L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 1)

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FAITS DIVERS.

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envois de MM. Bœrstadt, Bristol, Fitch et Mac Entée, paysa-
gistes; du portraitiste Eastman Johnson et de M. Armstrong,
peintre d'architectures.

Italie. — L'Académie royale d'Urbino se propose de fêter
solennellement, le 6 avril, l'anniversaire de la naissance de
Raphaël. A dix heures du matin, en séance publique, elle enten-
dra la lecture d'un éloge du maître par le professeur comman-
deur Augusto Conti. Puis elle procédera à l'ouverture d'un
concours artistique qui est décidé en principe, mais dont le sujet
ne sera choisi que dans la prochaine séance de l'Académie. Des
primes d'encouragement seront décernées à deux élèves pauvres
de l'Institut des Beaux-Arts. La maison de Raphaël sera illu-
minée. Le discours de M. Augusto Conti sera imprimé dans les
bulletins de l'Académie.

— Plusieurs archéologues étrangers ont fait une démarche
auprès du ministre de l'instruction publique pour lui demander
de faire en sorte qu'on cesse de combler les fouilles du Panthéon.
Le ministre, déclinant toute compétence dans cette affaire, sur
laquelle plusieurs commissions se sont prononcées, leur a répondu
qu'il ne dépendait pas de lui d'empêcher l'exécution d'une déci-
sion prise après mûr examen et après une étude approfondie.

FAITS

— Le Journal officiel du 3 mars 1875 a enfin enregistré la
nomination de M. Baudry au grade de commandeur de la Lé-
gion d'honneur. La décision avait été prise depuis longtemps, sur
la proposition de la Direction des Beaux-Arts, mais on a du
attendre que la croix attribuée à M. Baudry fût devenue dispo-
nible.

Le même numéro contient la nomination au grade de cheva-
liers de la Légion d'honneur de trois autres artistes d'une valeur
incontestable : M. Harpignies, que nous croyions décoré depuis
longtemps; M. Gely, artiste distingué de la manufacture de
Sèvres, et qui a fait faire de remarquables progrès à l'art de la
céramique; et enfin M. Bizet, une des espérances de la musique
française, l'auteur acclamé de Carmen.

— M. Gruyer, l'éminent auteur de tant de travaux intéressants
sur Raphaël, a été élu, comme nous l'espérions, membre libre de
l'Académie des beaux-arts en remplacement de M. Jules Pelle-
tier. Ses concurrents étaient au nombre de six. C'étaient MM. Ra-
vaisson, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres ;
Du Sommerard, directeur du musée de Cluny; Emile Perrin,
directeur du Théâtre-Français; Reiset, conservateur du musée du
Louvre, et Chouquet. La lutte a été très-vive. Il a fallu quatre
tours de scrutin pour arriver à un résultat.

— Le conseil d'architecture de la Seine, après avoir pris con-
naissance d'un travail de M. l'inspecteur général Davioud, vient de
proposer à M. le préfet de la Seine de placer de la façon suivante
les ouvrages de sculpture dont la ville de Paris a fait l'acquisition
l'année dernière :

Le Gloria victis, de M. Mercié, serait placé au square Mon-
tholon.

Le Rétiaire. de M. Noël, au square du Temple.
Le Sommeil, de M. Moreau, au square de la Tour-Saint-
Jacques.

Enfin, le Christ au Tombeau, de M. A. Lenoir, dans la cha-
pelle Saint-Louis de l'église Saint-Eustache.

— Le musée de la ville de Chartres vient enfin d'être réouvert
au public, après avoir subi des travaux d'agrandissement qui
l'ont plus que doublé, et qui avaient nécessité sa fermeture pendant
plusieurs années. Inconnu jusqu'à ce jour, par suite de la diffi-
culté que l'on éprouvait à retrouver les collections dans le pêle-
mêle déplorable que commandait l'exiguïté de l'espace, il va
pouvoir désormais prendre sa place parmi les musées de province.
La commission qui l'administre travaille activement au catalogue

Pays-Bas. — Le musée de La Haye s'est enrichi récemment
d'une belle marine de Willem Van de Velde.

— A l'occasion du 300e anniversaire de la fondation de l'Uni-
versité de Leyde, les étrangers ont été admis à l'exposition des
projets pour un nouveau bâtiment universitaire.

Ce projet comprend une immense salle d'entrée, hors de
toute proportion avec le reste de l'édifice ; ce vestibule est relié
par deux corps de logis à des pavillons qui flanquent le bâti—
.ment.

Au-dessus de la salle des Pas-Perdus s'élève une coupole
construite en fer. Sa base est carrée : le dôme, qui supporte une
gigantesque statue de Minerve, est éclairé par douze lucarnes à
pignons d'une grandeur démesurée et d'un eilèt plus que dou-
teux.

On peut dire que ce projet manque complètement de sérieux
et ne prouve pas en faveur du goût architectural des Hollandais.
On a peine à croire que la direction des beaux-arts en Hollande
ait pu adopter des plans aussi laids ; il est encore temps d'y re-
noncer et mieux vaut revenir sagement sur une décision à tous
I .

j égards malencontreuse que s'exposer dans le présent et dans
i l'avenir au blâme unanime de tous les gens de goût.

DIVERS

qui doit compléter son installation et va lui permettre de figurer
dignement à côté de la riche bibliothèque, déjà si connue des
hommes spéciaux. Disposant de faibles ressources et ne pouvant
rivaliser avec les musées des grandes villes, son intérêt est surtout
local, tant au point de vue de l'art que de l'archéologie et de
l'histoire naturelle.

— On sait que les œuvres de nos peintres, achetées ou com-
mandées par la ville de Paris, sont ensuite reproduites par la gra-
vure aux frais de l'administration.

M. J.-B. Poncet, l'élève préféré et le collaborateur assidu
d'Hippolyte Flandrin, vient de livrer à la commission municipale
les sept premières planches, exécutées d'après les célèbres fresques
de son maître à Saint-Germain-des-Prés. M. J.-B. Poncet n'était
jusqu'alors connu que comme peintre de religion et de por-
traits.

— A l'occasion de certaines réparations on a ouvert dans
la basilique de Saint-Laurent, à Florence, le célèbre tombeau
du duc Laurent II de Médicis et du duc Alexandre son fils. Nous
détachons les passages suivants du compte rendu de cette céré-
monie publié par la Naiione :

« Deux cadavres sont couchés dans le tombeau l'un sur l'autre
et en sens inverse. Celui qui repose sous la statue du Crépuscule
a la tête nue, il est vêtu d'une tunique de couleur foncée, il appuie
la tête du côté du cercueil rapproché de la paroi, et a, près de
la tête, les pieds de l'autre cadavre.

« Celui qui gît sous la statue de l'Aurore est couvert d'une
longue robe de couleur plus claire. Il est coiffé d'une toque en
velours cramoisi ; la tête, qui s'appuie à la paroi extérieure du
monument, est inclinée sur l'épaule. Les pieds de son compagnon
dans le sommeil de la mort s'allongent à sa gauche.

« M. le professeur Paganucci procède à l'enlèvement de ces
restes, qui à peine touchés tombent en poussière. Les étoffes
résistent à peine au souffle, à l'exception de celles en lin, qui
présentent encore une certaine résistance.

« Le crâne du cadavre vêtu de couleur foncée est tiré de la
caisse et examiné attentivement. Il appartient à un homme jeune
encore; il est en parfait état de conservation comme le sont en
général tous les ossements trouvés dans le monument. L'autre
crâne appartient à un individu plus jeune encore.

« Le corps du duc Laurent II est donc celui qui git sous la
statue du Crépuscule. L'autre est celui du duc Alexandre. Le
vêtement de ce dernier, examiné de plus près, est une longue
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