Goupil-Fesquet, Frédéric ; Vernet, Horace [Oth.]
Voyage D'Horace Vernet En Orient: Orné de seize dessins — Paris: Challamel, Éditeur, 1843

Page: 194
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Visite au consul anglais.— L’évêque anglican.— Adieux aux pères de Jérusalem.—' Dernière visite au Saint-
Sépulcre. ■— Le portrait du roi des Français. — Khan de Biaré. — Naplouse. — Caravane d’Arméniens.—
Les Samaritains. — La plaine d’Esdrelon. — Le mont Thabor. — Djenin. — Les abords de Nazareth. — Ba-
taille de Nazareth, de Cana, et du mont Thabor. — Couvent de Nazareth. — Les Franciscains. — Le monas-
tère. — Belle pensée d’un moine. — L'église. — Boutique de saint Joseph. — Table de la cène. — Colonne
miraculeuse. •— Fontaine.— Samaritaine.— Femmes maronites.— Saint-Jean-d'Acre.—Couvent d’Acre.—La
ville.— Jardin d’Abdallah pacha. — Aqueduc de Djezar. — MAL Barizoni et Fiorentino, officiers égyptiens.
— La Bastonnade.— Citadelle.— Galériens.— Le gouverneur au bagne.— Délits.— Tortures.— Supplices
divers. — Tempête. — Les oreilles phosphorescentes des mulets. — M. Catafago fils. — Retour et chants au
bord de la mer. — Le général Soliman pacha; sa maison ; son humeur. — Dîner chez Hassan capitan. —
Tente d’un général en campagne. — Sour et Seïda. — Tyr et Sidon. — L’Emir Bechir.
De retour à Jérusalem, nous visitons la citadelle devant laquelle un
factionnaire égyptien monte la garde, armé d’un fusil à bayonnette
flamboyante.
Le 18, courses et épreuves du daguerréotype : nous passons la soirée
chez le consul anglais.
Le représentant de l’Angleterre vient avec sa femme nous rendre la
visite qne nous lui avons faite ; leur politesse nous charme à défaut de
l’urbanité des Français qui n’ont point encore ici de représentant. Cet
honnête fonctionnaire a été le précurseur de l’évêque anglican qui eut
plus tard fort peu de succès à Jérusalem, comme on a pu l’apprendre
par quelques journaux. 11 était parti de Londres avec sa femme et ses
six enfants aux frais de son gouvernement. Arrivé à la ville sainte, il
cherche une église, un auditoire, des fidèles ; et sur ses pas une popula-
tion ébahie s’écrie en le voyant : uno vescovo! un évêque!!! Puisa la vue
de la femme : oh oh ! una vescova ! une évéchesse ! et lorsque les petits
ont apparu à leur tour, la foule pousse une exclamation suivie d’un fou
rire : santissima Maria! vescovini! sainte Marie, des évêchons ! Le bon
évêque goûte peu ce genre d’enthousiasme, néanmoins il se persuade
que le spectacle de ses vertus privées et publiques lui fera rendre toutes
sortes d’hommages. Hélas, il entend, au sortir de sa maison, des imper-
tinents qui, pour exploiter le préjugé du lieu, l’accablent des plus gros-
sières injures, lui disant : fils de Juif, retire-toi! et, en effet, une publi-
cation répand le bruit parmi les habitants de la Palestine que l’Angli-
can est un Polonais descendant direct d’un Juif converti. Ce motif seul
suffisait pour rendre l’œuvre de Monseigneur difficile: pourtant plein
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