Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Editor]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Editor]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 9.1887

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Réponse a quelques critiques de M. Oppert.

LETTRE A M. LE DIRECTEUR DU RECUEIL

EN

RÉPONSE A QUELQUES CRITIQUES DE M. OPPERT

par

A. AurèS.

Monsieur le Directeur,

Le mémoire, sur les mesures assyriennes de capacité, que M. Oppert a lu dernièrement
à l'Académie des inscriptions et qu'il a publié ensuite dans le n° IV du Ier volume de la
Revue d'assyriologie et d'archéologie orientale, contient, à mon humble avis, de graves erreurs
qui pourraient compromettre, d'une manière sérieuse, les intérêts de la science métrologique
si ellés n'étaient pas immédiatement relevées.

Mais ayant publié moi-même, à peu près à la même époque, dans le VIIe volume de
votre Recueil, un Essai sur les mêmes mesures, je me trouve en état d'intervenir prompte-
ment et cette circonstance nie décide à vous adresser, dès aujourd'hui, ma réfutation des
théories émises par M. Oppert, espérant bien, si j'ai le bonheur de vous faire partager mes
convictions, que vous ne refuserez pas d'insérer ma lettre dans le plus prochain numéro du
même Recueil, pour lui donner ainsi une publicité au moins égale à celle que le mémoire de
M. Oppert a déjà pu recevoir et pour atténuer, par ce moyen, dans la limite du possible, le
fâcheux effet que cette publicité a été capable d'occasionner.

L'ordre que j'adopterai dans la discussion qui va suivre consistera à vous signaler
d'abord les différents points sur lesquels nous sommes entièrement d'accord, M. Oppert et
moi, à vous indiquer ensuite les difficultés qui nous divisent et à vous montrer enfin, si je
le puis, de quel côté se trouve l'erreur.

J'ai à vous faire remarquer, avant tout, que les mesures désignées, par M. Oppert, en
employant des noms et des idéogrammes assyriens, sont identiques à celles auxquelles je
n'ai donné moi-même que des noms hébreux ou égyptiens, n'ayant jamais eu les moyens
de faire autrement.

C'est ainsi, par exemple, que les deux mesures assyriennes auxquelles M. Oppert donne
les noms assyriens de y- = Salua, et de = qa, doivent être incontestablement les
mêmes que celles qui ont été désignées, de mon côté, sous les noms hébreux de Log et de
Hin; et puisque M. Oppert établit, à la page 3 de son tirage à part, que 10 Salua font un
qa, je dirai désormais, comme lui, que 10 Log font un Hin.

Il en est encore de même pour une troisième mesure, le dont M. Oppert s'est à
peine occupé, dont il n'a jamais dit le nom, malgré son importance exceptionnelle, et qui
doit être identifiée, à son tour, avec la mesure à laquelle j'ai donné les noms hébreux de
Bath ou Épha, parce qu'il est certain qu'on lit, à la première ligne du tableau mis par
M. Oppert au bas de sa page 4 : équivaut à 6 qa, quand j'ai dit, de mon côté, qu'un
Bath équivaut à 6 Hin. Cette mesure que M. Oppert aurait certainement appelée Bar, comme
je le ferai moi-même, s'il avait jugé à propos d'écrire ce nom dans son mémoire, est, ainsi
que je viens de le dire, l'une des plus importantes, et joue, dans le système assyrien, comme
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