Le charivari — 12.1843

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Plaisir Sfe-jUji

i—Ecole des Vieilln^.

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le de la Vallière.

■es.—Exercices d'éaniimu
BreIandePhi,anth5l*ftB

01 G°> ^cdu^s^ant^T"
ur, rue Laffile, 40,

TÈPIiE.N de la MadEIEIS'E, 0i-

a iiiusi(|uc particulière du toi
tuteur. Prix: 2 fr. 50 c, ti

avant de devenir un littérateur
te, a réuni en un volume, sous le
d'articles sur l'enseignement pi-
, déjà traduit en allemandelra
iux amateurs, dont II est ]cguide
qui dévoile une foule d'alrasin-
it des aperçus précieux surl'ein
de la musique vocale, est écrite
k les ouvrages de M. StcptaïUi

PORTANTE.

! LA

souveraine contre touto,espèce

erçuhes, boutons, échaup-

, etc.... Ses qualités tialsamiqufs
'S de la toilette des deux«eics.
ire destinée aux ablutions, sut-
unir la peau, effacer ou pré*

Licet terrasse Vivienne,2,cnfi-
;on, avec le prospectus,
(litte, 40, au 1", à Paris.

D'AFRIQUE

iar Bénard, et dressée par A. W
d-colombier de près d'un ni
■t franco sous bandes par la p»

LAN DE PARIS EN i84|

3 plan, tracé sur une fçnijj
er grand-monde, est le plu W

plus exact qui ait cte pntfi
te et à gauche se trouve F
alphabétique, l^Jl3
ues de Paris. Les fortriM

présentées à part. Une tre 1
sert d'ornement a celteCare|

le, parlaposte^r^0^

iPrimerie Lange lén f]
nie du Croissant, lu.

JEUDI 1er JUIN 1843. , -"ÏTff"PK"ï * DOUZIÈME ANNEE, N° 152.

"^^y. I ^Wr^] Êa^MWHr^iKÊI^Ê^ l^^nf La collection complète de la nouveHe série, du \»r )tm-

jYois Mois........ 30 o(| ff ^f^^ j/^p .Tier 4838 au si décembre 10 toi. Prix.. 300flr. » e.

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PiftlS, HUE DU CROISSANT, 16 (HÔTEL COLBERT), ^^^^P^MHMPP^^^k * n wSBÊÊt^l1^^ PRINCIPALES DIVISIONS DU JOURNAL.

\W'fialcmrntpour les Départements, chez les Corres- ,-^^k'%Sr^^^" Wlf m^^^^^^^^^^SÊM^^^^^r^^ Politique. Polémique, personnalités, biographie, chr»

''j'nls les Libraires, les Directeurs des Postes et des ><C^1>7^S%^i^&4^Mai> YWjœ?- *SvRKiT.. IT^^^&iBË^zSifflËtWIt tf nique dujour,entique des orateurs etdes débats législatifs.

P Séries, et chez Dclpech, i Bordeaux; Camoin, à *T?mtf^^^^amSÊÊKÊ^I^lMr-^X. < I-^/SS^fc StKSÏLJ'' "S .l'"t-) Littérature. Critique des liyres, des pièces de théâtre,

'Veuille ■ Rey. à Toulouse : Mlles Baudier. â Lyon; Wa- .Ws^'l^i^^S^ÊKSÊL^^^s&I^L^t. 3'i4tr9? ? Mjplpaiipill « des cours publics, etc.; des concours, réceptions et travaux

*î"r à Devilly, à >/eiz; Mainville, Watré, i Rouen; ^S^SÎxi^^^^S^KWÊ^^^^^^^^^tS^^S'JÊf^^^^S^1^' académiques; des missions scientifiques, et autres ; tvruits

"il recteur de la Poste, à Alger. iy^^^^^^OKÊ^SKÊK^^^^!ÊKÊÊ^^S^BSSÊS^W'^^^^S^^ dli salons, de coulisses etde bourse ; pasticheside nos grands

'pour la Belgique, le ^Directeur des^ Postes à Bruxellei ; ^^^^^^^^^^^Ê\'?^^^^^SB!Ê^Wl^Ml^^^^^^r^' écrivains du jour^; critique de la critique^ ^ ^

'/."pos'es,1"! La Haye, Amsterdam; la A'kisjc' CombeTb- l^lil^BBftHl lB^Bri^5»^L^' flBjj^^HNgHIfTf Mœurs. Moeurs parisiennes et provinciales, contes et

^ ire à Genève; l'Italie, les Direct, des Postes à Turin, i&sfësêg£ÊUBEË ' /vMsmÊ^PrS^rvtk. ' ^^HÉHP'^lï fîIM S nouvelles, esquisses contemporaines, faits curieux.

K„ Véronne, Venise, Florence, Rome, Naples; l'Es- W^m^l^^^^^K^/.âmiMWr^lYY/â «\ ' VHHshdaW KJ34??1 Dessins. Caricatures politiques (quand la censure veut

lue Monnier, libraire à Madrid ; l'Allemagne, les Di- HUtnraiifi^^UUB'rmÊmKW\UJ v_Wf ■kY mËÊMÊÊM\Wt lâ !>ien le permettre), Mferatre», artistiques, industrielles,

f., d'ps Postes à Leipsig, Francfort, Hambourg; l\4u- ^^«ÏÏ^^HIB^BHI^iiBliMvî^S^li^/'^Bfc ^^^^«mnl[]nn]lf etc. Dessins de qenre,croquis demœurs,scènes d'intérieur,

'^Àe et la Bavière, le Direct, des Postes à Vienne, et chez «-'=^^JB 'ï MII^^J^^^^WMlMlii pochades de salon, d'atelier, de tribunaux, de promenades

ïiVundre. à Strasbourg ; la Prusse, le Direct, des Postes v5J"'-^^P5§l^|^Hfc*,lSM ^^^^-^^^"^^ publiques. Principales scènes de pièces de thedtre en oo-

C,;Lla-Chapelle ; la Russie, chez Bellizard, Dufour el NSTy^l Sue- Copie des meilleurs tableaux de l'exposition et des

?.„ '„ libraires à Saint-Pétersbourg; aux Etats - Unis, '^^JT^^ZI^^^^^^^^^^^^^^^Ê^^M/^^ JU-^5§S*^~^' galeries. Portraits ou charges des célébrités contempo-

ft'zlièhr, j New-York. *^?5<J»«ton» . ^r^^S^^Sf raines et personnages fameux, etc. Dessins de Modes,eta.

î 'Lit en paiement dei abonnement»,'Ion-mandat» i vue mr loTreaoi ^^ag**'3Ë^aMâg^»rr?<~ls£^r££rV--";—^ _ ^---- Tant ce qui concerne le journal doit être adreaie ((Vaneo) an Directeur.

ilïur la Foate, et lei effeu lui lu maiiona de banque de Pari». -' - .. ' —- Ui lettre» ion iffranchiei aeront nsourouaomant refnaaaa.

D'CNE 101 SUR IES MONNAIES

QUI A POIB Bill' JUE WOUS TAIRIi JPIKCI3.

Déception des déceptions, décidément tout n'est que
déception sous le Système-vérité. Au milieu d'un édifice
politique qui craque de toutes parts, on s'imaginait que

moins on pouvait encore avoir foi en l'écu de cent
suis. Oui, c'était une erreur assez généralement répan-
doe; beaucoup de croyances désillusionnées d'ailleurs
limaient à se raccrocher à l'écu de cinq francs.

Eli bien ! il est aujourd'hui démontré que l'écu de cent
sous n'est, comme tout le reste, qu'une trompeuse chi-
mère. Et, chose vraiment apocalyptique, c'est que ce sont
les ministres et les souteneurs officiels du présent régi-
r, si désintéressé comme chacun sait, qui les premiers
Héuuént de proclamer ki-Want ci la vanité «i-j Vêts èë
en p.csSi Que ces gens-là renient leurs sermens, leurs
principes, leurs opinions, rien de si commun ; mais re-
nier l'écu de cent sous, voilà certes ce dont leurs enne-
mis politiques les plus acharnés ne les auraient jamais
soupçonnés capables.

Dans le cas où la stupéfaction dans laquelle vous plon-
ge un pareil prodige vous permettrait d'ouvrir la bou-
che, vous ne manquerez sans doute pas de m'objecterque
siles gros bonnets de l'ordre de choses actuel dédaignent
et méprisent Vécu de cent sous, ils ont su dissimuler ce
sentiment avec un machiavélisme bien profond. D'ac-
cord ; on aurait dit qu'ils estimaient, qu'ils idolâtraient
cette monnaie, comme toute espèce de monnaie d'ail-
leurs ; ils paraissaient même mettre leur plus grande fé-
licité à en bourrer leurs coffres et leurs poches. Oui,
mais tout cela ne prouve rien... S'ils consentaient à ac-
cepter des masses d'argent, c'était uniquement par déli-
catesse et pour ne pas humilier le numéraire national ;
mais au fond ils souffraient horriblement... El pourquoi?
le commissaire chargé par le gouvernement de soutenir
k projet de loi sur la refonte des monnaies nous l'a ap-
pris dans la séance d'hier : parce que les pièces de cent
sous actuelles sont déplorables sous le rapport arlis-
%e. Voilà.

Or les poches officielles tiennent avant tout à l'art ;
l'argent sans l'art n'est pour elles qu'une chose déplo-
iék. Ainsi, tout en se chargeant d'écus, elles se char-
geaient d'ennuis.

Ha bien été reconnu, d'autre part, que nos pièces de
«nt sous ont une valeur intrinsèque supérieure à celle
de toutes les monnaies de l'Europe et qui même parfois
dépasse leur valeur nominale. Les esprits grossiers diront
Peut-être que c'est là une compensation qui devait at-
«ituer aux yeux des gros émargeurs ce que les pièces
Peuvent avoir de déplorable quant à la forme. Eh bien!
"on; encore une fois, rien ne saurait remplacer l'art
Pour des budgétivores exclusivement épris de ses char-
ffics. Aussi qu'est-il arrivé '.' c'est que les écus de cent
5°us n'ayant pas pu jusqu'à ce jour les satisfaire sous le
pPport artistique, ils étaient obligés d'en prendre outre

VARI.

#

mesure, afin d'essayer du moins de remplacer la qualité
par la quantité.

Enfin il n'ont pas pu y tenir ; cet argent inartistique
pesait trop à leurs poches.

Ils sont venus présenter un 'projet général de refonte
des monnaies, au risque d'entendre les mauvais plaisans
leur dire que, grâce aux budgets du|Système à bon
marché, l'argent public est déjà bien suffisamment
fondu.

Ils ont demandé que tous les hôtels des monnaies dans
les départemensfussent supprimés, que Paris eût le mo-
nopole de la fabrication, afin, comme l'a dit le commis-
saire royal, M. Dumas le chimiste (dans un discours du
reste plein d'intérêt et où la science n'a rien à repren-
dre) que les pièces de cent sous eussent désormais une
forme irréprochable du côté artistique. Voilà l'essentiel ;
•ste'rs lus-avuâgciïttrfcà ïi'ei^Çcifèi^»v,:it pl^i (Joé-fjeaîr
la forme.

Cette concentration de la fabrication monétaire à Pa-
ris, siège de l'ordre de choses, devait sourire sous d'au-
tres rapports à nos gouvernans. Il est agréable d'avoir
une manufacture de ce genre sous la main. Quel bon-
heur pour notre Système, qui sera, à la façon des an-
des antiques des fleuves, assis à la source des écus et
pourra s'imbiber le premier de ses ondes argentées.

Parlerons-nous maintenant du projet de refonte des
gros sous et du nouveau moduie proposé? N'avez-vous
pas été comme nous touchés jusqu'aux larmes de ce ten-
dre intérêt manifesté par les ministres relativement à
l'embarras que cette lourde monnaie doit occasionner aux
prolétaires ? Jamais à aucune autre époque on ne se mon-
tra si empressé à soulager les poches du pauvre peuple.

Ils ont imaginé de remplacer ces masses incommodes
de cuivre (va pour incommodes, bien que ce ne soit pas là
l'incommodité dont les classes ouvrières.se plaignent le
plus à celle époque de prospérité toujours croissante)
par de très jolis petits morceaux de bronze très artisti-
ques, mais qui n'auraient pas plus que leurs devanciers
leur valeur nominale. On veut que le gros sous soit, lui
aussi, une fiction constitutionnelle.

Que sera le dénoûment de cette délibération ? On ne
saurait le prévoir encore. Les chambres, du reste, peu-
vent bien nous faire aujourd'hui des espèces monnayées;
depuis assez longtemps les espèces monnayées nous ont
fait des chambres.

M. Cournon, de scandaleuse mémoire, a eu maille à
partir avec plusieurs maires de son arrondissement. Il
est arrivé que, dans une commune dont il avait destitué
le maire et où l'administration revenait de droit au
premier conseiller municipal, ce conseiller était aussi
un des hommes honnêtes cl probes qui, dans les der-
nières élections, avaient lutté contre les menées préfec-
torales. Qu'a fait alors M. Cournon, qui ne pouvait des-
tituer ce conseiller? Il lui a écrit la lettre suivante :
« Monsieur,

» Votre titre de prunier conseiller municipal vous donne le

droit de gérer les affaires de la commune, à défaut de maire et
d'adjoint. Il n'appartient point à l'autorité préfectorale devons
en priver, puisque vous le tenez de la loi. Mais sur votre refus,
le deuxième conseiller peut se charger de l'administration. Je
verais avec plaisir qu'il en fût ainsi, car aucunes relations de
confiance ne peuvent exister entre vous et moi.
« J'ai l'honneur, etc. »

Ceci, on en conviendra, est d'une impertinence tant
soit peu cynique. Mais le malheur veut encore que le
deuxième conseiller soit précisément le destitué, qui re-
prendrait ainsi comme conseiller municipal les fonctions
qu'on lui a retirées comme maire. M. Cournon lui écrira
sans doute une nouvelle lettre pour l'engager à se dé-
mettre en faveur du troisième conseiller, sauf à écrire
à ce troisième, s'il est de même hostile, de se démettre
pour le quatrième, et ainsi de suite,jusqu'à ce qu'il ren-
contre enfin un conseiller qui lui soit agréable. 11 importe
t i n ;:p,p^fglgsjs,\s GSBS&iiljSl? soit °_yiv:i;it In. loi PolTv".
qu'il soit suivant le cœur du sous-préfet.

Puisqu'il ne peut exister de relations de confiance en-
trcM. Cournon et les personnes que la loi désigne pour
l'exercice de l'autorité municipale, il nous semble que le
meilleur moyen de parer à cet inconvénient n'est pas de
changer ces hommes : ce serait plutôt de déplacer M.
Cournon.

Puisque nous en sommes au cynisme, c'est ici le lieu
de consigner une phrase incroyable de Y Ami de la Char-
te de Clermont. C'est une sorte d'allocution aux électeurs
delliom qui se disposent à nommer un député de l'op-
position en remplacement de M-. Chabrol de Volvic, dé-
cédé.

Voici ce que leur dit le digne journal de la préfec-
ture :

« Au milieu du progrès générât, Kiom n'a pas même réussi
à rester stationnaire ; l'activité et la vie en sortent chaque jour.
A quoi attribuer cette décadence que rien ne peut arrêter, pas
même l'avantage immense d'un établissement public comme
la cour royale qu'un privilège exorbitant lui a attribué et
lai conserve, au grand préjudice de la cour et du ressort?

» Nous expliquerions bien aux Riomois, s'ils étaient dis-
posés à entendre la vérité, la cause et le remède du mal
qui les mine; mais ce n'est pas aujourd'hui notre sujet ; nous
leur dirons seulement que les intérêts de localité languis-
sent ordinairement faute de protection suffisante auprès
du pouvoir, et que jusqu'ici les leurs ont été fort négligés."

Que penser de la moralité d'un pays où de pareilles
choses sont publiquement imprimées, sans que la cons-
cience publique soit révoltée !

Mais que dis-jc? Il est impossible que l'immaculé Hé-
bert el le pudique La Tournellc, dont la chasteté repous-
se l'idée d'une place promise à un électeur, ne traduisent
pas à la barre de la chambre le journal qui fait si claire-
ment entendre que le pouvoir néglige les villes qui n'ont
pas auprès de lui une protection suffisante, et que, pour
avoir part aux faveurs du gouvernement, il faut nommer
des députés ministériels.
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