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LISTE N° 244 CONTENANT 75® NOMS

(Reproduction strictement interdite)

PRISONNIERS FAITS DANS l_ A RÉGION DE VERDUN

TotaJ dM noms des prisonniers de là région de Verdun parus jusqu'à oo jour (y xompris les 8.S47 noîns mentionnés dans' lu réc&pitulstion psrue (Uns le N° 2U de 1b, « Q&zette , : 29,486

Ut Demi h Mie Ui «usts désignes! les «m u a li«w* les prisonniers don) lu mois suivtaL — U létal des noms puniles iuaau"aujourfl'îml te nette i nvln» 301,ISO.

Total des prisonniers français internés en Allemagne i 355,000.

KŒNIGSBRUECK

(Suit*).

Bon Mathurin, Guilliers (Morbihan), inf. 346.

Evrard PfUil-Louis, Carnère^-a-Poissy (S.-et-O), Inf W.

Flandin Eugèr '•■Alexandre, Touel-sur-Var, inf. 311

Ferrier Emile-Joseph, Puivert (Aude), Inf. 350.

Foraison FIrmin, Firminy (Loire), inf. 88. v m

Friboult Daniel, Vatletot-s*-M*r (Seine-Inf.), inf. 36.

Gabriel Henr -Gnston, Caen (Calvados), Inf 30

Gahagnon Olivier, Plourané (Finistère), ini. 3W.

Galinier Juîes-Jnseph, Moulhoumet (Aude), Inf. 206.

Goanier Eugén<*-Edouard, Angeri fMame-et-L.), inf. 38
^Genaudeau Jenn-B, Poirc-s-Vie (Vendée), cap., inf. 233.

Geoffroy Désiré, Roeqmgny, infanterie 287.

Glbert Jean, Lespéron (Ardèche), inl 359.

GUspn Eugénc-Unn, Paris, infanterie 39.

Goraguer Pierre, Plouhinec (Finistère), inf. 3*8.

Orlllet Marius-Jenn-Bapt., Saillant (Puy-de-Dôme), inf 38.

Guéguen Yves, Le Cloître (Finistère), Lit 318.
Guichaoua G , Plougastel-St-Germain (Finistère* inf 348.
Guin Pro»perrL., St-Mnurice-Ventalon (Lozère), inf. â3.
Harel Charles, Pavilly (Seine-Inl), inf. 39
Hayere ConslTtii, Noyant (iL-et-L.), inf. 39.
Hêlias Fr., Plougaslel-St-GermaiD (Finistère), inf. 343. *
Henont Daniel-François, Angeç* (Maine-et-L.), inf. 39
Hervé Jean-M Plougast«l-St-Germain (Fini-tère), inf. 348.
Heurtault Françoia-C, BaïaUise (Côtes-du-Nord), inf. 154.
■ Hubert Théodore-Louis, Torigny (Manche), inf. 233.
Huteau Paul-Arsène, Angers \lainc-et-L ), loi. 39..
Huteau Pierre, Angera (Muine-et-L), inf. 33.
latin Hervé-Louis, Quimper (Finistère), inf. 348, .
Jacob Jean, Villeneuve-Lambrou (Pu y-de-Dû rue), inf 39.
Jérôme Raymond-Ca'ixte, Paris, inr. 38.
Jésu Robert-Georges, Gland (Aisne), inf. 381.
Jouveau Frédénc-Fernand-Auguste, Pari*, inf 39
Jubln Aimé-Georges, Montjcau fM-et-Loice), Inf. 39
KerJirat Jean-Fiançois, Tréfhuniénau (Finistère), inf. 293.
Kreckalbergh Charles-Joseph, Elichy (Seine], cap., inl 7t.
Laffond Bernard-Maxima, St-Ury, inf. 285. s
Lancien Corentin-Marie, Chalcnay (L.-Inf.l, inf. 346.
Laureau Albert-Victor, Si-Denis (Seine), inf. «8.
Lebeau René-Lucien, Paria, infanterie 88.
La Bihan François^!., Questembert (Morbihan), inf $13.
Leclerc Emile-André, Lindot-/Seine-Inf.),-inf. 39.
Lédoux Maurice-Lucien, Le Courval (Somme), inf. 39.
Ledouy Jean-Mane, Plogonnec (Finistère), inf 348.
Lefebvre Aimable. Bette ville [Seine-Inl), inf. 38.
' Lefebvre Lou'.s-Alexandre, Gueure* tSeme-Inl.), inf. 30
Leroux Louis-Arsène, St-Léocnid-lea-Parii (Orne), Inf. 39.
.L'Honneux Georges, Ducy-Ste-Margijerite (Calvados), inf. 98.
/ *Liotard Louis, Le Havre (Loire-lnf.), mf. 39.

Logeais François, Granges-O'onne (Vend**), inf. 203.

Magné Léon, Snrtrouville (Seine-el-Oise), mf. 39.

Magnier Marcel-André, Criquières (Oise), inf. 165.

Mdguette Henri, Aquert (Finistère), inf. 318. v

Malo Joseph-Gaston, Buuville (Seme-Inf ), cap., inf. 165.

Maret Pierre, Bertrevtlle-Sl-Ouen (Seme-Inf.}, inf. 39.

Marsac Pierre-Marie, Marsnc (Loire-Inf), inf. 293.

Martin Albert, Chennevièrcs (Seine-ct-Oise), inf. 39.

Merlin Martial, Dunes (Tarn-et-Garonne), inf. 155.

Martincau Henri, Boissiére-des-Landes (Vendée), inf. 293.

Mârly Manus-Fernand, Be7iers (Hérault), inf. 296.

Masson André, Rozier-Aurec, inf. 38.

Mathieu Louis, Daigny-Sednn (Ardennes), lut 291.

Mélador Hann-Josepli, Sevrés ,Seinc-et-OTse), cap., inf. 293.

Mercière Benjamin-Pienc, St-Puzonne (L-Inf.), inf. 293.

Mcshcr Léopold, Bermoiftille (Seine-Inf.), inf. 39.

Michel Isidore, St-Lypherd (Loire/Inf.), cap., inf 203.

Milrent Maximin, Notre-Dame-de-Monls (Vendée), inf. 69.

Monter Jules, Noufcholel-Bray (Loire-lnf), inf. 119.

Nédélec Pierre, PlQuhinée (Finistère), mf. 348.

f^élillard Désiré, Marotnme (Seme-Inf.), inf. 24.

Nizier Eugène-Marie, Paris, infanterie 155.

Pulvadeau Théophile, Barre-de-Monls (Vendée), inf. 293.

Pannier Victor-François, St-Romain (Seine-Inf.), inf. 39.

Parmantier Puul-Etienne, St-Menehould (Marne), inf. 153.

Payant Maurice, Lens-Leslang (Drôme), inf. 340.

Perthuis Raymond-Georges, Monnerville (S.-et-O.), inf. 38.

Philtppon André-Léon, Vissojis-Anloy, cap., inf. 38.

Quézel Gaspard-Joseph, Béziers (Hérnult), ini. 296.

Rautureau Armand, cap , infanterie 293.

Ravenel Louis-Léon, Saonnet-par-I.ittry (Calvndos), inf. 39.

Régien Gabriel-Paul, Germignonville (Eure-et-L.), inf. 39.

Rey Justin, Lanta (Aude), inf. 311

Rivet Louis-Jean, Lamée (Ille-el-Vilaine), inf. 71.

Robert Auguste, Bondons-par-Florac (Lozère), inf. 53.

Rolland François, Tréal (Morbihan), inf.- 348.

Rolland Julien, La Groswrnis-en-Pluduno (C.-du-N.), inf. 155.

Rouget Louis, Vauréal (Seine-et-Oise), inf. 39,

Roy Jean-Aimé, St-Denis.-la-Chevanne (Vendée), inf 293.

Roxc Juhcn, Poermel fUorbihan), inf 348.

Saillard Louis-Edmond, Portejoîe (Eure), inf. 30.

Soler Antoine, Bages (Pyr.-OrienV), inf. 162.

Stephan Jean-Mnne, Tréglamus (Côles-du-Nord), inf. 71.

Talibon Charles, Genncville (Seine), inf. 203.

Thiérion Gaston, An ey-le -Libre (Yonne), inf. 155.

Toslain iMaurice-Marcel-Léonce, Rouen (Seine-Inf ), inf. 38.

Toullec Je an-François, Plouescat (Finistère), inf. 293.

Tou'orge Emile-Lucien, La VerUi-Vidame (E.-et-L), inf. 293.

Trinquesse Gaslon, Paris, Infanterie 39.

Viennot Nestor, (îuimerville-pnr-Scnarpont, inf. 39.

Vion Gaston-Henri, Bussy-St-Georgea (S.-et-M.), inî. 155.

Zaepfel Fernand, Viricennes (Seine), inf. 39.

Boursier Pierre-Jean-Bapt , Mouzeil (Loire-lnf.), art. 28.

Levant Aimé-Eugène, Avissac (Loire-lnf.), art. 46.

HAlïïêLW a V/.

(Suite.)

Renoux Jcan-Mane, Ambei t (Puy-de-Dôme), inf. 361.
Romeuf Jean-Marie, Ambert (l'uy-de-Dôme), inf. 361.
Ravalard Yves, Pleylen (Finistère), mf. 355.
Rivière Ismail, St-Romain (Chareote-Inf.), tnf. 355.
Rose Joseph, Le Havre (Seme-Inf.), inf. 361.
Redrcau Victor, Sèvres (Seinc-et-Oise), inf. 361.
Rivalain Pierre, Ste-Bngitte [Morbihan), inf. 361,
Roux Maurice, Gcmoz'uc (Charente-Inférieure), inf 287
Razimbaud Alfred, Murot-s.-Vebre (Tarn), adj.-cbef, Inf. 28*
Ribe Julien, Cros (Puy-dc-Dome), inf. 16.
Regardin François, Missillac (Loire-Inféiieurel, inf UC1.
Rollet Ernest, Ste-Menelmuld (Marne), inf. 360. ■*
Ruiz Michel, St-Xasson (Basses-Pyrénées), inf. 34.
Audry Octave, Autliou (Charcnte-Inf.), scig., inf. 34.
Arfeuille Paul, St-Bonnet (Corrèze), inf. 63:
'Allemand Jean» SUMaui'ice (Charente)," inf. 63. *
Apparu Edmood, Eeaupréau (Maine-etrLoiie), mf. 63.
Aubier Alfred, Douadic (Indre), inf. 361.
Arnoult Eugène, St-Thorent-tle-Jeujie (Loiret), inf. 36.
Aubertin Paul, Meray-le-Uaut (M -el-ilos.), «dj., inf. 350.
Aureli Paul, Pana, inf. 288.
Aubry Georges, Si-Martin (Orne), inf. 361.
Ahx Adolphe, St-Vincent (Sarthe), inf. 350. •
Aubrun Félix, Pans, inf. 350.

AUs Jean-Bopliste, Domaqué (Ille-et-Vilaine), inf. 355.

Aiends Charles, Pans, sergent, inf. 254.

Alljx Paul, St-Michel (Manche), caporal, inf. 361. .

Alexandre Maurice, Pans, -aeigent, inf. 151.

Auffret François, Chapelle-Neuve (C6tcs-du-Nord), inf. 341.

Hallé Ange; Pommeret (Côtes-diirNord), inf. 361.

Hervé Eugène, Clialeau-Gontier (Mayenne), inf. 129.

Huicard Théodule, Vieux-Viller (Eure), sergent, inf. 74. ^

Humbert Henri, Vnuclaua (Doubs), inf. 355.

Hosfier Michel, Beauregard (Puy-de-Dôme), inf. 350.

Hautfray Alexandre, Bais (Ille-et-Vilame), inf. 355.

Hémard Alfred, St-P6re (Seine-Inf.), inf. 124).

Hibert Jean, La Vitarelle (Aveyron), inf. 74.

flamon François, Sixt (Ille-et-Viloine), cap., inf. 355-,

Hoeuvré Pierre-Ernest, Marcq (Seine-Inf,), inf. 350.

Herpin Jules, Hedé (lile-et-VUaine), cap., inf. 355.

Huard Julien, Mellé (Ille-ct-Vilaine), inf. ,361. "

Ilérouart Auguste, Montataire (Oise), inf. 36L

Havet Gustave, Velueaac (Nord), inf. 355.

Humblait Gabriel, St*SuIpice (Oise), inf. 350.

Hazard Louis, Verberic (Oise), sergent, inf. 254.

Hémard René, Soudé (Marne), inf. 361.

Comua Louis, Etaves (Aisne), caporal, inf. 361.

Clerc François, Corbonod (Ain), caporal, Inf. 361.

Carlier Octave, Maresches (Nord), caporal, inf. 361. ,

Carré Albert, Morlimont (Oise), caporal, inf. 254.

Caubel Marcel, Fleurance CGers), sergent, ini, 296.

Couespel Louis, Bnqueville (Calvados), Inf. 74.

Clément Emile, St-Valénen (Yonne), inf. 69.

Canet Louia, Louvencourt (Somme), inf. 350.

Cretm François, Lobergoment (Doubs), inf. 866.

Chesseron Josrph, Tessonnièrs (Deux-Sèvres), lnt Si,

Chatenet Gabriel, Cherves (Charente), Inf. 43.

Qavene Martin, Anos (Basses-Pyr.), inf. 48

Cadieiix Joseph, St-Georges-de-Chesné (Ille-et-VIL), lof. Wl,

Clochon Marcel, Foècy (Cher), inf. 361.

Cops Lucien, Pans, Inf. 350.

Oombaud Louis, Macheccul (Loire-lnf.), inf. 74.

Caufouner Adrien, ToufreviU* (Seine-Ini), Inl .Z4.

Cahillou Albert, LiginèieB (Loire-et-Cher), serg., inf. 74.

CastuingB A-, St-Andrè-de-Scignani (Landes)", c*p,, lut 7i ,

Châtaignier JuUen, La Celle.eu-Luitrt (Ille-it^lL), baf. JK.

Cuny Lucien, Autrecourt (Ardenne»), mf. 350,

Cdaeaux Gabnel, Douzac (Landes), inf. 34.

Clarion Jean, Prades (Aveyron), inl 74.

Cirzacq Jean, Beylongue (Landes), inf. 34.

Coffart Emile, ^/alenaennes (Nord), inf. 361.

Cliaudet Almira, Champgeneteux [Mayenne), inl 350.

Cléomène Jules, Bazancourt (Marns), lnt. 350.

Chemin Marcel, Périgneu (Dordogne). caporaJ, inl 36î.

Cauchy Louis, Pans, caporal, inf. 361.

Cheminais Julien, Domalon (Ille-et-Vilaine), cap., tnf. 361

Clochard Emesl, La Fosselièra (Vendée), cooqc*J, tnf. 254.

Chauffour Jean,,Goze (Puy-de-Dôme), tnf. 561.

Connan Jean, St-Jean-Kerdaniel (Côtea-du-Noifl), Inf. 355.

Chebeaux Charles, Moreuil (Oiae), tnf. 350.

Collet Léon, Vez (Oise), inf. 360,

Cagnet Edouard, Chèvres (Aisne), inf. 350.

Chervin Jean, Pana, inf. 68. • •

Caupain Henri, Poissy (Seine-et-Oiae), inf 258.

Cnrher Paul, Franquevilla (Aisne), lof. 361

Chanteriau Albert, Laon (Aisne), cap., inl'250.

Coaperec Eugène, Langonnet (Morbihan), aerg., Inf. 254.

Qauzure André, Ambès (Gironde), serg., inf. K3.

Chapet Marcel, Easonnea (Selne-et-OiseJ, serg., inf. 254.

Château Henri, Paris, cap., inl 254.

Caphez Henri, Tain-l'Evêque (Nord), cap., inf. 361.

Canlais Raymond, Godervllle (Seine-Inférieure), tnf. T4.

Coulomb Marcel, Arcueil (Seine), serg.-fourr., Inl. 861.

Carême Léon, Margny (Oise), inf. 305.

Colignon Eugène, Saliomard (Vosges), Inf. 355.

Chapuia Julea, Villen-le-Sec (Haut-Rhinj, Inf. 856,

Collin Jean-Marie, Mèlle ^Ele-at-Vilaine), inf. 356.

Coulon Jules,. Nanieml (Oise), aerg., inf. 36.1.

Cazé Ferdinand, Forest (Aisne), Inl 361.

Charpentier Louta, BetheniviUa (Loire), inf. 861.

Collet Louis, Romillé (lUe-at-Vilaint), inl 301.

Cadot Robert, Betbisy (Oise), inf. 361.

Chérot Victor, Brooms (Côtt»4u-Nûcd}, inf Ml.

Charbonnier Joseph, Novietabi* (Loira), inf. 361,

(A ftifore.)

cette hsine de concurrent jaloux, cherchant par tous les
moyen- à «battre le concurrent et l'ami, La guçne serait
peut-être déjà terminée P ....

« Or celte haine de concuircnl, la dominatrice de
l'heure présente, ne restera pas toujours et auand même
la maîtresse de l'avenir. Par tes excès mêmes, il .pourrs se
faire peul-élrc plus \M£ qu'on ne pense, aueUesod reje-
tée par des éléments plus* nobles, qui ne voudront pas Ôtrs

plus longUmp2,»oumis à son joug de fer......

h La haine est une paasiop dangercme, bien plus pour
celui qui la porte en soi que pour celui qui en est 1 objet
S'il irtT parvient pas à «'en débarrwier, elle devient .pour lui
le mauvais génie, auquel il sacnlie tout, qui, ne ui la.i.ant
iamsii voir qu'un même objet, lui enlève as lucidiU d esprit,
la gestion de ses propres facultés st le ren4 incapable ds
toute entreprise féconde pour lui et pour les siens.

s Oui, famé française sa faligucrs de hsi'r, loriqu elje verra
que sa hajne repose lur des bases qui ne tiennent pu, lors-
ou'alle sura appris la vérité vraie sur les pensées, le* senti-
' mçnU et le caractère de ce peuple de u Boches » que du jour-
nalistes ignorants et criminils ont actuelle m* ni beau jeu
de lui dépeindre tout Ut couteun Ut plat noire».

«Quelle que soit ls duiée de 1s guerre, le moment
viendra pourtant où les hommes qui combattent là-baa an
France rentreront dans le, pays qui auront été occupés, y
retrouveront leurs épouses, leurs vieux pères, leurs petits
enfants-surtout, qui auront vécu, grandi sous la protection,
souvent même dans ls douce amitié du troupier allemand,
qui s'est attaché 4 eux, en peuiaut à ceux que lui même •
laissés loin de lui 1

« Le moment vïendrs, où tes centaines de milliers de pri-
sonniers qui vivent chez les Allemands rentreront, eux buibi,
dsna leurs fovers, éparpillés jusqu'aux recoins le» plus in-
connus de la tscre de Frauce. Alors se fera eritre eux et ceux
qui n'ont pas vu, l'échange dos idées vraies ; alors sa ré-
pandra chez ia masse du peuple, comme un jet de lumièra
insoupçonnée, la connaissance des hommes et des choses du
psya étranger, mais non véritablement ennemi; c'est alors
que la vérité sortira de son puits, malgré les monceaux de
pierres sous lesquels des journalistes sans Scrupules essaient
en ce moment de l'étouffer.

u C'est nlors que l'âme française resssisirs son empire sur
«Ue-même et, malgré les ruines accumulées par une guerre
désastreuse, reprendra ea marche k travers las siècles, mais
dans une direction différente, dans une direction qui était sa
voestion vraie, et à Isquelle elle eût toujours été fidèle si elle:
n'avsit été travaillée si longtemps par des mains ayant U*ut
intérêt 4 la conduire dans le chemin de l'erreur, pour l'y
maintenir tête baissée aussi longtemps que faire se pour-
rait.....s 0

Autour «te la Guerre

«LA SOMBRE FOLIE. »

Sons ce tilrc, 1' s Jii/ormalion » de Bruxelles consacre à la
bataille de la Somme an long ailitle document*, où noua lisons :

Lorsque Mackensen foi ça l'an dernier le* ligne* russes au
Dounoïetz, l'on raconta, comme une chose extraordinaire,
qu'il aurait lancé sept cent mille obus. Lorsqu'au commen-
cement de juillet de culte aimée, l'armée fraiico-anglaïae ne
réussit pas à percer les lignes «Demandes, die svsit en quel-
ques jouis, assurait un, consuiumé cinq millions de ces pro-
jectiles. Ce procédé s été ilpété depuis lurs, tant autre
rcsuiluf que d'é<.orner le jrunl allemand sur. un* largeur d*
quarante kilu tue très sur sep( .sjinls, et dans une, profondeur
de deux 4 douze kiluinèircK, et de conquérir les ruines de
quelques villages sans yrjnde importance stratégique. Au
milieu d* jilciuDte. on i->iimail déjà o. vingt million» le
nombre dc~ ulm*. lam i;* 'Uns lu but, et depuis lur» on assure
que la pmdn jlilr des r.iurtns u alepasié toute imagination.
El les ïigmi eUemandei de second et de troisième rang
priment lpt1 jours an«*i solidcSMUt ; il faut les mêincs ctfoil»,
l*a ntsjiesi upeaaes, la ntéinta sacrifues en hommes (cinq
l en t mille, dit Ou), poui avancer aussi péniblement.

il semble bien, depuis trou mois que cela dure, que co
système convient as^ct aux défenseurs des positions de la
Somme, et que leurs pertes et leurs reculs leur paraissent
très faibles, hors de proportion avec tout ce que l'entreprise
ooate k la centre-partie. Des voix rien 1res- anglaises et Iran- '
çaises émettent des appréciations inquiètes dans le même
sens. Le public qui vit de racuntats, de.petits billets et de
proplietii-o, ne comprend pas que cela dure aussi longtemps
pour produire aussi peu : la reprise de trois millièmes du
territoire occupé à l'oqçst : cent cinquante kilomètres Carrés
sur cinquante mille. Et il commence 4 se demander ce qui
arrivera, si cela doit continuer indéfiniment dans le même
trsin. On lui dit bien que les réserves en hommes de la
Ru»sie et les ressources en argent de l'Angleterre sont « in-
finies u, et il ic croit, en partie du moins.

Cependant il se dit que si le système gênait par trop le*
Allemands, ceux-ci se décideraient 4 recourir 4 d'autres pro-
cédéa. C'était une affaire entendue il y a quelques semaines :
tous le* états-majors de boulevards étaient d'accord pour
affirmer que l'on allait passer 4 ta guerre de mouvement à
l'ouest : on différait seulement sur la cause du changement
de tactique : pour le* uns, les purs, c'était la percée anglo-
française qui allait l'imposer, pour les autres, les a homme*
de peu de foi », -c'était un piège allemand, une trouée per-
lide, un raccourcissement du front, et autres suppositions en
l'air I Toute* ces illusions ont été démentie*....... «

Parmi les Neutre», le capitaine Noerregaard, critiqua
militaire du « Moryenbladet » de Christiania, apprécie de la
façon ls plus formelle comme un écheC) en comparaison
des effort», l'offensive des Allié» sur la Somme. C'est aussi
l!*pprëcialion du k Bund u et d'autres journaux suissea.

Le « Daily Chronicle » reçoit la note suivante de sort
correspondant au quartier général anglais :

« Ls« plus violente lutte d'ailillerie de l'histoire a été
rendue possible par un amoncellement sans exemple d«
canons de tous calibres, et de munitions en quantitéa in*
croyables.......

On ne croirait pas que des murs de terre puissent résister
k celte grêle de fer, ni que leurs garnisons puissent rester
en vie. Et cependant ceci a été le castrés aouvent, comme)
notre attaque d'infanterie entreprise sur six milles (dix
kilomètres de largeur) l'a démontré. Psr douïnincs, nos
bataillons se ruèrent en avant. Quoique la première ligne d*
tranehigjs de l'ennemi ait pu être occupée dans une certaine
étendu™ le résultai, en comparaison des moyens employés,
si on l'envisage avec calme, ttt une désillusion. Chaqu*
pouce dii sol gagné coûte,/ien qu'au point de vue matériel,
un prix qui dépasse au moins etnquante fois la valeur du
terrain conquis. »

Cet aveu anglais est 4 retenir.

UN JUGEMENT DU «Temps ». .

Le i Temps » porlr sur la aihialion le jugement que voici :
« Nous devons rendre justice au haut commandement de
no» ennemis ; il fait face 4 toutes les attaque* avec une
énergie extraordinaire : en France, devant les effort* com-
biné» de» armées française et britannique dans le secteur
d* ls Somme ; en Rusait, sur les deux cent* kilomètre» du
front d'offensive de Broi.ssilof ; et il trouve encore le moyen
de fournir 4 Falkcnhayu et 4 Maekensen les million
d'hommes nécessaires pour défendre la Hongrie et ls Bul-
garie contre l'armée roumaine, pour libérer la Transylvanie
el occuper la Dobroudja La position centrale des empire*
germaniques leur rend relativement faciles ces déplacement*
de fon es ; il n'en résulte pas moins qu'ili doivent avoir co
ce moment des points de leurs fronts très affaiblis* (7)

Si des prélèvements ont été faits sur les armées austro-"
aUeiTia'ules qui luttent emilie Hmu--iluf, les vules ont été
comblés par des corps arrivés du nord, car du Pripot
jusqu'aux Carpalhcs, l'ennemi résille avec ténacité à tous
les ns-.iiuU russes, dans les direction* de Vladimir-VolynsUi
d* Latnberg et d'Halics ....

Le» Uuupes loum.imes qui avaient envahi la Tmnjyl-
vome ont'dù se replier devint les foires de Falkcnhayn ;

elles s'étaient dispersées sur un front beaucoup trop étendu
pour leurs effectifs et en aucun point ne se trouvaient en
situation de faire face 4 une armée comme celle dont elle*
ont subi le choc. Sur la frontière, avec In, connaissance qu'a
aujourd'hui leur commandement de la répartition des force*
ennemies, il lui sera plus facile de grouper en conséquence
ace corps d'armées et de résister aux efforts ennemis jusqu'à
ce que ls situation en Dobroudjs lui donne le moyen d*
ramener vers le nord les unités qui se battent en ce moment
contre Maekensen et de laisser le* Russes terminer la cam-
pagne sur le* bords de la mer Noire. »

L'ÉCHEC DE L'OFFENSIVE ROUMAINE.
Nous cilion», hier, l'opinion du « Journal dt Ggnêoe » sur le*
échecs successifs dea Roumain» en Transylvanie, Voici encore
l'opinion du critique militaire du même journal, le colonel
Foylor, dont les sympathie» pour la Quadruple-Entente sont parti-
culièrement chaude». 11 «crit :

u Heur' et malheur. Après' leur offensive général* du
début des hostilités, les Roumains sont obligés d'abandonné!
peu 4 peu le terrain qu'ils avaient gagné en Transylvanie.
C'est surtout vers le sud de ce thé4tre d'hostilité que leur
recul s'est manifesté ces derniers jours. 11 le* reconduit dans
les passe» montagneuses de leur frontière de Valachie où ils
avaient remporté leurs premiers auccè*. Leur offensive a'eeL
trouvée enrayée d'abord „ sur le Vulkan-Pass. De 14
l'arrêt, puis 1* repliement ont gagné de l'ouest vert
l'est, au Koter-Thurtn et vers Iiermannstadt, dans la régioa
de* monta Fogaraa, enfin récemment 4 Kronstadt CBcasso),
d'où ils se sont retirés vers le col de Toemoes. La frontièra
dt Valachie eat ainsi exposée sur tout son développement aux '
insulte* (II) dt l'ennemi.

Ce* événement* doivent être extrêmement pénibles pour
les Roumains et l'on sympathise avec leur malheur.

Les voila contraints par le* fait* d'adopter la défensive
du coté de l'Autriche-Hongrie sans le bénéfice dt l'offensive
contre les Bulgares, qui aurait eu pour effet, si elle avait été
mise au premier plan et avait abouti, d'amener ultérieure-
ment le psssagt en Transylvanie de la défensive 4 l'offen-
sive.

Il y a, sans doute, diverses cause* qui expliquent la*
revers roumain». Leur armée tilnit fralehe, assurément, mais
elje ne possédait pas, d'autre part, le bénéfice du métier qua
procure ta pratique même de la guerre. 11 est probable aussi
que, comme d'autres armée» qui en ont fait l'expérience,
son corps d'officiers du temps de paix n'a pas été composé
tout entier de sujets également apte* aux conditions de la
guerre. Tous les belligérants sont d'accord sur ce point qu'il
est extrêmement difficile de juger par le service de garnison
dt U valeur dea cadres, laquelle nase dégage réellement qua
dans la succession des aclef de guerre. Il faut des revers
pour fonder la qualité. Ls bataille seule dicte les sélectione.

Mais on peut supposer aussi qut la atratégia domina
encore le tout, et que la plan d'opération de l'intervention
roumaine n'a peut-être pas répondu 4 celui qui résultait dt
le situation générale.......

Les fait» le démoulrent. Les Roumains vont devoir
s'établir en défensive, mais une défensive contrainte au lieu
-jl'êlre délibérée, et résultat d'une défaite au l'eu d'être unt
condition de victoue au front essentiel. L'équilibre moral
risque un renversement.

D'autre part, les effectifs qui auraient pu concourir à
l'action principale contre les Bulgares vont devoir êtrt
affectés enfilus ou moins grand nombre 4 l'action qui devait
Qlro secondaire ou auspensive, celle de la défensive eas
Transylvanie. Il faudra l'entrée en ligne de nouvelles armées,
et le temps nécessaire pour le* constituer, si l'on veut revenir
au plan méconnu, 4 supposer qu'il aoit opportun d*J
revenir »

EN ROUMANIE.

Le «Daily Vnil n apprend de Bucarest que le général
Avaresco, commandant en chef ds l'armée du Sud, a été
nommé au commandement de la deuxième armée. 11 aert

remplacé p.ir le général Chirosco,

Nous svons déjà signalé le voyage 4 Londres du général
Georgesco, aide de camp du roi. La « KasnÀtana u apprend
que ce voyage serait la conséquence du fait que l'aide russe,
promise 4 la Roumanie, a fait défaut et qist la Russie rn
a rendu l'Angleterre responsables. Lt conseil de guerre dt
Paris sursit,_garatt-il, décidé d'envoyer lt* troupet ruatet
disponibles su front de Woll))nit, pour empêcher 1* com-
mandement allemand de distraire dea forças pour Isa envoyer
.4 l'Ouwt.

LES NEUTRES ET LES SOUS-MAIUNS BELLIGERANTS.

Le correspondant du m Temps s à Copenhague télégra-
phie que le ministre de» affaires étrangère* du Danemark
envoie une réponse 4 k* note de* gouvernements alliés
adressée 4 certaine* puissance* maritime* neutres relative-
ment aux sous-marin» belligérants dans les port* et etui
neutres. •

Dan* s* réponse le minittm relève qu'il n'existe aucun
règlement spécial sur 1* régioa* de* sous-merins- qui doi-
vent par suite être traités comme les autre» mmrt*. 11 déi
clara que le devoir des neutre» est 'de ne pas changer dt
règle de conduite au cour* de la guerre et qu'en tout cas
les expérience* nécessaire* manquent pour justifier Uti
changement. Le ministre dit en terminant que sa réponse
est dictée par le désir de garder une neutralité loyale et
Impartiale.

VICTIMES DE LEURS ALLIES.
No* lecteur* se souviendront du récent raid d'avion*
aillés sur Bruxelles (37 septembre), qui fit une série de vlt-
time* dans I* .population belge (voir les liste* aux a" 27*
et 378 de la k Gazelle n. 11 »'e*l trouvé un journaliste berfl
pour en rendre let Alltmand* responsable* I L* « Journal t
du 10 octobre s publié, en effet, 1' n informât*™ « Qut
voici :

Bruxellois rués par l-t canoru allemands antiaérien».
Amsterdam, 8 octobre. — L' «Echo Belge » apprend
de Bruxelles qu'au cour» du dernier raid des aviateur» alliés,
as Belges ont été tués et 3o ble*«és, uniquement parce qu*
le* Allemands réglaient leurs canons de telle manière que
la* obua explosaient quand ils touchaient le sol.

Ce serait ignoble, si ce n'était trop stupidr I

UNE LETTRE DE SIR ROGER OASEMUFrT. •

L' « Action Française » du 5 octobre publie l'extrait iul-
vant d'une lettre du grsnd patriote irlandais au journali«te

amérienin Prultncy Bigelow

. uOn m'a souvent tourné en ridicule comme u» rétieur.
Pourtant quelques-uns de met rêves sont déjà devenus des
réalités. Je suit un bizarre mêlanye aie rêveur et cChomm*
d'action, et ;'ai moinfei foit fratiuit met rêves en actes-
i90S, j'arrivai au Congo en qualité de consul général aveo
la jerme résolution de bnttr le régime imjuit&ablt que U
roi Léopold faisait peser sur les indigènes, lt en fut ainsi.
Puis, en Î910, j'arrivai dans les terriUtirej de l'Amazone
avec le rêve de sauver let « Indiens du cooufc/iouc ». P<
mon rêve devint une réalité. Sir Edward Crty me disait,
en janvier 1912, à mon retour, aiors que j'avais gagné le
président Taft à la cause du Putuma\n, que u pour la pre-
mière /ci* (c'étaient set propret paroles) si politique at-aii
été comprise et appliquée aoec succès dans ce cas narheu-
Ii*r ». Eh ! bien, c'est peut-être mon rêve qu'on voie pareil-
lement se réaliter une Irlande libre, un Océan libre, un*
Allemagne libre et libérée qui conduira l't destinées d''m
monde meiîfeur et plut loyal. Cela ne sera pas de tlifm
temps, — mais ce sera tôt ou tard.... »

Plu» loiu, Casement se glorifie d'avoir »uivi, dan» tout
cela, l'exemple de aon père, officier de l'armé* des ^n°t*!'
Idéaliste de 1848, et qui avait combattu aux côtés de Kossuin
dan» les rangs de ls révolution hongroise—
 
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