Revue égyptologique — 13.1911

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Supplément sue le décret de Philée, etc.

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P. 91. Les dix basilics on question sont des couronnes ou bandeaux royaux à la mode grecque,
mais avec un uraîus, comme dans toutes les couronnes ou coiffures aspidoïdes égyptiennes, ainsi que le
porte le grec. Mais à la place des simples urseus, qui sont sur les autres naos, on mettra ici, à la mode
grecque, ces bandeaux royaux que le texte nomme ailleurs (p. 93) meh et qui étaient sauf l'uraîus, ana-
logues aux couronnes de fleurs que portaient, à la mode grecque, les prêtres qui célébraient les généthlies
royales depuis Apriès. Voir l'intéressante note de Letronne à ce sujet. P. 92. On peut donc, comme Letkonne,
remplacer basilies par coiffures aspidoïdes et p. 92 garder la restitution de Letronne KA9AI1EP KAI Eni
riAIilN se rapportant à l'incise démotique : comme ce qui est de droit de faire, etc. Le démotique a
ensuite : «à la place des urasus qui sont sur le reste des naos», faisant logiquement suite : «qu'on mette
dix couronnes (meh ou sent)», etc.

P. 93. Le mot ^ ou plutôt ^ doit se lire meh et signifie couronnes (de fleurs), analogues à celles
dont les sacrificateurs grecs étaient coiffés durant les sacrifices (voir la note précédente).

P. 94. *YAAKTHPIA XPYIA (OKTil . . . AHAOYNTA OTl) ou quelque chose de ce genre. Les
phylactères on question n'étaient pas autres choses que les huit signes hiéroglyphiques que nos textes
égyptiens décrivent en détail. Letronne avait pensé, au contraire, qu'il s'agissait de phylactères écrits,
portant l'inscription qui suit et analogues comme usage aux phylactères écrits sur parchemins que por-
taient les pharisiens et plus tard les gnostiquos (phylactères interdits aux chrétiens d'Égypte par s* Athanase).
Pourquoi ces signes hiéroglyphiques d'or avec lesquels se formait l'inscription traduite sont-ils appelés
phylactères? c'est peut-être, parce que, dans la gnose magique d'alors, on nommait ainsi certains symboles
dont on se servait pour protéger les malades auxquels on les attachait, etc.

P. 95, lire j | <â jgj ffl 11 <@> ^ s=a « étant un neb sur lui et (911)

un jonc ut».

P. 106, traduire ,vww\ par «leurs heures» (ounnut) et non par tuat «adorations». Il s'agit des «prêtres
de l'heure» selon l'expression égyptienne.

SUPPLEMENT SUE LE LECKET DE PHILÉK

ET

LE CLASSEMENT HISTORIQUE DES DIVERSES VERSIONS DE ROSETTE.

par

Eugène Revillout.

Pour la date, le décret de Philée1 se distingue absolument des autres en ce que la réunion des
prêtres se fit en l'an 21. non dans le jour anniversaire du couronnement, le 17 Méchir ou ( <=>),
mais le 30 Mésore Pour anniversaire de la naissance royale. Aussi au lieu de porter

comme l'exemplaire 'dTxaucratis que le concile eut lieu (j ^ jj | ^ ^zz^^7 jj Agg ^ (j (j aJL.

\ | ^ "^M^i etc-2 *au mm blanc, (Memphis) dans la fête de la prise do la royauté de la màin de son
pènTqu'a faite Sa Majesté le roi», etc., le texte hiéroglyphique de Philée porte-t-il (j ^ . . . (j ^

llg^ (*&^) ^~ *à ■ • ■ Pour !a manifestation d'Apis vivant» et le texte démotique <^=>i~1 J^^-
S» tj'S^^P ^ (j @ O /www ^-^j <^z> ^25- (j (j j^l «à Memphis3 pour la manifestation
d'Apis vivant et célébrer sa naissance». l'Apis vivant on question est ici le roi Dieu.

1 Voir pour les textes «Sammlung demotischer Urkunden» de Brugseh, première partie.

5 Ceci fixe la date de Naucratis qui eut lien le 20 de et non le 20 do de l'an 28 comme le porte

fautivement le texte. Les prêtres s'étaient réunis le 17 Méchir pour la tête et siégeaient encore le 20, comme en l'an S ils étaient
réunis le 17 et faisaient leur décret le 1S.

3 Le temple de Memphis, où se fit la réunion, est le même dans les deux décrets hiéroglyphiques (et probablement dans Rosette).

Il est indiqué, je l'ai dit, des deux parts par les mots -J| 0 ;| /wwna <rz>, |11 À ^^Pl 06 qui n a aucl,n corres-

pondant dans le démotique de Philée, pas plus que dans le démotique de Rosette.
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