L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 1)

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338 L'ART.

M. Rayet regarde ces fragments de statues comme des œuvres purement décoratives, qui ne
manquent pas d'une certaine ampleur, mais qui ne peuvent être examinées de près. Ce jugement me
paraît trop sévère; les proportions sont belles, les formes sont bien accusées sous les draperies dont
le jet est simple et puissant. Par contre, je ne puis partager l'admiration de M. Rayet pour le lion de
marbre blanc que M. Newton me paraît avoir eu raison d'attribuer à l'époque romaine. Il suffit de le

Les Fouilles d'Hiéronda,
Par M. Guiaud, d'après le dessin de M. A. Thomas.
Gravure de M. E. Burguu.

comparer au magnifique lion de Platée qui orne une autre salle du Louvre, pour mesurer la différence
des styles et des époques.

Trois statues assises, provenant de la nécropole de Milet, semblables à celles de la voie sacrée
des Branchides qui sont au British Muséum, mais beaucoup plus petites, rappellent par la raideur de
leur attitude les statues funéraires de l'Egypte, mais cette analogie n'implique pas une imitation. La
raideur est un caractère commun à toutes les sculptures archaïques, parce qu'il est plus facile de
copier des formes immobiles que de rendre le mouvement et la vie. Les Grecs ont débuté comme les
autres peuples par cette immobilité qui est l'enfance de l'art, mais ils ont dépassé le point où les
autres se sont arrêtés. Les monuments archaïques sont fort à la mode aujourd'hui, mais la préférence
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