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GAZETTE DES A R D E N |SJ I

RISONNIERS DE VERDUN

i* tout ma

La « Galette de* Ardennea » commence anjour-
Vhui la publication ds la liste de» pi-LsonnnTs français
faits autour de Verdun.

Attendons-nous à ce que les propagandiste» de la
politique officielle du gouvernement de Paris s'effor-
cent, par tous les moyens, & infirmer ces listes comme
ils l'ont essayé à plusieurs reprises. L'eaactilude scru-
puleuse, avec laquelle a été établi» notre liste de» pri-
sonniers de Verdun réduira à rien ces malveillant» ef-
lorl».

Ce qu'on n'a jamais infirmé du reste, c'est le chif-
fr» global des .155.000 prisonniers internés en Alle-
magne. '

En contribuant à renseigner le peuple français et,
«71 première ligne la population du territoire occupé
sur le sort de ses fils, nous avons conscience d'accom-
plir une œuvre humanitaire et rtbus la continuerons.

Récapitulation

'des prisonniers non blessés faits dans Us opérations au-
tour de Verdun et déjà publiés dam les précédente»
listes parue» dans la m Gazette des Ardennes ».

CuEta

r

NI

164

136 » Avril 1916

29 Mars 1916

ai —

Total

Burg

A reporter.

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Kl DOTS»

2 Avril 1916

3 -

6 —

7 —
lï —
14 _
16 —
1» -
21 -

,23 —

19 Mars 1018
17 —
19 —

II —
21 —

M —

29 —

11 Avril 1916

12 —

lî) .Mars 1916
21 —

Itrport.

A reporter..

1.149

B Avril 1916

7 —

H Min 1916
21 Avril 1911

23 —

24 —
26 —
28 —

30 ' —
1" Mal 1916

24 Min-1916

28 —

29 —

17 M»rs 1916
2» —
9 Avril 1916

Report.

Hammelburg

Heubery

A reporter.

Trial

Ju DûB

106
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104

103
263
219
195
213

19»


45

29 Mari 1916
2 Avril 1916

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19 Mars 1916

22 —

Report.
MescheS»

Talal jtslnl .

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III

4)
86
97
100
101
87
86
84

na

107
101
170

m

219
1*2

S 947

Ces 8,974 prisonniers sont compris dans les 274,981
noms déjà publiés jusqu'au numéro 243 ds la
• Gazette » du tk août 19/6.

Nous possédons maintenant la plus grands parti»
des listes de» prisonnier» faits devant Verdun que nous
publierons dorénavant d'une façon régulière et dans
une proportion plus élevée que cela n'a été le cas jus-
qu'à présent.

Bar la rive droit* de in Meuse, IsombanlemcLt intermittent de la région
dt PTaory et da Vaus Qispilri.. Dans ica Voiaca, □» coup da mata
ennemi, précédé d'an bombinlrmenl tor un saillant dé nos lignes no
Nord Ouest d'Allltirca, n i ou. aucun taooès et a causé des perles soi
aasa.li.mts

La guerre aérienne ' Sur le Iront da la Somma, nos orions ont lirré.
nier, qomié combats i uu appareil alleuiuud a été abattu entre Herlj et
lUUmn.iltert ; doux autre» appareils ennemis ont été contrainte d atterrir
après combat dans In région do Comliles. Dons la ]onrnee du 0 août et
dans ta nuit du y au 10, nos cscndrilloa de bombardement uni rite, lue lea
epérations tintante! : qaatre Yme;t-dix abus sur laa caret du Iront Loaat-
(raj-Combles Ibommé), cent Mnte-buil oboa sur la gare detiuuj, qua-
raata sur celle d'Aplllj, trfnta bult sut nna batterie ea actinn daoa la
région dé Notob, qoiasa eur la gara da Daiancourt (nord est de rtelmil,
quatre nngt-duuic aur laa gares de tspiocourt, Damvsllcra et les bivouace 4
euTieonoanls |r^glon de Vcrduni, soit an total quatre cent traire projec-
tilaa.

BULLETINS 0FPICIEL8 ANGLAIS

{front occidental.)

■ tondret, B août 191A, 1 h. cl 9 h mit.

L'ennemi, après ara tmq tentative» Infructueuse* d'hier an
Nord et a Vl'M de Poutre», ne *>»t livr6 a. aucun» nouvelle atta-
que d'uiianlcric, maie il maintient un lort" bornbardemcrit d artilla-
nc aur ce Iront et aur (Taulrea acclcura de la iona da batailla.
La nuit ili'rmérc, nus troupes oui poussa da l'avant a certain» en-
droit», o LBm du Duia doa Ircme». Le combat continue aux
aborda «le Guillcmonl, prô» de 1» gare. Daaa 1a parue Sud du
•aillant de Leipzig, l'ennemi a fan une tentative d'attaque k la
grenade aur noa lignes, mais elle a ete facilement repoussee. Au
Nord de Rocliiicouil, dt ui de noa dotachcraenla d'assaut ont réussi
t pénétrer dan» lea lignes allcmandca «tir laira aauter quelque»
abna. Une oacadrilia ennemie de Un aéroplane» a lentô, hier,
da franchir no» lignes pour ae livrer i un» expédition d» bom-
bardement, lut de no» patrouille» olTcnaive», compo»ée de quatre
appareil» lui a coupé 1» retraite , les avion» ennemia ae sont aua- .
sitôt diéfiivcses cl H aont repliée précipitamment, poursuivia par
notre patrouille. Deux de» aéroplane» ennemie ont été contraint»
d'atteiTir dcinére leur» ligne».

Nous avons reallve une progression d'environ quatre cela»,
métré» au Sud-Oural de Ouillclnonl, où le combat a» poursuit aux
abord» de la ((4,rc. L'ennemi a ding» contra no» Iran cité ea, au
Nord-Ouest de l'oziérra, quatre attaques au cour» dtsqucllea II
a tait de nouveau usage .de liquides enflammé». Lea troia pr*-
mièrea ont complètement échoué, mais 1» quatrième lui a permia
d'occuper environ cinquante mèlrca de noir* tranché». Lea Alle-
mand» ont violuinciil bombardé Longucval, 1» bol» dea Foureaux,
Poutres e( le» eewioiis de MameU Sur le rc»U du (ronl, journé»
calmo qui ne ae aiBiiale que par une certaine activité d artillerie
dani le saillant de Looa el vrra Givenchy.

Londres, |Vil 1918. 1 h. et II h. soir.

Dans le voisinage de Gu.llcmor*) aucun changement depuis
hier. Au Nord do Poxiérr», nou» avons quelqua peu progrea»* à

i l' * ii h. lu ■ « i nnemice et fait 26 pri»onniera Han»*

le MUaDl d'Ypr**, entra lel.ing Dellev-arde- «t le canal da nier,
l'ennemi K. viole m nie ni bombardé noa tranchéea la nuit dernier*
de Ti heure» a minuit et a éraia dea gaa toxlquea aur un vaata
front. Ce» gaz ont eu peu d'effet et quelquea attaquée partiellaa
n'ont paa fcu&ii t pénétrer dans no» lignes.

La» tt(tapa» australiennes ont lait progresser no» lignes sur un front da
■ta Cent» métro» et une profondeur de deux cent* jnétre» ao Dord-ouoat da'
Pozièrcs l'urtout aillear» on ne signale aueun changement important
dan» la'silu lion. Notre artillerie, (uùce, an concoor» d* noa aviona, a
détroit plusieurs eanous ennemis et (ait sauter an certain nombre da
dépota de niiiuittoai Lies Louibea, jctiïea par noa aviateurs, ont déter-
mine an iiierndi» rtn:n on tram. L'aviation allemande a montré ploa
d'activit6 tout en a'efloreant d'évltar lea reocoolroa No» »éropl»n»a »t
notr» leu il'infanterie <v>l néaonroins endommagé plusieurs de aea appa-
■aib.

% Undraa, 10 aoOt 1018, midi.
La nuit dernièra a été eu gOuéril plu» calma aar notr* Iront L'en-
nemi a tuult l'iis violemment bomburdtt noa lignea an toleit do boit
dea liùnc». .Nurj» atoas poarsuivt notre progression an nord-oiiost da
Pajriini t mou* pn» pc*»'»sion de tout no» lAjevllt» dan» o* tecUai.
Nous sommes en train de lot consolider Non» avoua lait an ontre
aoiianlc •Imii'e prisonniers Mous avons etéenté un coop d» main contra
nna snp'' MÊtkwkt au sud d'Arraa en inlligeant quelque» perla* an»
Allemands L'oe tcotatite analugae d* l'ennemi contr* ne* tranchée* aa
nord-onesl d'Ilullueli n'a ea uueua aaccoi L'ennemi a fait eiploaer
san» résultat une mn>o uii sud de Loo»'.

T_■ A. GUERRE

' ■ L'EMPEREUR A LA SOMME.

* Cerli», 11 août tofflciel)

S M rr-mpTi'iir inipecU, a son retour au front Oiieat,
les Ironpr-s tenant la rôle d« Flandre, ainsi que la mannB.
11 »c rcmilat rnsnile d'abord dana la région da la Somme, od
il cxpnma'fl'ft troupes rninfoiilfanle* et é leurs clu fi sa gi.ili-
tude et »' s fi licitaliuns. A ce» occasions ^a M.ijrsté salua du»
'ioudu rcvcnanl di) co.miiat.

LES AVIONS ENNEMIS TOMBÉS EN JUILLET 1916.

Un communiqué officiel allemand du_g août publie 11
liste complète des nvions ennemia tombés cnlre le» maini
dea Alleuiniids au courant du mois de juillet. Cette liste,
renferme, de même que celle dressée pour le moii de juin,
dea indication! exactes sur le type de chaque appareil ainsi
que lea nom» des aviateurs fatta prisonniers Ou lués, en tant
qu'ils ont pu être idcntiliés, La liste comprend nS aéroplane*
anglais et ao aéroplanes français. Itou» donnons ci-dessous
lea noms des avialeurs françon ;■ dont l'identité a pu être
établie :

Lt. André de Germes ; s.-off. Charles Hardouiu ; Léonce
Mutin ; comte da Plande Sieycs de Vevnes ; lu. Angot et
Ctccoli ; It. Jean Raty ; cap. iMhart et Bris ; a.-off. Gau*s«i
de St. Pol ; Aspirant Bouderie ; s eff. Alb. Peltier ; lia.
Perrault et Lchmann ; It. Ronnean ;_adj. Colin ; mitrailleur
A?icx ; cap. René Blanc et i.-lt. Bayard ; ».-U.-,Giaconel!o [
s.-off. Waldmann ; Lt. Boissnn ; a.-lt. Th. Schmouker et
cap. P.'Pierrard.

Au total il s'agit de 48 appareils ennemis. Le» pertes allt-
mandes sur terrain ennemi sont de 6 appareil* seulement.

Faisons remarquer, en passant, qu'il est évident que lté
communiqlifs français comptent comme a abattu» » fou*
les appareils allemand* qu'on a vu dexendre en vol plané k
l'arrière Ses lignes allemandes, sans qu'il soit élab{t s'ilt
ont été touchés ou non. De cette façon le» chiffre» cité» dan»
le» bulletin* français dépassent de beaucoup la réalité.

■ Le communiqué parle ensuite de l'invitation faite déjà
daoa la publication du mois da juin, demandant que loi
commandements anglais et français fassent aussi connaître)
de façoQ#plua précise le* aviona tombé* entre leurs maioa
afin que le jeu des nppareila allemands détruit» san» q'i il
soit indiqué de chiffre contrôlable, soit placé sur un* bas*
concluante,.

Ainsi qu'on l'avaîl Attendu, cette inflation n'a pas eu d*
■accea, et il en sera de même, pour de bonne* raisons, ^our
cette nouvelle statistique. Par contre, continue la communi-
qué allemand, le* adversaires de l'Allemagne proclament
que le nombre élevé de leurs appareila tombés entre i ci
mains s'explique par le fait que les aviateurs anglais et fran-
çais cherchent toujours le combat au-dessus de notre terri-
toire, tandis que nos sviateurs ne se laissent apercevoir qu*>
rarement au delà de noa ljgnea

Pour ïrionticr combien ridicule est ce prétexte, il suffit
dt rappeler que tout récemment encore, l'atlaque d'avions
français sur Carlsruhe o été motivée par le fait de rcpiésail-
laa pour les innombrables alt^iues de nos avions sur de*
localités françaises situées dans la /une d'opérations en ieiiiir>.
On semble avoir, d* l'autre côté, une bien couile mémoiiû.

T3UCCÊS TURC,

Le communiqué officiel turc du ra août signale de nou-
veaux combats sur le front égyptien :

l.e 9 août le* Anglais attaquèrent avec de la cavalerie et
d* l'infanterie, renforcées par de l'artillerie et des mitrail-
leuiea, les positions turques aux abords de rotin Le combat
dura i3 heure* cl se termina a l'avantage des Turcs, qui
exécutèrent d* violentes attaques contre le» deux nîles d*
l'ennemi ; lea Anglais subirent d'énormes pertes e| se retirè-
rent dans la direction de Romani. *

L* communiqué turc du io août signalait que, d'après
la* récita d* prisonniers fait* dans les comlilats de Kalia, un
régiment anglaia d* cavalerie aérait complètement anéanti
•t aurait perdu tous tes officiers.

APRtS L'EVACUATION DE GŒRZ.

Noua avons expliqué ici-mfme les raisons de l'éva-
cuation de la ville de Goerz par'les Irounca austro hon-
groises. L* correspondant du k llcrlincr Tageblatt u au
quartier de la presse de guerre de l'armée nutrichîcnno
confirme ce point de vue :

La garnison héroïque de la tète de pont de Goorz s'est
maintenu* brillamment depuis quatorze mois enntre la
supériorité numérique italienne dans une position <jri'm ne
comptait pas conserver au dt but de la guerre, car la première
ligna de déferiso projetée suivait la m o gaucho de l'Isouzo.
Grâce k la bravoure de l'armée do l'honzo, il fut cepen-'1
datât possible d'empêcher la pri*>i! de tiuvn. Les derniers
combats ont égalomonl prouvé la supériorité morale et

physique du dclm cm Depuis le «'. auiit il ni-1 prrs midi,
noa troupee ont confia m iticnl' ivdou*-1 hs Mt.iques ila-
liennes, d'um.' vinl -iii i- »..i i-, jm reiVi I i !> . Lui |tri-

■onniers dans ce temps 72 ofliciors et plus de 2,900 homroei
(ce chiffre s'est accru à plus da 4,000. — La lUd.).

Aujourd'hui lea troupes de défense ont évacué sur
ordre, après avoir faït>auter les ponts da l'Isonzo, la têt*
de pont et se iont retirées sur la riva gauche de l'Isonzo.
La raison de cette retraite était que la garnison ne pou-
vait protéger, çpalgré sa persévérance héroïque, ta ville de
Goerz contre Te bombardement et la destruction de la paît
des « libérateurs ». Aussi fut-il jugé bon de lui épargner
des pertes inutiles.

La perte de la ville de Goerz n'est qu'une égratigoura
fait* i la cuirasse austro-hongroise. C'est un'da ces succét
locaux comme la grande oflensive combinée des Alliés en
i réalisé à l'Est at à l'Ouest, en Galicie et sur la.
Somme, sans" avoir réussi pour oela.l modifier sensible-
ment la situation stratégique en'leur faveur. Ces succès
locaux sont toujours réalisables, quand cm y met i» pria.
Et l'Isonzo a coûté terriblement cher a l'armée italienne.
Ce qui seul importe, c'est la rupture da la situation stra-
tégique, partout favorable aux Puissances centrales, Or,
malgré les plus grands effort* combinés, celte rupture n$
t'est produite nulle part. -

Autour de la Guerre

UN RAID IMAGINAIRE.

Depuia quelque temps las journaux parisiens consacrées*
d'énlbouaiasle* commentaire* à l'exploit d'un certain lisutav
nant-aviateur Marchai, qui aurait survolé "Merlin at set
tombé plus tard en captivité autrichienne, à la suit* d'un
atterrissage: forcé.

Le* récits parisiens soulignent avec uns Insistance partt-
eulièra, qu'au lieu de jeter dea bombée, l'aviateur français
aurait laissé choir inr la capitale allemands d'tno//eru(o*a
proclamation», déclarant qu« l'aviateur français aurait fa
bombarder la capitale allemande, tuant femme* et enfanta,
mais qu'il a préféré n* jeter que ce* feuilles d* papier, sis ■

En répons* à ce romanasqu* récit, sur laquai tout* lt
pressa parisienne a brodé s** commentaire*, I'offlclelas)
« Norddeutsch» Allgemeine Zeitung m A» Berlin réiabUt la
simple vérité en déclarant :

i. Aucun aviateur français n'a été vu au Berlin.

». Fa* un stiuVexempIiir* d* la dit* proclamation n'a 4M
trouvé ni k Berlin ni dans I** environ*.

3. La prétendue a possibilité d* bomb*xd«r Berlin» h'***
d'ailleurs, qu'un pieux désir. Un raid de cetU étendu* «reliât
la possibilité d'emporter de* bombes, tout 1* poids transpoav
table étant représenté par la benzine nécessaire.

4. Les atla^me* criminelle* contre des villes ouverte* lit**
mandes, comme par exemple Karlsruiie et d'autre* localité*
de la Forêt Noire, ont suffisamment montré qu* lea aviateurs
allié* n'éprouvent aucun scrupule a s'attaquer criminellement
à la paisible population civile et à tuer des femmes et d*s
cnfanls.

VAILLANT PRISONNIER.

Les journaux suisses rapportent 1* fait suivant : .

A Mouisdol-sur-Loire un* femm* d* Lyon tomba staj
pont de la Loire dana le fleuve. Un prisonnier allemand, ojtal
revenait de BOt) travail, se jeta k l'eau et sauva la personne

en danger. Lui-même fut pria dana un tourbillon, au mo-
ment où tl allait g.ipucr le bord et a* noya. Le nom d* oa

sauveteur, qui paya de sa vie sa belle action, est Bruno FahL

* LA VERITE EN MARCHE.

D'après des nouvelles venant do Hollande la peupla aa>
glais acquiert de plu» en plu» la conviction que la version alla»
mande de la bataille mtval* du S1 ..... i;.il, est exacte, tandis
l*N le ciunmuuiijué de l'amiralissiiue Jcllicoa est une d*s>
i-ription nr*angée. Cette conviction l'appui* surtout sur la
fait (;ue la presse anglaise a été avilie de na pa» publier «t «Va
ne pas démentir la répliqua allemande au communiqué oftV
cil'1 anglais, ainsi que sur la récente interdiction, de 1s part
du gouvernement, d'une .manifestation publique de grati-
tude a l'adresse des amiraux Jetlicoe et Beatly, laquelle avait
été propose par le Parlement.

L'OPINION D'UN INTERVENTIONNISTE.

Le député italien Arturo Labriola, partisan d* l'interven-
tion italienne dans la guerre, déclara dana «Jtomna da
g aool que l'offensive générale dea Alliés a commencé, mais
sans avoir apporté la décision altendu*. Et l'hirsr *p-
proche, sans que la lin de hostilités puis»* être entrevu*.

Le* gouvernants et le* journaux de l'Entent* signalent
comme but de guerre l'anéantissement dea Puissance* cen-
trales et le détrônement de leurs souverains. 'C'est là une
stupidité énorme, car mém* aï c'était possible, on na par-
viendrait par cela qu'à consolider l'hégémonie de l'Angl*-
terr* sur mer. Cea déclaration* ridicules n* font qu* poua**r
les Puissance* centrale* t 1* résistance la plu» acharné*.
L'Entente possède la supériorité en. homme» et ea
moyen* (?), mais les Puissances centrales jouissent da la
supériorité technique, «t leur organisation leur permet de
déployer leurs force* da résistance jusqu'à un degré inouï

EIM . FR AN CE

PROPRIÉTAIRES ET LOCATAIRE». •
Sou* ce titre, M. Henry Chéron, rapporteur du nouveau
projet da loi sur les loyers, s publié dernièrement dans le
c Journal » un Intéressant article dont voici le* passage» es-
sentiel* :

«Il y a, en France, 7,5co;ooo propriétaire* sur ii,40a,oQo
ménagea.... „ '

Sur près da g millions da maisons, plu» de 8 millions
représentent un revenu qui ne dépasse pas 6oo fraoeî. Encore
faut-il déduira d* ce chiffra las impôt*, le* assuranca* et
la* réparations.

À Paria, il exista, i l'heur» actuel!*, non 'compris iss
locaux loués meublé* dans Isa hôtels at les garnis, i.oj^Sa
locaux affectés à l'habitation. Dan» ce nombre, le* loca-
ments d'un loyer inférieur k 5oo franc* entrent pour plu»
des deux tien. 137,59g seulement ont un prix de location
supérieur i 1,000 franc*.

La valeur vénale de la propriété bâti* en France était
estimé* en 1914 k 67 milliards, sur lesMtfuas* pesaient près
d* g milliards d* dettes hypothécaire*, *osl environ 14 %
C*tta même propriété bâtie donna à l'Etat, aux dép*rt*menU
et aux commune* près de 400 millions d'Impôts annuels.

Voilà le* propriétaires ds France. Ce «ont, en lm#nesua
majorité, d* petit* propriétaires.

Trop souvent, on na, songe, en parlant d'eux, qu'aux
détenteurs d'importante* maisons d* rapport, qu'aux gran-
de* société» propriétaire* d'immeuble* I Cela, c'aat l'intima
minorité.

La plupart du temps, aolt à Paria, soit en province sur-
tout, 1*> propriétaire est un modeste contribuable, ancien

ouvrier ou petit commerçant, ayant gagné sou à «ou ce qu'il
posséda» at ayant parfois acheté quelque maison aneiaane,

nécessitant chaque année da lourdes réparations.

Dans beaucoup d* petite* vill** d* provins*, le» revenus
n'augmentent pas. t\ part da rare* exceptions, I* commerce
a plutôt tendance k y fléchir. En revanche, II y s uns chose '
qui s'accroît sans ccise, c'est la chiffre de* centime* addition-
nel». Et quand, bon an, mal an. 1* petit propriétaire bouol*
son budget, «n temps d* paix. Il lui r**t* souvent tout juste
d* quoi vivre, d* quoi vivra tria modestement.

A l'heur* actuelle, par suit* de* moratoires succeuifs,
I* petit propriétaire e»t dans un état voisin d* 1» misera
On lui a retiré ses revenus, on lui ■ laissé im chirge», y
compri» l'Impôt.

Parloni maintenant des locataire*.

Depuis la guerre, on peut las classer en quatre catégoriar

Il y s d'abord le* petit* locataire* mobilisés qni, p«r
suite d«* cette mobilisation, ont été privé* d* leur traitement
on d* leur lalaire habituel, et qui ne reçoivent pa» un* «oM-
égal* ou lupérieur* 1 ce traitement ou «alair*. Il e*t tu«t*
qu'il» soient exonérés. Avec quoi pourr»i->nt-lls j>y*r leur-
loyer* t

Voici, en second lieu, le» petits locataire* non mobilieé!
Ceux-là sur«ient peut-êtr*. sans la multiplication de» mo
ratoires, payé tout ou parti* du prix de l*ur bail. Mais H
faut tenir compta de* circonstances. «Un n* peut soosfar »
leur réclamer tout à coup un gro« arriéré. La eoramiatuon
sénatoriale les fait bénéficier, pour 1* pawé, d'un* preaotnp
tion d* détresi*. Pour l'avenir, ils iront faire valoir devant
la commission arbitral* les motif» d* réduction ou d'tto
nératlon qu'il* peuvent avoir k invoquer.

Arrivons aux locataire* occupant de* appartement» ,on
d*s logement* plu* important».

Qu'il» iol«nt mobilisé* ou non mobiliaéa, Ui ont pu, pa<
le fait d* la guerre, • privé», ioit dea avantage* dV '
chot* louée, aolt dea ressource» nécessaire* au payement m
leurs loyer*. La commission arbitral* appréciera les»
situation.

Mais U 7 a une quatrièma calégori* dont 11 faut hit

Carier : c'est celle dea gens dont 1» guerr* n'a point alts
a revenu», ou qui ont conservé de* ressource* trè* »»
tes pour p«y*r leur propriétaire, ou encore qui f*g'' 1
beaucoup plus d'argent qu'en tempi d« paix et qui5 n<
moins, ont pris, depuis la guerre, l'habltud* a* ne 1
acquitter leurs termes. Il faut rappeler ceux-là sut r.1
du droit at d* l'honnêteté. . . .

«Qui peut payer doit payer», voilà la règle dont, '
commission sénatoriale »'est Inspirée dans ses résolut
 
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