Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Hrsg.]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Hrsg.]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 9.1887

Seite: 177
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La pyramide de Mirinri Iek. 177

Eine genauc Untersuchung der Eigentûnilichkeiten der Méthode seiner Umschreibungen
wivd wohl erst ermOglichen, ans denselben mehr Gewinn fur die altère Aùssprache zn
ziehen.

Nûenbbeg, November 1887.

LA PYRAMIDE DE MIRINEÎ IEE.

pak

Gr. maspero.

Elle est désignée sur le plan de Pekbins par le numéro 8°, et a été ouverte par Ma-
riette dans la première quinzaine de janvier 1880.

Ainsi cpie j'ai eu occasion de le dire ailleurs, Mariette n'avait pas voulu croire que
le tombeau ouvert pendant le printemps de 1880 fût une pyramide, celle où reposait le roi
Pepi rr : c'eût été contraire à la théorie que lui avait inspirée l'étude des nécropoles de
Gizèh et de Saqqarah. Il se résolut donc à ouvrir une pyramide encore assez bien conservée
pour qu'on ne pût garder aucun doute sur sa forme et sur sa destination primitive : si la
chambre du sarcophage ne renfermait aucune inscription, c'eût été, pensait-il, une preuve que
le monument ruiné, sur les murs duquel on lisait le nom de Pepi Ier, n'était pas le sépulcre
de ce prince, mais un mastaba de grandes dimensions. Parti de Paris dans la première
semaine de novembre, il trouva, cependant assez de force pour ordonner la reprise des tra-
vaux dès son arrivée à Boulaq, et mit les ouvriers à la pyramide n° 8° de Perring. Comme
pour le monument de Pepi Ier, les fouilles étaient payées sur la subvention de dix mille francs
que le Ministère de l'Instruction Publique de France lui avait accordée dans les premiers mois
de l'année. Quelques jours suffirent à déblayer l'entrée, et Mariette se trouva convaincu que
sa théorie était inexacte, que les pyramides pouvaient contenir des textes comme les simples
tombeaux, et que le monument récemment découvert était bien la pyramide de Pepi Ier. Sa
maladie, qui allait toujours croissant, l'empêcha d'aller examiner lui-même la trouvaille qu'il
venait de faire : il y envoya son ami Brugsch-Pacha, escorté du conservateur-adjoint du
Musée Emile Brugsch. La visite eut lieu le 4 janvier 1881 et Brugsch-Pacha en rendit
compte dans un article inséré au numéro de janvier de la Zeitscln-ift.* Quelques jours plus
tard, le 18 janvier, Mariette mourut. La pyramide, fermée provisoirement pour la mettre
à l'abri des touristes et des Arabes, fut rouverte en 1882, et partie estampée sous ma direction
par MM. Bourgoin et Piehl, partie copiée par moi.

Perring la décrit en quelques mots :

«Pyramide n° 8 de la carte. — Elle est appelée par les Arabes Haram es-Sayadîn,
«pyramide des Chasseurs, et ce nom s'explique probablement par la situation qu'elle occupe.
» Cette pyramide et la pyramide n° 6 sont en effet sur la lisière nord d'un vallon, qui con-
»duit au Payoum, et dont la lisière sud porte la pyramide n° 9 et le Mastabat el-Faraôun.

«Cette pyramide a actuellement l'apparence d'un amas carré de décombres. On voit

1) Zwei Pyramiden mit Inschriften aus den Xeiten der VI. Dynastie, dans la Ziitsckfift, 1881, p. 1 —15.
Kccuoil. IX. 23
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