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LE PALAIS

DE CRISTAL.

JOURNAL ILLUSTRE DE L'EXPOSITION DE 1851

N° 1.

LONDRES, MERCREDI, 7 MAI 1851.

PRIX : 6d. (60 c.)

Ce Journal paraît tous les mercredis pendant
la durée de l'Exposition. Prix de l'abonnement
pour la France et l'Angleterre, 25 fr. (£1) ; le
port en sus pour l'Etranger.

L'on s'abonne : à Londres, au Bureau du
Journal, 2, Catherine-street, Strand; chez M.
Joseph Thomas, 1, Finch-lane, Cornhill; en
France chez MM. Susse Frères, à Paris, Place
de la Bourse, ainsi que chez les principaux li-
braires ; pour l'Allemagne, chez M. Alexandre,
à Strasbourg, qui reçoivent aussi les annonces.

Toutes les réclamations et communications
relatives au Palais de Cristal doivent être
adressés (franco) au Bureau du Journal à Lon-
dres, 2, Catherine-street, Strand.

En commençant sa publication, le palais de
cristal éprouve le besoin de répéter qu'il est et
qu'il sera toujours voué exclusivement aux inté-
rêts français se rattachant à l'exposition de
Londres. Cette déclaration déjà faite dans son
numéro spécimen, il devait la renouveller au-
jourd'hui en présence des publications nom-
breuses auxquelles la solennité industrielle de
1851 a donné naissance, publications qui ont
toutes leur spécialité plus ou moins sérieuse.

Certes en s'exprimant ainsi notre journal n'af-
fiche pas la prétention de se poser en défenseur
de l'industrie française à Londres : une telle pré-
tention serait ridicule ; la France n'a besoin de
la protection de personne, et d'ailleurs ses pro-
duits, sont là qui parlent assez pour elle ; et puis
les soins intelligents, l'expérience de notre com-
missariat qui s'est acquis par ses travaux de si
hauts droits à l'estime publique, suffiraient au
besoin.

Le palais de cristal a une tâche plus modes-
te qu'il s'efforcera de remplir avec zèle. C'est

non-seulement d'éclairer nos fabricants sur leurs
droits ainsi que sur les découvertes étrangères
qui peuvent profiter à la France, mais aussi de
faire connaître au monde industriel la part qui
revient souvent à notre nation dans ces in-
ventions nouvelles, dans ces merveilles de l'art
ou de la mécanique que le palais d'Hyde
Park étale à tous les yeux. Ainsi telle décou-
verte, tel procédé, aujourd'hui exposés dans
leur application complète par l'Angleterre, l'Al-
lemagne ou la Russie, l'idée première en appar-
tient peut-être à un français forcé par les cir-
constances d'en laisser profiter un étranger.
Ainsi telle statue, tel bijou, tel meuble, telle
pièce de soie, qu'on voit figurer sur la partie an-
glaise du catalogue, le dessin, l'exécution en re-
viennent peut être à des artistes, à des ouvriers
français engagés à haut prix par l'Angleterre.

Et puis combien n'est-il pas de produits aux-
quels il n'a manqué qu'un emplacement convena-
ble et suffisant pour se présenter avec tous leurs
justes avantages? combien de ces articles de

la reine inaugurant lexposition.
 
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