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UAZETTE DES ARDENNES

NÉCROLOGIE FRANÇAISE

Bous UQtlnuoDs ci-dessous la puHHcaffOD d'une série d'avis mortuaires empruntés a citais grands Journaux parisien».

M. le sous-lioutcnant 'Alban Macqueron, 'du 28* (fin/an-
afrfe, tué le 2G septembre.

M. le commandant Gaston Maignan, du 150* d'infanleri»\
Jrtcri I* 6 oclobr* 1915, à l'âge de il ans.

M. le baron Bernard de Maistre, capitaine de réserve
M ,..* régiment d'infanterie, lui le & octobre 1915.

U. le Cornu Henri de MaiJtr*, descendant de l'illustre
écrivain savoyard, tué le 26 septembre^ A Fdgê de 19 ans.

Maréchal des logis M. Rosat de Mandres, du 1" spahi»,
fombé le 86 septembre 1915, eu combat de Bon-Miinsout
(Maroc).

Af. lé capitaine J. 'Adrien Marchai.
11. lé docteur Pierre IKdrmu, d'Angers, du 06* régiment
Vtnfttniirie, mort t» * octobre 1915, à MesniMes-Hurlus,
• TAge de 29 ans.

Af. Etienne Le Moine des Mares, maréchal des logis mi-
IroUItfur aviateur, mort te 11 octobre.

M. le commandant Martin, tué en Champagne,
li. Vatplrant Georges Masson-Foreslier, de la 10* com-
pagnie du 119" d'infanterie.

M. Hobert-Piarrl-EmUc Maurice, de MontSaint-'Aignnn,
eoldat de ** classe au 403* régiment d'infanterie, 8* com-
pagnie, tué le 25 septembre 1915, d l'âge de 21 ans.

'M. te Mewfenemt Mercodier, porte-drapeau «u 158* réat-
Vrmt d'infanterie, tombé de 22 décembre, à Fdge de 39 ans.

Jtf. Smiic Afeyer, sous*ltcuienant au 403' d'in/onferfe,
tombé en'Champagne la 25 septembre 1915.

•If. te Ueutenant Maurice Milhoua, du 176* gtnfanteriê,
décidé A FhApHal SainterAnnc de Teuton, d Cage de 25 ans,
U 12 décernée W15.

M. U docteur MUlant, médecin major aux chasseurs A
pied, tué le 13 janvier.

TH. Jacques Mirubaud, lieutenant de ctutrseurs. alpins,
técêdé à Weingaetm fWtirïleTtibery), à S Age de 38 an*.

M. le sous4unttenant Albert Montoedm, au 108- d'in-
mfnterie, toé le 27 semrter «MC, *w le front d'M toit.
M. te vicomte de Montcabrier.

V. le eomie Rotand MortHot, lieutenant de naieseau, mort
1 tord du Mange, lorsque ee batatM fui soulé dans
t Adriatique.

W .Hfirrr Wdrfter, fnrttfWflur et «rreeitr* de ta mofrie,
t La Penne, soldat au 312* de ftpne, mort te S «rpfemor»
13:*, A ràjc de 30 an*.

M. Jules Mouren, sergent au 27» chasseurs alpins, mort
U 20 août 1914, à i'dffe de 27 aru.

if. Jeon-C/iariei-LouiJ Nanchot, jouj-Heufenartf au ...*•**-
^giment d'infanterie alpine, tombé le 11 octobre 1915, a rdje
de 80 ans.

M. Cfiartes de Navacclle, petit-fils du maréchal Canrobert,
tué en Artois, en décembre 1915.

M. Pierre Mcolet, attaché au consulat de France à Bu-
dapest au début de la guerre, sous-lieutenant de réserve.

M. le capitaine vicomte Aimery du Nogués, au 108* de
ligne, tombé le 28 août 1914.

M. le docteur Pacotle, aide-mafor, tué le 28 septembre. ■

M. le sous-licutenant Georges Palmiéri, tué le 18 sep-
tembre.

M. Maurice-Fernand l'armainteny, 24 ans, caporal au
• régiment d'infanterie, détaché au 1" génie, mort te 25
septembre 1915.

M. Henri Parent, lieutenant au 23* régiment d'infanterie,
eommandhnt la 5* compagnie, tombé le 80 Mcembre 1915.

M. le lieutenant Jean Pathier, du t* régiment du génie,
décédé à l'ambulance de Mourmelon le 30 septembre 1915.

M. le capitaine René Pavte, de 117" rdpiment dxnfantcrie,
tué le 9 janvier dernier.

M. Emile Pagan, 2« ans, soldat d'infanterie, mort le 29
septembre Ï9M, au fort du château de Brimant (Marne).

M. le Ueutenant-eoloncl Pagerne, du 50* d'infanterie, mort
en septembre dernier.

M. René Pêringuey, Camelot du Roi, secrétaire adjoint
des Etudiants d'Action française, délégué général aux Ly-
céens et Collégiens, tombé le 25 septembre.

M. le lieutenant Georges A. Petit, du 103* repimenf d'in-
fanterie, inspecteur à la Société générale, mort te 4 *Yurfer,

Af. François Pegnaud, ingénieur civil des mines, diplômé,
'teus-lieutenunt au 107* d'nfanterie, tombé le 25 septembre
1915, A l'Age de 25 ans.

M, le caporal Mauficc Picault, du 135' d'infanterie, tombé
1* 8 décembre Î9Î5.

M. Vabbé Pichot, du diocèse de Na&tes, tué le 23 dé-
cembre dernier.

M. Lucien PUcque, brigadier au 7* cuirassiers, tombé le
t octobre, à l'âge de 20 an*.

«/Pierre Potot, au 54* d'artillerie, tombé en Champagne.

M: Charles Pompon, du tl* colonial, de ta section de
Chdlltlon-sous-Baghevx (Seine). .

M. le capitaine des Portes, du 162* d'infanterie, tué en
'Alsace, le 21 décembre.

If. Paul Potey, caporal au 145» rég\ment territorial, mort
te 7 février 1915.

Af. ie iOHî-/ieu(enant C/aude-Pferre Pontet, du BffB* dMr*-
fanterfe, tu4 le SI octobre.

Af. Bmest Fuel, de Lédas (Tarn), soldat au 128* terri-
torial, mort A Meltnés (Maroc), le 5 novembre 1015.

Af. Joseph Olli-Lapruns, premier .secrétaire de l'ambas-
sade de France à Rome, tteutémmt au MO* régiment d'in-
fanteric, tué A lÀkens (Somme).

M. Robert Quércg, 21 anj, caporai au 819* régiment <r*K-
fonterie, tué le 17 octobre 1915 A Peethes (Marne).

Af. Louis-Jules Raby, âgé de 29 ans, expirait, & Fambu-
lance de Barlin (Pas-de-Calais).

Af. PAiJtppe Régnier, officier de réserve, tué U I dé-
cembre 1915.

Af. le comte Louis Remacle, capitaine au f cuirassiers^
détaché, sur la demande au 1" r^afment d'Infanterie, fils du
regretté, collaborateur du Gauiote, le comte Louis Remacle,
anc(#n préfet.

Af. le lierttenant Jules Rtboud, tué le 29 décembre, à rd#i
de 35 ans.

M. Georges Richard, de Reims, professeur 'de chant A
Parie, tombé en Aroonne le 17 février 1915, A Tdge de 82 ans.

Af. le sergent René Rinqvet, du 131* d'infanterie, fwd
le 25 janvier, dans sa 22* année, en Argonne.

M. rabbé Rivoailan, lieutenant au ...* d'Infanterie, mari
le 26 fanvier.

Af. Henry Robert, camelot du Roi du IX* arrondissement
de Paris, appartenant A la 2* compagnie du 24* régiment
dHnfanterie, mort le 25 eeplemore 1915, en Champagne,

Af. Jules Robert, tué le 28 xeptembrf, soldat au ...* refi*
ment d'fnfani ertç. Sa famille habite A Dieppe.

Af. Joseph Roo'neau, soldat au 48* régiment colcmiel,
tombé à Givenchy, le l"r octobre 1915, d 9ége de 28 ans.

Af. le eouj-ifeutenaiU Etienne Roiel, du 14f> d'Infanteries
tué le M mai 1915, à Neisvilte-Saint-VeMt.

Af. Philippe Rousset, maréchal des logis dfartUlerie, tué
le & octobre.

• M. Raoul Saillard, sous-officier mitrailleur, tué le 8 o*f#-
bre dernier.

Af. Georges Dut de Saint-Foule, administrateur en chef
des colonies, sous-lieu tenant tfuvjanterie.

Af. le comte 'Antoine de SaktOerrg, svar-Hevfenant m
wr,* régiment d'infanterie, mort le Tî décembre 1Ï15.

M. ie capitaine Pierre Salua, du 153* d'infanterie, mort 1*
tdéctmbre, a Vitry-ts-Françots. Avocat A la Cour d'appel,
U était le fils de M. Auguste Salva, ancien inspecteur géné-
ral êtes ponts et chai******.

M. Pierre-Marital Semie, docteur en droit, avocat pris fa
cour d'appel, professeur aux écoles de droit et de notariat,
tous-lieutenant de réserve au 50* d'infanterie, tombé le
99 janvier 1916, d VAge de trente-six ans.

M. te capitaine commandant d'escadrille ■ Maorie*
Mehlumberger, fils du eoloncL, tué le 22 novembre.

M. le commandant Jean de Sélancy, rfu1"4* régiment (f in-
fanterie, succombé le 6 octobre A ses blessures.

M. Robert SeiiU, cavalier au 27* dragons, tombé U
tu septembre MM4. _

Jf. Afaurice Seeond, avoue* • yereal'le*, capitaine am
•V rdaiment territorial d'tn/aillerie, vient de mourir des
eofte* de sa M*e*ure, le 18 février 191!, A C/iopftal mUitain
de Versailles. •

Ai. Afaurice Ségas, du 57* chaixeur* A pied, tombé te
I octobre 1915, décédé le lendemain A TambiUance^ a rdgi
Ée 21 an*.

Af. Jules-Aimable Sevegrand, caporal '(Tlnfanferle, morl
des suites de ses blessures.

M. Marie-Joseph Simon, {Us du otmseUler municipal ée
I*int-Ga"mi#r, mort le 6 fonotor.

if. Knél Simon, du 2* eiraltieur* aladrian*.

Af. rabbé Franc-Joseph Sovey, vicaire A Salviac, diocèse
de Cahors, décédé A CMpilal de Royallieu-Compiignel furie
Maladie contractée en eoianant l*e roidute.

Af. le capitaine François Slsfhneed, tombé le Q fm
Umbre,

M. Marius Stéve, sous-lieutenant au 7* taeeMrm "■fiff.

»*ur* afpfn*, tué le l janvier.

M. Jutes Totttmn, forgent ee"s> rétament tstmiorM, mort
U 1B •Maamorv lflS, a Thtpital maritime ta Tires*.

Af. le capitaine André Tardieu, du ....* batafUon me cime-
murs.

M. te tieutemnl Jean Teissier, tes charsenri atpmei tmt
te 5 janvier.

M. Padfudant Maurice Tisstmr, du S*8* d'infanterie,

M. la sergent Louis Tivtdre, du Ht» i^\fBKteetef mmesen

Srfl d*)»m*f»-TW*. It ét*K- avrareur^onsmtl o FM*.

Jf. Paul Trivé, K am, de ServavllU, soldai mu ^
lanlerie, mort le 4 juin 1916.

Af. Antoine Varstee, 186* t
fiste de Brenat (Pug-de-Dtime).

Jf. Geomges Ywnte, caporal, au 274' d^nftmtSffe, 28 ruu,

employé de commerce à Sotleville-lès-Rouen, tué le S ecto-
W19U.

_^ _^ *

M. Hervt Perrot du Vermug, sous-lieutenant eu tl* ruU
rus tiers, iombïle » septembre, A F Age dm itingf itrem.

M. ffenri-;Marcel Vignot, caporal su BT* de ttçne, *é%
a ianvtor IVIfl, dTafl* de 18 am.

Jf. te commandant BéUan de VHlemnt>*-Htusnpmi, eMSf
m l*tUWin. au -M«* de ligna, dVowdé sur te front, A fwmma
lance, I* 26 octobre, A guaranfe et un ans.

U. te.lieutenant d'artillerie Georges Vincent, fils Augéné-
rat Vinrent, commandant la puisse de Lyon.

M. Vuttt, sou*-ojf\cier au m* d'Infanterie.
Êoeeattete de Charonne (Seine).

U. FmUr Watiet, du syndicat tfei ovurterj n
toiles, de Brmnçnn.

Paris, 22 juin 1916, 8 heures.
Sur lei deux rivei de la Moubc, le nuit i «U marques par une
lirio d'att«<tur' proiw»e*efr i>ur l'ennemi, à la suite de irèa violente
tfeajbarde «tant?

Sur la riv gauekc, ks Alkan**4s ont attaqua nos Iranchéea

'las pentes nd du Mort-Homme Au cours d'un rfi «oinbat « la
ffrenade, nos troupes onlfcomptètcment repoutsé l'ennemi et con-
aarv* toutes \e\xn pocidona.

Sur la me droite, la lotie a continue âvec acharnement dans la
tifion a l'ouest et au i'jd du fort de Vaux. Hier, eu Un de soirée,
itbo puiaaanLc utlaque allemande a réussi A pénétrer dans un petit
boia au s*id-«^i du bois Fumin. (Joe aentre-eaUquc istraediate en a
chasse l'enncrti. Vers minuit, une nouvelle action «flensivo a eta
dirifie aur no? portions députa le bols Fumis jusqu'à l'est du
Chenois. 1">; << ax*ec des pertes sauglanica iu Pumm et au Che-
nola, l'ennemi s r ■ —: il prendre pied dana quelques-uns de nos
eleamats *«ascéa entre ces deux boia.

- Vers eVuï keurcs, une anaque A ]* freas** «ontre nos posi-
HctiB au nord da ta Cote 831 n échoué aon- Marfanx.

Nuit calme sur le reste du front, sauf «m Champnrne, où la
lutte d'artillerie a ele 1res vive aur le front Maisons de fluaainsiiii
Meeit Têtu.

La guerre aérienne : Dons la nuit du 21 au 22, notre aviation de
hatnbafuewKTit s tancé de nombreux projectilea aur Us meeme et
»*iea ferrèee «yApreinont. Graadpre, Sapfaegea, Roanatfrne,

Brieullca, sur les htvouacs de bma de Conaeovoya et lea éUbireae-

smaU mri.uu'■- au nord de Thionville. Une de nos escadrilles a
pris en chas*," un groupe d'avions ennemu venus dans l'intention
de bomhanler Ira viHagca i<- b vaHee de la Meuse? Au coure de
la poursuite, un de nos pilotes a abattu deux apocreus allemands
dont l'un ajf lombô, en flammes, au rffîrd-cst de SainUMiriiel, et
l'autre s'est ccrasf„sur le sol près du fort do Gônicourt.

BULIeSTIKS OFFICIELS ANGLAIS

(Fronl occidental.)

Londres, M juin WK, M heure» awr.
Le tait saillent de ces dernières vingt-quatre heures s etc. i'acti-
vité, des opérnlHNia de mines conjointement avec le bombardement
•les deux côtes, dans le secteur de Looa, où sous avons fait éclater
deux mines cl 1 ennemi une Une de nos mines a Où «étaler avec uq
franc effet contre an* fttfcne on l'eamnr arwwrttait au moment de
Faraososioii La nime abearande.a détruit un tsatil «iaaMat 4* bbm
tranchées , BMa> avons occupe l'entonnoir. Hier voir, dans le meute
secteur, no :s> avons surpeis on aarporUnl groupe anneau et lui
avens hmce ôVs gTooaucs qui lut ont causé de nombreuses perlée.
Dans les parages d'Aosp-cs et de Vitay, il 7 a «u une certaine
activité de ljTliilcric et des montera de tranchées. Autrement, La
jsmrnée a été calme.

Londrci, 21 juin Mt, II heures aotr.

On ne srgnale auc*jn incident important ; la yournéo o été tr*s
calme 60 deui cotés du front. Quelques bomber de Rient s ent eu
Ueu près d'Hébutrrne, dans ls vallée do Souciiez et à Fre4in»rhieD.
Lee erierol»o*^ aW> mnws coetument acaveasent prés de Neuville-
Safnt-V'nast et le stiliant de J^oa. Hier a», mot artillour» aperçu-
rent prés de La BMsée ene colonne allemande de prolonges trans-
portant drs nrfji.Kion» , ils roglérent leur tir sur nn groupe de cinq
4e ces prolo..^*, en toucliereiH nue et les cinq aaiilércnt.

SOUS LE CAKON DE VERDUN

Les domien t'iccèi que viennent de remporter les Irrm-
pee tlltmau'dcs dens la repirm de Varrx-TbmiTmont-Flcirry

ont prcnorjué du rblt franrjrs les commmtatrès aiixrrneii
bous onl aceouiiimés les ag-ives d'information et la pn-sse
•njuverneatenl..! s.

C'est toujours, n'Cui^ méthode, presque la même for-
mule ! "i'oîijr'jrï les Al'err?nfls « s'épolarnt en vaine as-
sauts n, pour revstir fenalesmit, au prix de pertes toujoura
« formiflabWî », à s'emparer de l'objectif de leur etle.que !
Citons par tsattayM le « Ttmp* ■ du *S join, qui commen-
tait oinsi Us neoef ollc-nandi DU bois Fumin :

« Des vanicï puiseanlua clo fanUsiins se sont lnncf^ee
rnooeailrcmi ri ,\ l'anaut de nos lignes. A la tin do la soirée,
l'ennemi pu( pi niircr dans un taillis au snd-esl du boit

Fumin, lequel l'etend1 à l'ouest du fort de Vaux ; une contra-
attaque rejeta Immédiatement tee assaillante. Vers minuit,
une nouvelle action offenirve fut dirigé* pur le* troupes du
kronprtBE contre l'cnoemble de-nos position*; depuis le boia
Fuinin jusqu'à l'ett du bois du Chénois (sud du fort de
Vaux) ; rtpouesés dans les deux bois, tes Allemands ont
réussi à prendre pied dans quelques-ans de no* éléments fni
t*nnediaircs. Etant donné les forces «n^o-gee* «t l'effort dé-
ployé, le résultat obtenu est tnaipni/isnf 1----»

Passons à l'affaire de Thiaumoot-Fleunf. Le radiogramme
officiel de Lyon, a3 juin, 8 h. «o, donne Tin/oTmaHion qu*
Ttnci :

« Entre la cote iit et la cote 3aÔ, aprtt plusieurs assauts
infructueux Us AlUmands ont réussi à enlever nos tranchées _
aie première ligne et l'ouvrage de Thiaumont. Une puis- '
•ente attaqne allcmaude, ajui,était parvenne jusqu'au vit-*
lage de Fleury, a été refouîée par une contre-ettscriie de ko*
troupe*. »

Comment se failwl alors que le radiogramme suivant de
Paris, a& juin, 5 h«uros, signale que a la lutte a pris un ca-
ractère de particulière violence aux abords du village de
Fleury » ? {

Cette méthode de la presse parisienne a eu cependant de* 1
oonséquçnces imprévues. Comnrent enpliqwer logiqoement
au public que les Allemands persistent ohms leurs aUaqnes,
si celles-ci sont aussi u vaine* l et aussi n désastreuses » ponr
eux que le prétend la presse parisienne? Le lieutenant-colonel
Boirsset 0 trouvé le mot de l'énigme : Les Allemands sont
fous ] dit-il aux lecteurs du « Petit Parisien u (aa juin) :

a Les historiens futurs demeureront épouvantés devant
leur obstination insensé» », qui, d'après ledit stratège, a a*
se peut plus jmtr&er maintenant par aucune conception
militaire a I

Cette explication prend peut-être encore auprès des lec-
teurs du « Petit Parisien n. Mais il y a, a Paris même, et
même dans la presse, des-hommes auxquels l'effort allemand
n* fait nuhament l'effet d'une folie, d'-una a atértla persis-
tance infernale s. Voila ee qwe vient décrira par exeanpla,
M. Charles Albert, dans un article inliluié : « Le canon de
Verdun » :

«Après noua avoir rabâché pendant de* semaines que
Venin,1 fut un coup de folie, on commence à s'apercevoir
que ce fut plutôt un coup de maître.

Ëh oui, an coup de maître, puisque l'Allemngne, par
Verdun, nons imposait une accéléra lion d* l'action des-
tructive- à un moment où, insuffisamment prêts, noua
n'avions aucun intérêt, nous autres, à ee que cette action
a'acoélérit.

Et Verdun, c'eaf encore aujourd'hui le maintien de> cette
action destructive au point où elle frappe exclusivement de*
éfemcnls considéras par tous comme irremplaçables dans
l'ensemble des forces alliées. . ,.

De quelque laçon qu'on regarde les chose*, Verdun nous
approrhe do l'heure où la France devra jouer ses dernières
cartes, c'est-a-dire, de l'heure où il va se décider s'il faudra
nous contenter d'une paix lmsardoiise, grosse do nouveaux
périls el de nouvelles violences, ou si nous pourrons vrai-
ment saluer la pnix d'où sortira la sécurité de l'Europe.

truand on sent que cette heure approche, que celte heur*
«et la, comment se défendra d une inquiétude tragique ? . . .-

11 ne semble pourtant pas que l'on pèche, k l'arriéra,
par excès d'optimisme. A la longueur de la tâche, on meaur*
■es difficultés Un voit le danger, on sent le poids des
fautes qui ont été commises, on redoule relies qui pourraient
l'être. On murmure, on chuchotte, on accuse, on se plaint.
Mais ce qui manque partout, dans tous les milieux, dana
toutes les classes, dans tons tes partis, c'est l'énergie pour
-traduire ce mécontentement sourd en de claires et ferme*
poussées d'opinion.

De «nuthe à droite, à de bien rares exceptions, il sembla
qu'on ne connaisse plus qu'un.- devise : loul absoudre, tout
ignorer, tout endurer. ïmI s'élève de-ci de-la, un cri de
vérité, un appel angoisré h lu raison et A la prudence, il est

amorti aussitdt par un tel ronron de fadaises, an tel concert
d'inepties, qu'il parvient 4 peiae jusqu'à as conscience

publique.

Aujourd'hui même, en une des heures les plus graves qu*
nous ayions encore vécue depuis l'ouvcrttrre 0>* événements
tragiques, n'ertfend-oo pas le journal d'Hervé, en an tou-
chant aceotd avec échu de Muurras, nossa tris signai que le
vrai moyen de eandurra nos arrrreae k la vàssoeaa, «'est de
hrseer bien tranquilles ceux qui n'ont pu encore moue dam-
ner la certitude, ai même l'imprassion, qu il* travaillaient
sans faiblesse pour la victoire ! ... »

L'auteur t'interdit patriotiquexnent de douter de la a vic-
toire », mais cette victoire même lui apparaît sous un joar
kraffique :

«Si nous ne voulons pas qne ie jour de la victoire aa
KVve sur une France de vieillards, de femmes- et d'enfants,

ai nous ne voulons pas donner raison à ceux qui soutien-
nent, au nom de la pitié, qaa nous n'avons déjà phi* le droit
d* combattre pour la liberté el pour la joatrea, U mm suffit
pas d* vaincre : il faut rainete esm* tarder.

VoHi ce qne nous dit, oVpurs trois mois, ehtqae msîfa,
fa canon ée Verdun.

L'en tendrez-vous enfin, le canon àa Verdun *»

Cette voix a au moins l'accent d* 1* HiroérrW.

SUR MER

Visite d'un eous-marin allemand ea Espagne.

Après les exploits du a Goeben » et du a Breetaa », s pria
Il prouesse merveffleBao d* 1' « Bmâen * et après Te* sr«es-
tu res stupéfiantes du iJHonw 1, vokl un wKrvel aVénerneat
du mime genre : la petwibj* visite d'un soen-marin allemand
à Carthagène. It cette visite noua fmirriil os* noureUa
preuve que les tentative* de chasser les sorra-tnartn* sOes
menas et autrichiens en Méditerranée sont restées vaines.

Voici fes f u 1 u :

Le îl juin, k 4 heures du matin, le sous-marin sliemsnd
1 V 35 » cet- entre dans 1* port d* Carthagène. C'est ta pre-
mier* fois, depuis 131.1, qu'un pavillon d* guerra sllemand
s'est montré dan* un port espagnol. Vingt-et-un coups de cav,
non* saluèrent l'Espagne, et les Espagnols répliquéroni.
D'après le* déclarations sW l'équipage le tous-maria serait
venu directement da Posa. Un Lieutenant d* marin* espagnol
Sa rendit à bord de !' « V 35 », où le commandant -" — -Ta1
lui déclara qu'il venait an mission officielle. Il était.en effet
porteur d'une lettre autographe de l'empereur allemand, qui
devait être transmise au roi Alphonse. Cette lettre exprimait
la gratitude huperrala ponr 1* traitement bienveillant de*
Allemands du Cameroun, Internée comme ou ht sait, aa
tSspagne. En outre 1* eous-marin apportait de nombreux meV
dicameirts pour la* internes.

Il va sans dire qu» 1* e^verwnoe'nt espagnol fat IsnrasV
dlatement avisé de la prèaeno* du sous-marin «t de aa* tth
tentions amicale*. Une foui* nombreuse ee pressait sur la*
quaU du port, et la presse ennemie elle-mênie ne ad* pas, qne
l'aeeaei] qu'on fit sux vsllJenta marine, fut aynipethlque.

Le serrétAire de l'amhaseade allemande de Madrid et l'aL
taché naval arrivèrent de Madrid par train spécial et S*
rendirent k bord du sous-marin, où le commandant texte
remit les documerfli officiels. Le commandant Invita cor*
dialejnent le* officiers de la marin* espagnol* à vlsltsr sa
■ous-marin ; cette vltlt* inUre*** vivement 1** hôtes eaps*
gnols. 11 va san* dira qu* hors des eaux territorislea de l'rav
psgno un véritable slèg* commença, »pres qu'on eut *pp*al
cet événement en France et en Angleterre. Le* réflecteurs aa)
torpilleurs ennemis fouillèrent la mer tout* la nuit. Ea vanas
A k h. i5, le aa Juin, le sous-marin sortit da port] taxai
l'équipage se trouvait sur ls pont, sslué par U foui* d* QeÉM

*trrigène. Bteneot tes panneani te fermèrent et le * ETS5 s
dJspersrsmit. Fn mer les ermetnis guettaient sa sortie. :Il-»e
peut ero/Ih» aa**tTdent *ncoTe,-la w V 38 » crneuoanrMrlefa ;
lï t fraisaiSf■(* barrage sanv être morevré. 'Il srvalt Tcmp&ai
«eh* I

(ht comprend facilement qne la pressa p^riitnvne eott
quelque peu perplexe. Un rantimant d'admiratien nferé e*s
rarine lu! ftrit dire que ce serait précisément le k î.' 35 u qni
auratt emtti le « Provinet a, qu'il noriit en onTre cottat,
avec ton érralpege de 3o hommes, cinquante autiw'mvrm,
etc., etc. An sujet de la population espagnole, qui fte cacha
point et» admiration pour l'exploit mervelileax du eoaa-
anin, le « AfoUrr » eMt :

a i*yop*si*tion de la viHe, rsnssee sur le quoi, aflvndeit
le départ du sooi-rmirfn aHernsrisd. »
i*ilpns eette plaieantc?rie, afin que 1* note gvs? ne
p*e fc noBhe récit.

de guerre kUI

Vienne, *3 juin-MO fWScà>f)
L* -Ï5 Juin matin, un de nos sous-marins a coulé, dans
b d'étroit ûTOtrante, un crOisaiir-uiixiliaira de la classe
eJPrineipe Umberto* qui était accompagne par un destroyer.
Ce dan-nfer pouraufvit le sons-marin, retourna fur le Ken du
eotaaag* et y fut également coulé par le sous-marra.

Un paquebot anglais capturé.

Vlissingen, 23 juin uTB.
Da* pêcheurs arrivas ici racontent qu'un paquebot de ls
* HejTOfc;»-t.bM a a été capturé, ce matin à 3 heures, par des
torpilleurs allemands prèe du batcau-pharc de Scbouwen-
bank. L* paquebot a été conduit à Zecbrûgge.

g La Haye. U juio MIS

(Dépêche particulière de la ■ Gazette d* Fraic/orl t.)
la paquebot «arpture par les torpilleurs-*n<mands est pro-
bablement le a Bruesela ■ qui t quitté Rotterdam' le "jeudi
•air. L* a Bruivle » était chargé en première ligne de vivre*
(eau/a, margarine, eto.J. Il y ivail a bord des voyageurs,
earatinai 5o réfugiés belges et *4 Russes

Un bateau-fou coulé.
Satan ume dépêche do l'Agence u Centrai .'Vews a, on tp-
prend k finaet-Yarmouth qu'un bateau-feu, situé an lanpe rie
It oOta d* SufTolk, a été coulé par une mine. Qirtq lioronari
l'équipa3" ont été noyas ; plusieurs survivanls, gnève-
*, ont été débarqués k Yannoulh.

LA GRÈCE VIOLENTÉE

Ainsi que nons l'avons annoncé, ha quatre puissances de
rTntenta ont remis au gouvernement d'Alhèues une «Ois
«sjgceut ; b. démobllisiilion de l'armée, le remplacement dJ
mlrustere Bkouloudis, la dissolution do la Chamb.c et 1*
iwnplecernent des fonclionnaires de police par des pei*au-
uaam ebaiels au gré de l'Entente. Au cas tiù le gouverne
ment n'sdhérerait pas i ces demandes, a il lit *eul rop0"-
eeblm de*événements qui pourrsyent advenir p;ir la suit* '
L* nassrase csa-eila évasa claire >

C'est aa vaVtUhle ultimatum posé k la Orèce par ls
Franc*, la Grande-Bretagne al la Russie. A e*t trois p*0*
est Tanna» s* joindra lllahe, qui participe déjà au blocu" ée*
eOtea fresque* srvee las flottes alliées. Ces qcatre puissances
ont epawvé leur note par une manifestation nevula : l*ur
flotta t erciW devant 1* Piree, prête ê débarquer des troups)
et à les fstrv aiaxabar sur la caphala.

Le M(H« Orkee a àCi eIncTIner devant la menace.
• accepté lee exigence* qui lui ételent posées. M. Stculoudi»
 
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