Universitätsbibliothek HeidelbergUniversitätsbibliothek Heidelberg
Overview
loading ...
Facsimile
0.5
1 cm
facsimile
Scroll
OCR fulltext
{J0 4.

Gi A S E T T E WES ARE3ENNES

21 Avril 1916

LA GAZETTE REGIONALE

LA VEILLÉE.

Dans les campagnes des départements investis, Ie>
hommes qui sont demeurés — les réformés, les ajournés cl
ceux âgés de plu» de cinquante uns — s'emploient, en gé-
nérai, aux travaux des champs, avec les femmes qui, vu les
circonstances, remplacent le valet de charrue ou diligent
I* « machine à battre », comme jadis elles dirigeaient la
* machine a coudre ».

8 huit heures du soir ----

Les chevaux hennissent dans les écuries, les vaches mu-
gissent dans lea éiebles et, n'était la présence de ces doux
tnimaux, la ferme serait comme endormie. 11 fait froid, Ici
portes sont fermées, lea voleta sont cloa, aucun bruit du de-
hors ne parvient dans la vaste cuisine où est rassemblée toute
la a maisonnée ».

En fumant do nombreuses pipes, les hommes jouent aux
cartes ou causent de- la guerre ou conteut des histoires du
régiment, déjà cent foia contées. Un soldat amuse un petit
garçon en le faisant sauter sur ses genoux, un autre joue des
airs populaires sur un harmonica, un troisième écrit une
longue lettre aux parents et amis qu'il a laissés là-bas.

La grand'mere, assise au coin du feu, ravaude la linge
d'un jeune Bavarois qui a l'âge de son « ficu » et qui lui
ressemble un peu.

On vit presque en famille, l'Humanité a repris ses dioils.

C'est « le Bon Glta » et, témoins de cette scène, il vous
semblerait toujours que la vieille va dire au jeune Bavarois,
moitié larmes, moitié sourires .

t J'ai mon gars soldat comme toi / u

UN VOYAGE DANS LES PAYS OCCUPAS.

Vu coin de la Meuse. — SaiT\t-Mihkl. •
(Suite.)

Celte partie de la ville diversement composée avait ses
habitudes et son esprit spécial, d'abord parce quelle était
la plus importante et la plus animée, mais aussi pari e que
ses habitants étalent en majeure partie des fonctionnaires,
commerçants et petit» rentiers ; elle avait également comme
dans toute» le» villes se» types spéciaux qu'on appelle immeu-
bles par destination parce qu'ils sont généralement enracinés
dans certains quartiers, notamment autour des marchés et
qu'ils en font l'originalité.

Le seconda partie de la villa est le quartier appelé u Le
Bourg s; il dépend administrativement de la ville, mais pos-
»ède son église spéciale — Saint-Etienne — qui a le privi-
lège de renfermer le fameux monument représentant I»
sépulcre dû au ciseau de Ligicr Richier. C'est aussi dans ce
quartier que se trouve le cimetière où reposent tous les dé'
funts de la ville.

Cette seconde partit mi-aristocratique mi-bourgeoise,
comprenait notamment le» famille» les plus anciennes du
pays, graves gens vivant paisiblement chez eux avec leurs
'traditions, leurs croyances et leurs souvenirs, sans aucun luxe
ni prétentions. C'est aussi la quartier des grands jardinages
ainsi que de» petits jardins, le plus souvent agrémentés
d'une villa et dont lea fonctionnaires, commerçants et au-
tre» font leurs délice» les jours de repos.

La place Ligier Richier dont j'ai parlé plus haut et sur
laquelle s'élève la statue du grand maître, forme pour ainsi
dire la limite entre le quartier de la Halle et celui du Bourg.

Quant à la claue ouvriers, d'ailleurs peu nombreuse, elle
ae trouvait éparpillée au hasard des logement» à bon marché
dans l'un et l'autre de ces quartiers. Ce nombre peu élevé
des ouvriers provenait tout simplement de ce que St-Mihiel
n'était pas une ville industrielle, mais plutôt une ville de
garnison vivant en outre de l'agriculture et à part une lu-
netterie et une fonderie de cuivre, occupant ensemble peut-
être 200 ouvriers des deux sexes, on ne pouiait y rencontrer
aucune autre espèce d'industrie et cependant par sa situation
en bordure du canal et h proximité du chemin de fer, la ville
et ses enviions étaient admirablement indiqués comme em-
placements utiles pour toute industrie.

En effet, vers le Midi, le canal aboutit au grand canal de
la Moselle et de la Marne au Rhin, tandis qu'allant vers le

MESCHEDE ' Westf.

(J'riaoïiTjter* interné ces temps derniers.)
(Suite.)

Ledez Jules-Pienc, Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Cal), inf, 233.

Bouquerel Paul, Courbevoie (Seine), chasseurs à pied 59.

Houel GuBlave, Brecy (Aisne), chasseur» à pied 59.

Malognas Jean, Champigny (Dordogne), infanterie 233.

Defévrc Henri, Eecka (Nord), infanterie 310.

Sauvage Adolphe, Dunkarque (Nord), sergent, infanterie 310.

Doré Désire-, Baheeul (Oise), chasseurs à pied 59.

Rocugcl Emile, Paris, infanterie 164.

Poulain Fernund, Hautot (Sefnc), infanterie 104.

Mege Antoine, Paris, infanterie 310.

Danisieux Pierre, Boulogne (Pas-de-Calais), infanterie 310.
Roger Paul, Vilters-Cotlereta (Aisne), chasseurs à pied 59.
Courbiere Edgar, Monligny (Aisne), chasseurs a pied 59.
Démanche Maurice, Vallly (Aisne), chasseurs a pied 59.
Couturier Henri, Revillon (Aisne), chasseurs à pied 59.
Caudron Germain, Coupelle-Vieille (Pas-de-Calais), inf. 164.
Fleuran Léon, CoUrcelles-leB-Lens (Pas-de-Calais), inf. 164.
Maillet René, Sarry (Meuse), infanterie 164.
Fallai Léopold, Pleasy-Plaasy (Aisne), infanterie 164.
Hébert Richard, Le Havre (Seine-Inférieure), infanterie 164.
Monsart Alex., Poinlpoint (Oise), chasseurs a pied 59.
Gumez Paul, Fmc3-les-Raches (Nord), serg.-maj., chass. 59,
Béguin Théophile, Revin (Aisne), caporal, chûbs. a pied 59.
Macquart Jules, Verneuil-Court (Alêne), chasseurs à pied 59.
Woiret Waasl, Verneuil-Court (Aisne), chasseurs h pied 59.
Renuult Gaston, Boulogne (Pas-de-Calais), infanleue 165.
Savoye Jules, Bonnes (Aisne), chasseurs a pied 59.

Hermau Gustave, St-Nicolas-les-Arras (Pas-de-Cal,), Inf. 233.

Oblin Ceorgts, Noyal-Proix (Aisne), chasseurs à pied 59.
Meunier Evariste, Proix (Aisne), chasseurs à pied 59.

Détacher Victor, Lesdun (Aisne), chasseurs à pied 59.

Pluche Théodans, Noyai (Aisne), chasseurs a pied 59.

Morlalx Paul, Sl-Quentin (Aisne), chasseur» à pied 59.

Marais Léonard, Gâché (Orne), chasseurs a pied 59.

Poltiet Louis, Radon (Orne), sergent, chasseurs a pied 59.

Cnrly Jean, Monlrouge (Seine), caporal, chasseuis a pied 59.

Deflry Jules, Prouvais (Aisne), chasseurs a pied 59.

Picoche Alphonse, Paris, infanterie 1C4.

Choix Edmond, Paris, chasseur s à pied 59.

Lobjoie Henri, Seboncourt (Aisne), chasseurs à pied 59.

Dumicz Arthur, Seboncourt (Aisne), chasseurs à pied 59

Feuillette Emilien, Moutlera (Moui thc-el-Moselle), chass. 59.

KaraeUn Géorgie, Champigny (Mlrne), chasseurs à pied 59.

Celte Francnllfc Clermont-Ferraud, (Puy-de-Dôme), Inf. 165.

Caronn Louis, Béalancourt (Paa-de-Caltus), infanterie) 365.

Leçon;l Eugène, La Frenaye (Selne-InJérieure), Inf. 165.

Slarnpuy Georges, Paris, infanterie y>4.

Philibert Léopold, Calais (Pna-dt-Calais), infanterie 165.

RuuE'îalo:! Charles, Pans, chasseurs a pied 59.

Doré Louis, Montchery (Seine et-Oisc), Infanterie 165.

Mail'n Louis, Pairs, infanterie ICI.

Nord U conduit dans lea pajs si productifs et si industriels
de la Belgique et du nord de la France,

Je me suis renseigné pour connaître les motifs d'empê-
chements qui avaient éloigné les industries, mais personne
n'a au ou voulu me répondre. 11 existe même aux portes de
la ville un magnifique bassin pouvant contenir des bateaux
d'assez fort tonnage.

Passons maintenant à la rive gauche de la Meuse, qui est
reliée à la ville principale par un pont magnifique jeté sur
la Meuse (ce pont est aujourd'hui démoli complètemenl).

Celle rive gaucho appelée communément quartier de la
Gare, dépend de la ville et comprend la gare desservant la
ligne do chemin de fer de Lorouville à Sedan, avec Kl ma-
gasins, halles, quais et son avenue. Ce quartier comprend en
outre des maisons de commerce, des cafés et quelques mai-
sons particulières.

(A suivre.)

FONTAINE-LES-CLEHCS (Aisne).

L'occupation allemande. — Le» habitants de Fontaine»
lcs-Clercs ic rappellent encore la brusque arrivée des dragons
allemands, le 28 août 1914. Avec leurs casquettes et leur»
uniformes gris, on les prit d'abord pour des Anglais ; et une
brave femme leur demanda même si les Allemands appro-
chaient. A quoi l'un d'eux répondit en riant et en bûn fran-
çais : « Oh 1 non, madame. Il n'y a pas de danger 1 » Deux
minutes après, les coups do fusil crépitaient dans la Grande
Rue près du pont du canal : brève escarmouche à la suite de
laquelle les cinq dragons, dont un blessé, tournaient bride
au galop non sans avoir blessé mortellement un fantassin
français du io* territorial. Le lendemain ao août grondait
la bataille d'Urvillers, près de Saint-Quentin. Et depuis, c'est
l'occupation avec ses ennuis inévitables.

A Fontaine-les-Clercs, le maire, M, Julien Gris, ancien
marchand de bois, très connu dans la région de Saint-.
Quentin, est mort d'une embolie, le a4 septembre 1914, alors
qu'il accompagnait des soldats allemands venus dans le vil-
lage pour une réquisition. M. Gris souffrait d'une affection
cardiaque, et il est certain que le sentiment de sa responsa-
bilité et la tristesse de voir une seconde invasion ont haté la
fin du vieux vétéran de 1870.

Après la panique du premier moment tout est rentré dans
l'ordre. Tout le monde cet là, les fonctionnaires à leur»
postes. Peu de personnes ont fui 1s région sauf peut-étra
dans les environs de Vcrmaud. On commence h s'habituer
à la présence de» soldats allemands qui sont généralement
polis, convenables, icrviable» même.

En général la population reste calme et digne et si les
Allemands ne peuvent l'aimer, ils la respectent et l'estiment.

Les écoles sont ouvertes partout et l'enseignement ne se
ressent pas trop de la guerre. Le fi mars, quinze candidats
de la région sont allés subir avec succès à Saint-Quentin le»
examens du certificat d'études primaires.

Grâce au ravitaillement américain, les habitants n'ont
pas trop souffert jusqu'ici, malgré le rationnement ; mais
les autres denrées sont très rares et hors de prix.

Les ouvriers sont occupés partout à des travaux plus ou
moins nécessaires ou utiles, mais dont le salaire leur assure
la subsistance. Seuls les cultivateurs ont quelque raison de
Ee plaindre, car ils sont a peu près les Beuls atteints par le»
réquisitions.

En réalité 1a région a été peu éprouvée, maïs on ue re-
trouve nulle part la profusion et la galté d'antan. Lea écu-
ries et le* étables sont à peu près vides, les basses-cours
désertes. Ce qui reste n'est rien en comparaison de ce qu'il
y avait, et l'on comprend le serrement de cœur qu'éprouve
le fermier a voir partir ainsi les bien» qu'il a laborieusement,
péniblement, patiemment amassé». Mai» au fond, cela ne
surprend personue car c'est un état de choses inhérent à la
guerre.

Seule, la campagne n'a pas changé d'aspect. Dame Nature
semble être la seule a, ignorer que « c'est la guerre a. Pour
ses fil» fratricides quel» qu'il» soient elle reverdit le» champs.

Aussi, dans nos campagnes, on voit partout de hâves et
tristes valets suivant des instruments agricole» que tirent
péniblement les chevaux. Dans leurs yeux mélancoliques où
se reflètent les vastes solitudes de» champs pansent des vi-
sions du bonheur d'autrefois, tandis que montent a leur»
lèvres avec un soupir résigné ces mots toujours ressassés :
« Quand donc cela fînirn-t-il ? »

Boutoille Jules, Desvres (Pas-ae-Calais), infanterie 233.

Sirîjevin Arthut, Suzanne (Ardennes), infanterie 165.

Martel Charles, Loon-Plage (Nord), Infanterie 165.

Duflot Nicolas, Noreull (Pas-de-Calais), infanterie 233.

Froissnrd Alfred, Méricourt-sur-Lens (Pas-de-Calais), inf. 233

Damy Fortuné, Biache-St-Vaast (Pas-de-Calais), inf. 233.

Doco Victor, Douai (Nord), infanterie 164.

Dapvril Arthur, Roost-Warendin (Nord), Infanterie 233.

Gorré Louis, Ronchin (Nord), Infanterie 31,0.

Leiehours Jean, Fives-Lllle (Nord), infanterie 310.

Prouvost Daniel, Renescure (Nord), infanterie 310.

Delallre Arthur, Douai (Nord), infanterie 233.

Vasse Paul-Joseph, Mercalel (Pas-de-Cal.), cep., Inf. 233.

Speltz Henri-Paul, Villers-s.-I.-Montagne (M.-et-M.), Inf. 164,

Denis Félix-Désiré, Beaumont-s.-Vesle (Marne), Inf. 164.

Mathieu Hénri, Reims (Marne), infanterie 164.

Lomy André, Le Havre (Seine-Inférieure), Infanterie 164.

Suin Henri, Neuville-en-Ferrain'(Nord), cap., infanterie 165-

Nuittens Ernest, Tourcoing (Nord), infanterie 165.

Dhanens Joseph, Fives-Lille (Nord), infanterie 165.

Collin J.-Bnpt., Chamalières (Puy-de-Dôme), cap., inf. 164.

Jourdain Toussaint, Dechy (Nord), infanterie 165.

Havez Paul, Paris, infanterie 164.

Saulnier Eugène, Tulensac (Illc-et-Vilaine), infanterie 164.
Lasalle Pierre, Paris, infanterie 164.

Sage Charles-Louis, St-Pol-sur-Mcr (Poi.-de-Ca!ais), Inf. 310.
Dufay Eugène, Hallines (Pas-de-Calais), Infanterie 310.
Bartel Rémy, Rosendael (Nord), infanterie 233.
Vahû Louis, WanqueUn (Pas-de-Calais), infanterie 233.
Ecoffet Raymond, Marcousi3 (Seine), infanterie 105,
Lesaffe Désiré, Leers (Nord), infanterie 165.
Brunei Fcrnand, Mazingarbe (Pas-de-Calais), infanterie 233.
Clary Louis, Bauvoy-pur-Cambré sis (Nord), infanterie 165.
Turpin Georges, Wattrelos (Nord), infanterie 165,
Vanllenne Paul, Bethune (Pas-de-Calais), infanterie 233.
Loez Const, Ostricourt (Nord), infanterie 233.
Tell J.-Bapt., Somaiti (Nord), Infanterie 233.
Vissuzaine Marcel-François, Monceau-s.-Sombre, inf. 1G5.
Pomot Henri, Courgivaux (Marne), sergent, infanterie 310.
Dhinln Marcel, Ecourt-St-Quentin (Pas-de-Calais;, inf, 233.
La Baleltc Henri, Cambrai (Nord), sergent, infanterie 810.
Pittet Henri, Loches (Indre-et-Loire}, infanterie 233.
Sûuillard Edmond, G<juy-en-Aitoi3 (Pas-de-Calais), inf. 233.
Allart Georges, Bosseux [Pos-de-Calola), infanterie 233.
Dccaudin Louis-Aimé, Ecourt-St-Quentin (p.-dc-CoL), inf. 283
Dethoor Louis, Doullien (Nord), infanterie 11)5.
Dubois Emile, Fontame-N.-D. (Noid), infanterie 165.
Noël Pierre, Anville (Charente}, infanterie 233.
Thoreau Camille, Cognac (Charente), infanterie 233.
Lefévre Henri-Louis, Recflues (Pas-(.!e-Calata), infanterie 233.
Combaud Félix, Maraie-Dorjoberac (Charente), infanterie 233.,
Re^ny Octave, ChaUgnac (Charente}, infanterie 233.
Carmagnac Léon, Angoulcme (Charente), infanterie 233.
Tison Emile, Founuières (Nord), infanterie 233.

(A suivre.)

MONTIGNY-EN-GOHELLE (Pos-de-CtUia).

Petite ville minière située près d'Ucnin-Liélerd, qui
complaît avant la guerre 5,90.1 habitants en coinple au-
jourd'hui environ a,000, La population est calme et attend
avec beaucoup do résignation l'heure où sonnera la Paix au
grand cadran du destin.

D'accord avec les autorités civiles, les autorités militaires
allemandes s'efforcent, é la satisfaction de la population,
d'occuper tous ceux aptes au travail.

En outre, bon nombre de soldats donnant leur linge à
laver dans les familles, contribuent ainsi îi l'adoucissement
des malheureux.

Voici venir la saison des jardinages, femmes et enfants
•'y mettent avec entrain pour remplacer « l'absent n.

Lors de l'invasion plusieurs civils delà commune furent
emmenés eu Allemagne. Un d'entre eux cet aujourd'hui ren-
tré en bonne santé. Comme 6a famille, la population a été
très heureuse de son retour, et espère bientôt voir rentrer
les autres pour qui des démarches sont faites.

La mortalité est normale, mais nous avons à regretter la
douloureuse mort de Marte Xoussin laissant aux bons soins
de ses sœurs dévouées ses quatre petits orphelins, dont l'aînée
âgée de r5 ans est ïnGrme.

.Le nombre des décès depuis le commencement de la
guerre jusqu'il ce jour est de 128, La fièvre typhoïde qui ra-
vageait la population l'année dernière est complètement
éteinte, grâce au travail bienfaisant des médecins allemands,
de sorte que notre petite ville de mineurs offre aujourd'hui
un aspect plus propre et plus agréable qu'avant la guerre.

PONTOISE (Oise).

Notre commune a été useez sérieusement éprouiée par les
combats des i5, 16 et 17 septembre 1914 : des vitres furent
brisées, des toits abîmés, des bestiaux tuéa dans leurs étables
et un immeuble incendié ; mais, aucun civil ne fut blessé
quoique des obus aient traversé pluaieur» habitations, au
grand effroi des personnes qui s'y trouvaient.

Il nous reste six conseillers municipaux non mobilisés :
MM. Cochon, maire ; Ollivier, adjoint ; Lefévre Edmond,
Marqueton, Millet Elisée et Pinel. Leur collègue, M. Arthur
Driencourt, marchand de bois bien connu dans la région,
a succombé, l'automne dernier, en son domicile, à la cruelle
maladie qui le minait depuis longtemps.

Les dimanches et jours de fête, l'abbé Lebarbier, curé
de Varcsnes et desservant ordinaire de Pontoise, vient célé-
brer, dans notre église, les offices religieux.

Nous avons eu la chance de conserver notre boulanger,
M. Germond ; ce qui nou» donne l'agrément d'avoir toujours
du pain frais. C'est chez lui également qu'ont lieu le» dis-
tributions du ravitaillement hispano-américain par le» soins
de MM. Cochon Alphonse, fils de notre dévoué maire, et
Caudron Léon qui, depuis le commencement de la guerre
remplace le garde-champêtre mobilisé ; tous deux étant
jeunes et actifs, lea distributions se font très rapidement et
* la satisfaction de tous.

M. Léon Pâques, qui a encore son cheval et sa voiture,
ae rend chaque semaine à Appilly d'où il rapporte toutes
sortes de marchandises pour les habitants ; ce qui adoucit
pour nous les privations inhérentes à la guerre.

L'état sanitaire n'est pas plu» mauvais qu'à, l'ordinaire.
Il nous arrive bien, de temps en temps, quelques obu» fran-
çais qui, parfois, endommagent les bâtiments ; maïs, jus-
qu'alors, personne n'a encore été blessé.

Nous avions ici deux instituteurs (l'un en retraite et l'au-
tre en activité) qui, successivement et pendant plus de trente
ans, noua ont prêché le patriotisme et la nécessté de la « Re-
vanche n ; mais, au mois d'août iyi-i, tandis qué leurs
anciens élèves, appelés sous les drapeaux, se battaient vail-
lamment pour défendre le sol sacré de la Patrie, ce» mei-
lleur!, craignant d'être mis à la broche par les Allemands,
■'enfuirent comme des lièvres jusque dans le Midi de la
France.

L'autorité allemande tenant absolument a assurer aux
enfants les bienfaits de l'instruction, M. Cochon 131» conduit,
chaque jour, garçons et Ulletlcs à l'école de Varesnes. La
course n'est heureusement pas bien longue ; et c'est d'un pas
allègre que tout ce petit monde au teint vermeil et aux joues
rebondies franchit bien sagement les quinze cents mèlrcs qui
séparent les deux villages.

HAMMELBURG 1 Bayern

(Prisonniers internés ces temps derniers.)
Bousselin Emile, Bouconville (Meuse), adjudant, inf. 3C6.
Greiner Pierre, Paris, adjudant, infanterie 366.
Lelaurain Henri, Bar-l-Duc (Meuse), infanterie 366.
Rollin Jean, Paris, sergent-major, infanterie 366.
Auniéres Louis, AUort (Seine), sergent, infanterie 366.
Baliu Alfred, Bodssy-Fresnay (Oise), lergent, infanterie 368.
Berlhet Louis, pEernay (Marne), sergent, infanterie 366.
Borda» Charles, Maubeuge (Nord), sergent, infanterie 366.
Brouiller Etienne,. Besons-Bozoches (Sne-et-Marne), art 17.
Brulier Ernest, Puteaux (Seine), sergent, infanterie 166.
Cavrot Marcel, Denain (Nord), infanterie 366.
Chauvet Georges, Chalons-s.-Marne (Marne), aerg., inl. 366.
Oinchant Auguste, Colombes (Seine), infanterie 366.
Declercq Ernest, Valenciennes (Nord), irifanterie S66.
Delsant Henri, Valenciennes (Nord), infanterie 366.
Derenaucourt Henri, Pana, infanterie 3C6.
Décharnps Eugène, Le Havre (Seine-Inférieure), serg.,inf.36fl.
Détourbe Edmond, Malengues (Marne), sergent, Inf. 366.
Drugeen Marcel, Lagny-en-Barrois (Meuse), «erg., inf. 368.
Duhen Jean-Baptiste, Homaing (Nord), sergent, inf. 366.
Frémy Albert, Paris, sergent, infanterie 366.
Grenel André, Neuilly-s.-Seine (Seine), Infanterie 160.
Grivet Marcel, Paris, sergent, infanterie 366.
Hashinan Henri, Creil (Oise), sergent, infanterie 166.
Jauiserand Georges, Bagnolet (Seine), sergent, Inf. 3CC.
Lainé Paul, Puteaux (Seine), sergent, infanterie 366.
Lefèvre Henri, Colombes (Seine), sergent, infant. 366.
Legrand Joseph, Vurennes-en-Argonne (Meuse), serg.,mf. 166
Lejay Fernand, Crépin (Nord), sergent, infanterie 3CG.
Lequin René, Paris, sergent, infanterie 366.
Mon gin Murius, St-Mihiel (Meuse), sergent, infanterie 366.
Martinache Arthur, Denain (Nord), sergent, infant. 3(ld.
Mnquaire René, Reims (Marne), sergent, infanterie 3G6.
Mathieu Paul, Balilly (Meurthe-ct-Mos.), sergeDt, inf, 368.
Phlipart Gaston, Le Havre (Sefne-lnf.), serg, infant. 366.
Ronilette Charles, Rethel (Ardennes), sergent, génie 9.
Rousseau Léon, Bruey-a.-Escaut (Nord), serg., infant. 366.
Roussel Louis, Neui"y-s--Escaut {Nord), serg., infant. 360.
Roussel Henri, Nogent-sur-Mame (Sne-et-Oise), Eerg.,inf.368
Taslcmain Raymond, Les-Mcnus (Orne), serg., inf. 3CC.
Tdrlet André, Epernay (Marne), sergent, infanterie 366.
Variât Maurice, Chalons-s.-Marne (Manie), aerg., inf. 366.
Vlgné Louis, Enghien-les-Dains (Snc-et-Oisc), serg., Inf. 366.
Watlder Emmanuel, Denain (Nord), sergent, infant. 306.
Bertrand Emile, Chartres (Eurc-et-Loire), cap., infant 306.:
Bancard Fernand, Bouloguû-s.-Mer(Pas-de-Cal-), oap.,lnf.366
Baude Paul, Saint-Omer (Pas-de-Cakns), caporal, infant. 306.
Bourdonnec Jean, Paris, caporal, infanfene 300.
Bourrlsset Etienne, Parl3, caporal, infanterie 360.
Barbieux Henri, Denain (Nord), caporal, infanterie 366.
Blondeau Emile, Le Creusât (Saône-et-Loire), cap., art 17.
Berrier Clément, Ecques (Pas-de-Calais), cap., infant 166.

Calendrier réLrospsciiî de la grande pêne

H Avril t0f5. — Vaines attaques russes au col d'Uszok.

22 Avril l'JI5. — Des troupes allemandes pénètrent jusqu'à
Pilkem, forcent le passage du canal dTprcs près de Steen-
bfraate et Het Sas et prennent Langemarclc, Steenstraate,

Het Sas et Pilkem

LE MIROIR DE LA PRESSE FRANÇAISE

La h Gazette n a, à plusieurs reprises, signalé 1$ caractère
fantaisiste et tendancieux, voire mensonger des informations
que lancent journellement à travers le monde tes agences de»
Alliés et leurs stations radiographiques de Lyon, Poldhu,
Carnavon, etc. Pour illustrer ce que valent en réalité ces in-
formations, il suffira de remettre sous les yeux de nos lec-
teur», au jour U jour, le» nouvelle! et appréciations pu-
bliées, il y a un an, par la grande presse parisienne.

Extrait de U «Guerre Sociale»:

21 Avril 1915.

u Suivant le critique militaire du u Novofe Vremya »t
le maréchal Hlndenhurg est toujours en Prusse •rieniale. Lt
bruit de son envoi au théâtre occidental a été répandu par
les Allemands dans le but de tromper les Allié». Le maréchal
est tombé en disgrâce auprès de l'Etat-major général, a la
»uite de tes récents échecs ,1 ?) et on l'aurait sûrement re-
levé de son commandement, si le kaiser n'avait pas insisté
pour qu'une dernière chance lui soit offerte s de se réhabi-
liter, s

Extrait du «Temps»:

22 Avril 1915.

<< LES DIFFICULTÉS ÉCONOMIQUES EN ALLEMAGNE.
— LE PAIN. — SI la question économique n'est pas encore
a l'état aigu, elle n'en pas moins sérieuse. On a recours au

pain de farine de paille, auquel on ajoute de ranimoniaque,
de l'oxigène et de l'hydrogène. Mais cette chimie et la con-
fiance des Allemands dans la méthode synthétique n'em-
péchent pas une géne réelle qui se toit sentir surtout dans

les campagnes et dans les petites villes. (Officiel.)

VICTIMES DE LEURS COjaPflTRIOTBS

Las « Gazette de» Ardennes » publie régulièrement, tous

cette rubrique spéciale. Us noms de personnes civile» /ran,-
Çttise» ou belges, luées ou blessées à l'arrière du front alle-
mand, par lt feu dé l'artillerie des Alliés ou par les bombes

de leurs propres compatriotes aviateurs.

A ASSEVILLEB6 (Somme).

Lt 13 avril 1916.
Cassel Aimé, âgé de 69 ans, légèrement blessé.

A SAINT-MIHIEL (Meuse).

Le i3 avril 1016.
Brevier Lucien, âgé de i3 uns, tué.

La personne luttante, qui avait été enregistrée comme
blessée a inccombé a ses blessures.

A Noyon (Orsc).

Le 10 avril 1918.
Grossier Lucien, âgé de 18 an», lué.

LE 21 AVRIL PROCHAIN PARAITRA

L'ÉDITION ILLUSTRÉE N' 13

s• - . JMS>U

H GAZETTE DES ARDENNES »

Huit pages de texte avec nombreuses illustrations
contenant entre autre ;

Yinion, Poème illustré.

Le petit Jacques, Conte de Pâques.

L'enfant laboureur.

t'onnemi séculaire, etc., etc.

prix : 15 centimes

BerLheloot Samuel, St-Omer (Pas-dc-Culais), cap., inf. 3Cj.
Berthon Georges, Pierre-des-Corpj [Iiidre-et-Laire), Inf. .1(16.
Béthune Eugène, Boulogne (Pns-de-Calais), cap., infant 3'Jfi.
Besnard VicLor, Rochecorban (Indre-et-Loire), cap., inf. 3G6.
Brossard Philippe, Clichy-s.-Seine tSeine), cap., inl. 1C6.
Brunei Noël, Irelhua (Pas-de-Calais), cap., infonterd,i SNt
Chatereaux Eugène, Ay (Marne), caporal, infanterie 366.
Coquerel Désiré, Pienne (Meurthe-et-Moselle), cap., inf. 3GC.
Celle Henri, Gennevilliers (Seine), caporal, infanterie 36ti.
Chauveau Raymond, Tours (Indre-et-Loire), cap., inf. 166.
Darlois Gaston, Vaucreeson (Seine-et-Ois<), cap., inf. 3Gfi.
Debrais Prosper, ChatilIon-sous-Bagneux (Seine), cap.,inf.3G6
Delacroix Achille, Houbeix (Nord) caporal, infanterie 3CG.
Dubois Claude-,. Maubeuge (Nord), cap., infanterie 366.
Digodin Emile, Kœur-la-Grande (Meuse), cap., infant. 366.
Decoulaire Delafontaine André, Ancourtlriville, cap., inf. 1C6
Delorme Louis, Millau (Aveyron), caporal, infanterie 36G.
Dupret François, Arleux (Nord), caporal, infanterie 1CG.
France Albert, Paris, caporal, infanterie 3GG.
Faitrot Henri, Saint-Lambert (Ardennes), cap., inf. 166.
Fouchet Lucien, Saint-Denis (Seine), caporal, infanterie 166.
Gaugué Maurice, Sorcy (Meuse), caporal, infanterie 3CS.
Gauthier Abel, Fommereuil (Nord), caporal, infant. »GG.
Guervin Marcel, Voilemont (Marne), caporal, infant. 366.
Guy Lucien, Boulogne (Seine), caporal, infanterie 366.
Gnss Albert, Verdun (Meuse), caporal, infanterie 366.
Grandin Louis, Paris, caporal, infanterie 366.
Hugot Marcel, Lillers (Pas-de-Calais), caporal, infant. 3GB.
Hélion Marcel, Paris, caporal, infanterie 36G.
Jacques Paul, Jœuf (Meurthe-ct-Mos.), cap, .infanterie 366.
Jausse Louis, Laval (Mayenne), caporal, infanterie 366.
Jobin Edgard, Bouleuso (Marne), caporal, infanterie 3G6.
Joffi'in Henri, Quiévrin (Belgique), cnpo.nl, Infanterie fiefl.
Labite Edouard, Lannoia [Nord), caporal, infanterie 16G.
Lallement Louis, Paris,, caporal, infanterie 166.
Lebègue Albert, Alençon (Orne), caporal, infanterie 1G8.
Leprêtre Léon, Suresnes (Seine), caporal, infanterie 368L
Lévy Robert, Paris, caporal, infanterie 166.
Liénard Lucien, Jonville (Meuse), caporal, infanterie 3GG.
Lévéqui Louis, Lourches (Nord), caporal, génie 9.
Mariai Georges, Paris, caporal, infanterie 3G6.
Métayer Georges, Paris, caporal, infanterie 3G6.
.Mertena Albert, Paris, caporal, infanterie 366.
Pierrard André, Fumay (Ardennes), caporal, infant. 366.
Qualrebard Georges, Clichy (Seine), caporal, infant. 366.
Rùfn Dominique, Paris, caporal, infanterie 3G6.
Rivcau Georges, Levallois (Seine), caporal, infanterie 3G6.
Racine Maxime, La-Garenne-Colombe» (Seine), cap-, inf.^06.
Sauce Henri, Longchamp (Meuse), caporal, InfanLeri» %Q.
Stambaclt Charles, St-Maur (Seine), caporal, infant. 366.
Thlrion Raymond, VlUotte (Meuse), caporal, rnfanL 366.
Trébutlen André, Farls, caporal, infanterie 366.
Varlet Emile, Reims (Marne), caporal, infanterie 366.
Verquin Maurice, Valenciennes (Nord), cap., mfanterie 3C8.

(A tutvre.)
 
Annotationen