Prisse D'Avennes, Achille Constant Théodore Émile
Histoire de l'art égyptien: d'après les monuments ; depuis les temps les plus reculés jusqu'à la domination romaine (Text) — Paris, 1879

Page: 236
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sorte de dais destiné à protéger des rayons du soleil la salle intérieure, qui
était analogue au mandara ou salamlik des Orientaux. On y recevait des visites
et on y traitait les affaires. La vie publique était alors, comme elle est encore au-
jourd'hui en Egypte, entièrement séparée de la vie de famille. Un grand propylon,
flanqué de deux autres plus petits, conduisait de cette première cour à une autre
courj plus grande, ornée d'avenues de sycomores, de dattiers et de doums, et
munie d'une porte de derrière qui donnait sur les jardins et les champs. Les
appartements de la famille et les salles de service, en plus ou moins grand nom-
bre, étaient régulièrement distribués sur les deux côtés des cours. Tous ces bâ-
timents étaient décorés avec une magnificence dont les palais et les tombeaux
donnent encore une idée. Mais ces villas étaient surtout remarquables par les
belles plantations de leurs jardins, leurs bosquets de henné, de grenadiers, leurs
berceaux de vigne, leurs pièces d'eau émaillécs de lotus et leurs kiosques splen-
dides. En un mot, tout ce que nous savons sur les habitations des anciens Égyptiens
prouve qu'ils avaient atteint, dès le quinzième siècle avant notre ère, une civi-
lisation très-avancée. »
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