Prisse D'Avennes, Achille Constant Théodore Émile
Histoire de l'art égyptien: d'après les monuments ; depuis les temps les plus reculés jusqu'à la domination romaine (Text) — Paris, 1879

Page: 117
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LIVRE DEUXIÈME

DESSIN

Formes «le la nature et de la vie; causes de leur interprétation anormale par les Égyptiens. — Canons dos propor-
tions. — Composition, esquisses. — Types hiératiques, figures hybrides. — Représentations satiriques. —
Conclusion.

FORMES DE LA NATURE ET DE LA VIE; CAUSES DE LEUR INTERPRÉTATION ANORMALE

['AU LES ÉC.YT1ENS.

Le dessin n'est pus d'invention humaine ; c'est la nature {Nalurarerum, selon la
définition des anciens) qui en fut, dans son ensemble, la première et la plus parfaite
ébauche; et c'est à La nature que nous sommes redevables de son emploi ; parce qu'elle
prend soin, chaque jour, de le mettre en usage pour préciser les objets : cela est si
vrai qu'il suffit des plus grossiers contours pour l'aire naître, dans noire esprit, l'idée
d'une chose matérielle.

C'est en observant la nature, dans l'élaboration de ses chefs-d'œuvre, que l'homme
a songé à lui en dérober le principe même, qui est le dessin.

Ce principe est tellement essentiel à l'architecture, à la sculpture et à la peinture,
que ces manifestations de l'esprit humain sont comprises, généralement, toutes trois,
sous une dénomination commune : les ails du dessin.

On sait, en .-fiel, qu'en architecture il est l'élément générateur; et que, si, en
peinture, son union avec la couleur est indispensable à l'expression d'ensemble, à ce
P.....t qu'il doit y occuper, également, la première place (et ce, sous peine pour h, pein-
ture, lorsqu'il arrive au dessin d'y perdre sa prépondérance sur la couleur, de courir à
sa ruine et à sa décadence); en sculpture, forme et contours, il est tout.; en un moi. il
est la sculpture elle-même.
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