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Hulot, Jean [Ill.]; Fougères, Gustave [Ill.]
Sélinonte: la ville, l'acropole et les temples ; [Colonie dorienne en Sicile] — Paris, 1910

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https://doi.org/10.11588/diglit.6832#0016
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la plaine sélinontienne : région nord. (D'après une aquarelle de M. j. Hulot.)

(Vue prise de la base en avant du temple B. — A g., la Casa Manuzza, et le plateau de Castelvetrano
au milieu, le massif de Salemi et le pic Baronia; à dr., Monts de Santa-Ninfa.)

INTRODUCTION

CHAPITRE PREMIER

LE PAYSAGE SÉLINONTIEN

Le littoral libyque de la Sicile. — Assise sur un promontoire de la côte
méridionale de la Sicile, non loin de la pointe ouest du triangle insulaire,
Sélinonte regardait la mer et la terre d'Afrique. En face d'elle, au delà d'une
Manche méditerranéenne, large de 155 kilomètres, l'horizon lui laissait deviner,
et parfois entrevoir, la rive opposée et les caps Libyens tendus vers la Sicile,
en avant du golfe de Carthage. Du milieu de cette fosse marine, elle voyait
émerger l'îlot Cossyra et l'archipel maltais, témoins de l'ancienne jonction des
deux terres1. Et, de fait, cette grève méridionale de la Sicile ressemble à une
frange détachée du Sahel tunisien. On pourrait, comparer le prisme sicilien
à un miroir à trois faces, dont chacune refléterait la physionomie du continent
situé vis-à-vis. Le revers nord de l'île, avec sa berge montueuse et l'ampleur
de ses baies de Palerme et de Castellamare, reproduit les traits de la bordure
campanienne de Sant'Eufemia à Naples. La rive insulaire du détroit de Messine,

i. Le cap Boeo ou Lilibeo, pointe sud-ouest de la Sicile, et le cap Bon, séparés par le canal de Sicile,
large de 145 kilomètres, se rejoignent en réalité par un véritable isthme sous-marin, situé à une profondeur
maxima de 240 mètres. A l'ouest et à l'est de cette ligne de bancs, les fonds tombent à 1.000 mètres et plus.

sélinonte. 1
 
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