Revue égyptologique — 13.1911

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Note annexe sur les relatifs, etc.

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Ce premier accord semblait assurer un résultat analogue à ceux qui se soumettraient. C'est pour-
quoi l'année suivante Athinis, (^^"^^(j ° Pausiris (/^>^ ^S^. [j 0 et Ir°kastos
^^ct^^^^j^1 offrirent pareille capitulation, qui fut acceptée. Cela n'empêcha pas Épiphane de les mettre
à mort immédiatement après leur soumission, quand il avait 25 ans. Il les traita comme il avait traité,
en l'an 8, les chefs des révoltés de Lycopolis etc., si tôt qu'il fut débarassé de la guerre étrangère d'An-
tiochus.

Nous aurons ainsi 4 étapes : 1° celle de Lycopolis en l'an 8, 2° celle do Thébaïde en l'an 19,
8° celle d'Athinis, Pausiris et Irobastos en l'an 20. 4° celle de Naucratis en l'an 21 ou 22 sans doute.
Nous remarquons en effet que les décrets de Rosette, Philée etc. ont été promulgués un an ou deux après
les événement auxquels ils se rapportent. Il en fut probablement de même pour Naucratis. Quant aux dy-
nastes égorgés par mauvaise foi, nous ne savons pas si cet égorgement donna lieu à un décret des prêtres.

Encore un mot sur les conciles qui rendirent ces décrets.

Nous avons vu qu'ils se tinrent tous à Memphis dans le même temple.2 Rosette nous apprend que
le roi exempta les prêtres d'aller rendre compte de leur décision à Alexandrie, après ces conciles
Memphites, qui devaient être alors à peu près annuels comme dans l'Égypte copte. Les circonstances
politiques qui avaient singulièrement diminué le nombre des prêtres soumis aux Lagides expliquent ce
jtpoai5iyii.a. Nous avons vu aussi qu'en dépit des termes généraux des prescriptions des décrets, il faut ad-
mettre des canons régionaux. Pourquoi en Thébaïde fait-on, par des canons régionaux de ce genre, une si
large part à la reine dans le gouvernement de la province? Aurait-on voulu en revenir pour la Thébaïde
à l'ancienne système des divines adoratrices qui ont possédé réellement ce fief jusqu'à Amasis? La chose
est possible. Ce qui est certain, c'est que, sous le règne d'Evorgète II, la reine Cléopâtre profita de ces
tendances un instant pour se faire proclamer seule reine en Thébaïde, comme l'ont prouvé les papyrus
démotiques et grecs de la banque de Thèbes, etc.

NOTE ANNEXE

sur

LES RELATIFS DANS LES DÉCRETS DE ROSETTE ET DE PHILÉE.

PAE

Eugène Revillout.

Il y a trois relatifs en démotique : 1° ) = ht, 2° II = (j gjj = e,3 3° 511 correspondant

à ct. Sur ces trois relatifs incontestables — je puis le montrer par des milliers de preuves — Brugscb, dans
sa grammaire démotique (§§ 236 et 310), en avait reconnu deux (nt et et) et il en avait donné d'excellents

1 Les trois cultes visés font penser comme origine : 1° à Tell el-Amarna, sanctuaire d'Aten; 2" à CT^J |jj O tjj ® Bnsiris,
chef-lieu du nome dont faisait partie Lycopolis; 3° à Bubastis [_ _i I^J^®) ancienne capitale des Sheshonkides, qu'Amasis avait de
nouveau mise en relief quand, dans sa trilogie de temples privilégiés, il substitua Bubastis à Thèbes.

* C'est la version hiéroglyphique qui donne ce temple et elle nous manque pour le commencement du décret de Rosette. La
seule mention de Memphis subsiste dans le démotiquo et dans le grec. Mais nous ne doutons pas qu'il ne faille la rétablir en hiéroglyphes.

3 Une autre orthographe démotiquo du relatif £ est, que Brugscb, § 236, traduisait fautivement tnt parce que (ce qui est vrai)
le «»w» est parfois penché ainsi (voir Philée, etc.). En réalité, il s'agit de sa valeur ordinairo <CZ=> er = e qui s'échange avec
j\ (j> = e, comme avec II = M gfh dans la préformante de l'impératif en M r\K (dans le pap. gnostique par exemple). Brugsch,

§ 296, avait lui-même reconnu dans ) la préformante de l'impératif qu'il compare à l'impératif en & du copte. C'est le ô^, devenue
dialectalement e.

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