>&y>ç. uà càyaj vrjovç riç ov tcù
ctiytia) TftAdyi. euyajj 7roÀiç rv\ç A'yaiou; iv T\îte7tovh\<™. Ce qu’il semble auoir pris dudessiisdit
passsagede Strabon. Nicocrates, commele citeRodiginus audernier liure, chap. 9. ditqu’en
cesEges delamer Egée,dediéesàNeptune, personne ne sepeut bonnementendormir,poui:
les fantosmes vistons estranges que ce Dieu y enuoye,interrompans sans cesse le repos qu’on
cuideroit prendre.

Qv ant àcequ’onattribuëicydes cheuauxàNeptune,tantsurlatcrrcquesurlamer,’les
Poetes l’ont tousiours exprimé pour vn gradcaualcadour,&:amateur de cheuaux, tantmarins
que terrestrcsjmais les marins n’ont que le train de deuant,&: au derriere en lieu de iambes,vn©
grandelonguequeuë, forchée au boutàguise depoissbns, laquelle serecoquille enplusteurs
plis,presque comme cette volutte qu’on void és coquilles des limassonsjainsi que le monstrent
astezde marbres &entailleures antiques,& quelques reuers de medailles encore; mcsmemenc
celle de Gallienus, ay anc ceste infcription, Neptvno cons.avg. Au moy en dequoy ce
Dieu cy, parmy ses autres surnoms, auroit eufort frequent celuy de hT7rioç} ou iVttjoç, comme
qui diroit cheualicr, ou plustost hommede cheual. Aristophane és nuées, rèv 7iV<r{Jd) rarov) rèv'hr-
tsiqv. Etles interpretes de Pindare star ce motde la 5. Olympienne.

crz r 0-

AvpLTnbvixa IToot

cskvJOJCTJV J7T7WIÇ

’édnvtp7rb/Âpov,

estiment cet Epithete luy auoir esté donné,pource qu’estat venu en altercation auec Minerue,
, qui d’eux deux dbneroit le nom à la ville d’Athenes,ils conuindrët qne ce seroit celuy quipro-
duiroit vne chose la plus vtilepour l’homme. II frappa lors la terre de son tridet,dont sortit vn

cheual
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