La chronique des arts et de la curiosité — 1881

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_\o 18 _ 1881.

BUREAUX, 8, RUE FAVART.

30 avril.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

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CONCOURS ET EXPOSITIONS

Le Salon de 1881

Demain dimanche, 1er mai, vernissage des
tableaux: au palais des Champs-Elysées.

Lundi, 2 mai, ouverture officielle ; entrée :
5 francs.

Les récépissés et les cartes d'exposants n'é-
tant pas valables le 1er mai, les artistes ont reçu
une invitation de vernir ou de faire vernir
leurs tableaux ce jour-là.

Ces cartes, uniquement destinées au vernis-
saga des tableaux profremeni dits, sont enlevées
à l'entrée et ne sont pas rendues.

Les artistes qui, après avoir verni leurs ou-
vrages, sortiraient du palais, ne pourraient
plus y rentrer.

L'exposition de Lille, qui s'ouvrira le 25
août, sera certainement fo't brillante. Nous
rappelons aux intéressés que leurs ouvrages
devront être rendus à Lille, en gare, le 31 juil-
let, terme de rigueur, et que les artistes de
Paris invités par la commission auront à faire
déposer les tableaux ou les morceaux de sculp-
ture qu'ils destinent à cette exposition, chez
M. Toussaint, rue du Dragon, 13, le 20 juillet,
au plus tard. — Correspondant de l'Exposition
de Lille, à Paris, M. Olivier Merson, 117, bou-
levard Saint-Michel.

Les Musées des départements

M. Turquet, sous-secrétaire d'État aux beaux-
arts, vient d'adresser une circulaire aux pré-
fets au sujet de l'organisation des musées des
départements.

M. Turquet fait l'historique de la création

et de l'organisation des musées actuels. Ciéés
par un décret de la Convention du 10 octobre
1792, les musées des départements n'ont point
tardé à prendre de grands développements,
grâce aux envois d'objets d'art que les princi-
pales villes reçurent du gouvernement à titre
de dépôt. Aux objets qui furent mis à cette
époque à la disposition des municipalités vin-
rent s'ajouter bientôt un certain nombre de
tableaux qui avaient été déposés, faute de
place, dans les magasins du Louvre, et dont la
répartition fut ordonnée par un arrêté du
premier consul du 14 février an Vlll.

De nouvelles répartitions furent faites en
!803 et en 1811, puis, après un très-long inter-
valle de temps, en 1862 et en 1872.

En 1878, M. Jules Ferry a donné mission à
trois inspecteurs temporaires de le renseigner
sur l'importance relative et sur les conditions
d'installation des collections publiques d'ob-
jets d'art et d'antiquités.

Les rapports de ces inspecteurs ont permis
de reconnaître que si un certain nombre de mu-
sées se trouvaient installés dans d'excellentes
conditions, beaucoup d'autres laissaient à dé-
sirer, non-seulement au point de vue de l'exi-
guïté du local et du mauvais éclairage, mais
au point de vue de la conservation des objets
d'art qui y sont réunis.

M. le sous-secrétaire d'Etat invite donc les
préfets à veiller à l'observation de la loi du
9 frimaire an III. Cette loi prescrit que les
musées ne doivent pas être placés dans des
édifices contigus à des théâtres, à des fabriques
de produits chimiques, à des magasins de spi-
ritueux, à des laboratoires de chimie, etc.

Il rappelle aussi les prescriptions de la loi,
en ce qui touche au personnel des conserva-
teurs : le décret-loi du 25 mars 1852, qui est
toujours en vigueur, attribue aux préfets la no-
mination de ces fonctionnaires; nombre
d'entre eux n'ont cependant reçu leur investi-
ture que des municipalités. Il y là un intérêt
public que le gouvernement a le devoir de
sauvegarder.
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