Revue égyptologique — 13.1911

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Eugène Revillout.

exemples, tirés du décret de Rosette, etc. (voir plus bas). La seule difficulté pour 511 = ct, c'est que le
dernier signe se faisait comme i = ^s>- et non comme J> = ~| ou , avec lequel Brugsch l'avait
d'abord confondu.1 Tout en voyant la difficulté, j'avais gardé cette transcription, faute d'autre, pour le
relatif. J'y renonce désormais. La raison en est fournie par les variantes que j'ai signalées dans ce numéro
même de la Bévue, en publiant le roman de Setme. L'article du pluriel, suivi du relatif, est écrit jsuî -
1^ I (II 2, 14). Je suis convaincu qu'il faut lire nautu en donnant à la marque idéographique du

pluriel î sa valeur © = u (on remarquera que unnu est transcrit [II 19, 20] unnnau).

Quand il s'agit du relatif ct, précédé de l'article du masculin singulier, on garde la forme ordinaire su
(Jllu) III. 12, IV, 11, etc. Or, à mon avis, ce mot doit se transcrire (j <S Lc si&ne $ représente

la ligature 5 = ^>Q, récemment encore signalée par Erman dans son excellent travail sur le papyrus
Westcar.

Le relatif (j (g ; [j <$_ ^ etc. = ct che, « qui, lequel » pour Lévi, est bien connu en hiéroglyphes,
même pour la basse époque (stèle de Ptolemée, le satrape, stèles du Sérapéum, etc.). Voir ce qu'en dit
Lévi dans son dictionnaire hiéroglyphique, à propos de (j <S et de son passif (j Q _ (p. 28, n° 4). D'ailleurs,

même dans le conte antérieur des deux frères, pour le passage -^^x> tj \ ^) ^ i /( ' lb\

\AAAA <= JJ -S*^ A

III)

venir des ouvriers habiles qui furent (ou étant) à couper, etc.», aussi bien que «(et) secati sunt», comme
le fait de Bougé — sans nier pour cela le sens impersonnel d'au tic, incontestable dans d'autres passages

et se rattachant à la valeur radicale du passif de [| <£>. (j (g « étant, ayant été » est devenu tout
naturellement un relatif.

Donnons maintenant les exemples que Brugsch nous a fournis : 1° au § 236 pour le relatif Q (S

ct, 2° au § 310 pour la forme participiale ct, dans laquelle il voit un synonyme des autres formes parti-
cipiales, comme en copte. Cette partie est certainement, avec ce qu'il dit du 2e présent en c et des futurs
eie, giha, etc.. une des meilleurs parties de sa grammaire démotique qui renferme tant d'erreurs pour la
conjugaison, aussi bien que pour la lecture des signes, le syllabaire, etc.

1° A propos du relatif ct (§ 236) (}© ® H1 ?—I «qui a établi l'Égypte» TOT kata-

| I \AAAAA vi Cr*\ y

STHSAMENOr THN Airrm'ON (Rosette).

1 II avait également confondu j = rc=7Î) met (dansmatimettre, etc.) avec |, ce que les formes archaïques m'ont permis de
bien indiquer.

J Voir plus haut la note 1 de la page 20 que j'ai consacrée au second parfait, basé sur le relatif comme le second parfait
copte-alexandrin en CT&q. Je crois toujours que, dans le Koufl, comme dans Rosette, ce parfait intervient souvent. J'avais depuis long-
temps remarqué, dans Rosette particulièrement, que le temps en S\\ est toujours un passé. Il en est de même dans le papyrus gnostique,
qui, Brugsch en a donné des exemples (voir plus bas), possède le relatif CT. Mais on trouve aussi, comme ailleurs, du reste, pour le
temps en g ou 2° présent dont Brugsch a fort bien établi le paradigme (§ 283) à la 2° pers. masc. du singulier pour S une variante
S}\ erk, que Brugsch a seulement admise pour le futur en eic (§ 288) à la 2e pers. fém. pour Cil et une forme en <-SH tri à la

3e pers. intercalaire pour II = c, une forme on | | j | | ou 5 | I, à côté des formes en IIIll; y\\> ^|| [| |_ En copte, le 2" présent

a perdu la 2" pers. masc. erk; mais il a gardé la 2e pers. féminine epe et la 3e pers. intercalaire epe en thébain. L'alexandrin y
joint la 2° pers. plur. epcTCtl au lieu de CTCTÏt. Il en est de même des futurs basés sur ce 2° présent en g. Pour toutes ces
questions voir ma grammaire copte, éclairée par ses origines. Il faut bien se garder de confondre (ce qui a pu m'arriver parfois à moi-
même) cet auxiliaire j = <E>- du présent (joint parfois en copte à l'auxiliaire Ex. CTCTll) avec le relatif, la particule ou l'au-

. p. (a (s ^-

xiliaire, tirés de ce relatif en 5 I I = (J (3 ou i = forme apocopée de CT. C'est-là, d'ailleurs, une des difficultés du démotique

que l'emploi de formes semblables, bien que de diverses origines, pour des vocables différents (voir mon syllabaire). Nous avons déjà cité
} = qui se lit (' u) mei, aussi bien que -£2>- et V,
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