Le Palais de Cristal: Album de l'exposition: journal illustré de l'exposition de 1851 et des progrès de l'industrie universelle — Paris, 1851

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LE PALAIS

DE CEISTAL

JOURNAL ILLUSTRE DE L'EXPOSITION DE 1851.

N° 2.

LONDRES, MERCREDI, 14 MAI 1851.

PRIX : 6d. (60 c.)

Ce Journal parait tous les mercredis pendant
la durée de l'Exposition. Prix de l'abonnement
pour la France et l'Angleterre, 25 fr. (£1) ; le
port en sus pour l'Etranger.

L'on s'abonne : à Londres, au Bureau du
Journal^ 2, Catherine-street, Strakd ;
chez M. Joseph Thomas, 1, Finch-lane ; en
France chez MM. Susse Frères, à Paris, Place
de la Bourse, ainsi que chez les principaux li-
braires; pour l'Allemagne, chez M. Alexandre,
à Strasbourg, qui reçoivent aussi les annonces.

Toutes les réclamations et communications
relatives au Palais de Cristal doivent être
adressés (franco) au Bureau du Journal à Lon-
dres, 2, Catherine-street, Strand.

Londres, 13 mai 1851.

Depuis l'admission du public, à 5 schellings (6 fr.
20 c), l'exposition a pris un caractère tout différent.
La masse des visiteurs s'est accrue et l'on y a remar-
qué un nombre plus considérable d'étrangers. Ajou-
tons à cela que les parties arriérées dans lesquelles
les caisses étaient à peine ouvertes et les vitrines non
montées, sont, à l'heure qu'il est, presque terminées,
que la circulation ne se trouve plus interrompue, et
l'on comprendra que la physionomie du Palais de
Cristal soit tout différente.

Ce n'est plus seulement la nef et le transept qui
sont l'objet d'une curiosité spéciale. Chacun des
quartiers particuliers de l'exposition sont incessam-
ment parcourus par une foule avide de contempler
chacune des merveilles des nations.

Parmi les endroits qui sont les plus fréquentés, au
point quelquefois d'occasionner de véritables attrou-
pement, nous citerons avec les Salons de VAutriche,
la Jolie Esclave gréco-américaine ; en France les
étalages de Froment Meurice, les meubles de Louis
Gradé, les fleurs de Constantin, la vitrine des armu-
riers de Paris, le buffet de Letourdînoîs avec ses at-
tributs de chasse, le piano et la basse d'Erard, les

montres du docteur Auzon, celle de M. Charrière
le fabricant d'instrumens de chirurgie, l'exposition
de la parure de 500,000 fr. pour la reine d'Espagne,
par Lemonnier.

Enfin le magnifique salon où se trouvent placés les
produits des manufactures de Sèvres, des Gobelins,
de Beau vais et d'Aubusson avec de véritables chefs-
d'ceuvres de Pradier et de Lemaire. Voilà les pointa
principaux sur lesquels, en dehors des quartiers an-
glais, se porte en ce moment la curiosité générale.
Si maintenant nous arrivons à l'Angleterre, nous si-
gnalerons : les cours du moyen-âge et des sculptures,
la montre de Liverpool, la machine à faire des enve-
loppes de Delarue, enfin le magnifique emplace-
ment où fonctionnent les machines.

Pendant que nous parlons des points curieux du
quartier anglais, gardons-nous d'oublier ce manne-
qnin très compliqué, représentant un fashionnable,
entièrement fabriqué en lames d'acier qui peuvent
se rapprocher, s'unir, s'éloigner, se distendre, se res-
serrer, de manière à prendre toutes les formes du
corps humain avec la précision de la cire à modeler.
On nous a dit que cette curiosité coûtait environ
140,800 fr., et nous avons été stupéfaits d'apprendre
que c'était un instrument de tailleur pour prendre

LA REINE VISITANT LE KOH-I-NOO
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