Institut Français d'Archéologie Orientale <al-Qāhira> [Hrsg.]; Mission Archéologique Française <al-Qāhira> [Hrsg.]
Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire — 9.1887

Seite: 178
DOI Heft: DOI Artikel: DOI Seite: Zitierlink: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rectrav1887/0188
Lizenz: Freier Zugang - alle Rechte vorbehalten Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
178

La pyramide de Mirinrî Ier.

»dans le voisinage les débris d'un revêtement en pierre de la Chaîne Arabique, mêlés à
»des blocs de granit rompus.

«Une levée court obliquement vers la vallée au Sud de la pyramide n° 6 et passe près
»d'une enceinte carrée dont les murs sont en brique crue.

« La base a présentement environ..........80 m.

« La hauteur est de..................27 ,n. »

Comme toutes les pyramides de Saqqarah, la pyramide de Mirinrî a été violée au
moyen-âge par les fouilleurs arabes. J'y ai ramassé une demi-douzaine de ces lampes à long
bec ouvert, enduites d'un émail épais de teinte vert clair qui sont fréquentes du VIIe au
XIIe siècle de notre ère. Elle a été rouverte au commencement du siècle, par les gens de
Saqqarah, et une partie des vases en albâtre au cartouche de Mirinrî qu'elle renfermait en
a été .tirée à cette époque, et a été dispersée dans les diverses collections européennes. Ici,
comme dans Teti et dans Pepi Ier, la rage des chercheurs de trésors s'est tournée contre les
murs des couloirs et des chambres funéraires. La paroi Ouest de l'antichambre et du couloir
d'entrée situé entre l'antichambre et la première herse, les parois Nord et Sud de la chambre
de l'Est et de la chambre du sarcophage sont détruites entièrement. La paroi qui séparait
la chambre de l'Est du serdab n'est plus conservée qu'en partie dans le pignon; les blocs
qui bordaient le passage qui menait de la chambre Est à la chambre funéraire ont été
enlevés, et la paroi qui reposait sur eux reste suspendue en l'air comme un immense rideau.
Désappointés en ces endroits, les fouilleurs s'imaginèrent que le trésor était peut-être caché
dans une chambre inconnue située quelque part sous la chambre du sarcophage, et cher-
chèrent à l'atteindre. Us creusèrent sur le côté Nord un trou énorme qui s'enfonce de cinq
mètres environ, puis rencontrant partout des blocs gigantesques de calcaire disposés en lits
réguliers, ils renoncèrent à leur travail. Leur acharnement stupide a eu du moins un résultat
heureux : il nous a permis de pénétrer aujourd'hui jusque dans les fondements même du
monument et d'apprendre de quelle manière les Égyptiens s'y sont pris pour bâtir les pyra-
mides du groupe de Saqqarah.

Le sarcophage est en granit noir et fort bien conservé : il est placé à quarante centimètres
de la muraille, et était accolé comme ceux de Teti et de Pepi Ier à deux contreforts en
briques, aujourd'hui détruits, mais dont la trace est encore visible le long de la muraille.
Le couvercle en avait été repoussé, mais sans être jeté sur le sol, et se tient dans un équi-
libre assez peu stable. La momie, découverte par le réis Mustapha et déposée aujourd'hui,
après quelques incidents comiques, au musée de Boulaq,1 avait été dépouillée par les cher-
cheurs de trésors et était complètement nue. Le sarcophage portait trois inscriptions : l'une
sur le couvercle, les deux autres en bordure, le long de la cuve : elles ont déjà été publiées
par Beugsch, avec quelques légères inexactitudes,2 et ne renferment que le protocole du roi.
Le nom de ce prince renferme un signe dont la lecture n'est pas certaine : Il a été lu par
Bruc4Sch Hounnou, par Mariette, que j'ai suivi d'abord, T'a, par moi Sokari puis Mehti et,
identifié avec l'Horus du Nord, Har-mehti. J'ai reconnu depuis que M. Lauth était arrivé
à cette dernière lecture par des voies indépendantes, et cette coïncidence involontaire me
porte à croire que le nom doit être lu Mehtimsaoup, ce qui répondrait exactement au MsGéscuçtç

1) Maspebo, Guide du Visiteur, p. 847—348, Salle des Momies Royales, n" 5250.
■2) Dans la Zeitichrifi de 1881, p. 5.
loading ...