Prisse D'Avennes, Achille Constant Théodore Émile
Histoire de l'art égyptien: d'après les monuments ; depuis les temps les plus reculés jusqu'à la domination romaine (Text) — Paris, 1879

Page: 398
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398 NOTICES DESCRIPTIVES.

L'esquisse que j'ai reproduite, tirée d'un grand papyrus de la collection du docteur Abbott,
n'a jamais été terminée : il devait être colorié et les légendes hiéroglyphiques dont la place est
réservée, n'ont jamais été tracées. Mais, il donne une idée fort nette de la façon dont ces dessins
étaient esquissés et préparés chez l'écrivain où il attendait, comme nos pierres tumulaires chez
les marbriers, le nom et les titres du défunt.

y Papyrus satiriques.

' La description détaillée de cette planche se trouve à la page 1/i3.

E. SCULPTURE

Chasse a l'hippopotame dans les marais. — Memphis-----ive dynastie.

Des chasseurs armés de harpons et montés sur de légers batelets de papyrus qui leur per-
mettent de passer facilement, même ta travers les hautes touffes de lotus, poursuivent une bande
d'hippopotames qui grouillent dans le marais. Le personnage qui paraît commander l'expédition
est seul vêtu, la complète nudité de tous les autres fait reconnaître qu'ils sont circoncis: les
poses variées, les formes bien accusées, témoignent d'une science de desssin qu'on ne
retrouvera plus aux époques subséquentes.

Un premier chasseur s'est déjà rendu maître d'un hippopotame et se dispose à le harponner
derechef: un second est occupé de la même manière; enfin, un troisième en maintient un autre
un peu différent, mais évidemment de la même famille. Le crocodile représenté enlevé par les
terribles mâchoires d'un des hippopotames, nous fait voir que cet énorme reptile rencontrait
souvent un formidable ennemi dans les eaux du Nil, ou plutôt de l'inondation.

Ces scènes, qu'on retrouve assez fréquemment, dans les tombeaux des diverses nécropoles,
nous démontrent que les hippopotames et les crocodiles abondaient à certaines époques dans
toutes les lagunes de la haute et de la basse Egypte, et que les habitants se faisaient un plaisir
de les traquer partout. Remarquons, aussi, que les chasseurs ont les cheveux coupés, et que
tous, à l'excepiion du chef offrent cette particularité du sommet du crâne singulièrement aplati,
comme dans presque toutes les figures du tombeau de Teï. Ne serait-ce pas là l'indice d'une
race étrangère lâche et irrévérencieuse à en juger par la science de Gall ?

Troupeau de grues et basse-cour des domaines de Teï. — Nécropole de Memphis.

— ve dynastie.

Ces deux scènes font partie d'un ensemble de tableaux du même genre qui occupe toute une
salle du vaste tombeau du haut fonctionnaire nommé Teï, qu'on n'a pas oublié, être enseveli dans
la nécropole de Memphis au nord des pyramides de Sakkara.
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