Le charivari — 12.1843

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i, accepte la partie.

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'effrayer les jeunes Ij.
et que l'envie de »

tre décidée au suicide;
smme qui le comprend,
-enteraitde passer»
s. Mais Maria désabusée
consent à épouser»

essayer sa recette su

s'efforcent d'égayer te
mcoup de peineàfaitt

vertir le Gymnase qu'il
. Avec une troupe es-
uccès, un soin extrême
de envie de bien faire,
îg d'une série d'ouvra-
esprit et sans valent,
in acte un peu dislin-
rmase que des pièces.
,elard, Prémaray, ï«-
; autres, on panieni,
iffiche, mais non pas'

m.

■ au conseil-général il
•ovisionner dVaia,»
e département. A f
aarchands devins?

atalivet aurait assuré
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Nogent-le-llotrou M
fuser son concours.-
en France cobh»3
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trop.

le cabinet g*gg
tous les autres M
•aire des draps. «e

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5 genre.

MERCREDI 1"' NOVEMBRE 1S43.

la collection complète de la nouvelle série, du ImJïb
yier 1858 au 30 juin 1841, 7 volumes. Prix.. 210 fr. »e

Chaque volume........................ 30 »

Un numéro isolé avec lithographie...... » 50

Journal quotidien, publiant chaque jour un nouveau

Dessin en lithographie ou gravure, et des Vignettes sur bois.

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pvrtlS, RUE DU CROISSANT. 16 (nÔTBL COLUKIST), /S~^=^gfaMj|^ Politique. Polémique, personnalités, biographie, chro-

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Paris Départements. Etranger.

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ridants les Libraires, les Directeurs des Postes et des SsgBke&&£&\>ËUÊ9\&^ JOURNM. gti-JP^flÉp-- »*■'-!-■ — littérature. Critique des livres, des pièces de théâtre,

T. „„ur,>s_ et chez Deloech. à Bordeaux ; Camoin, a hsM JamËÈBÈÊm ïSSï^i?-à - "Y^t*^ ijDHMHI w des cours publics,etc.; des concours, réceptions et travaux







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DOUZIÈME ANNÉE, WBp*.

Ein«aEeries, et chez .Delpech, a Bordeaux ; (.an

tnrseille; Rey, à Toulouse; Mlles llaudier a Lyon; Wa- nM^/g/g^^^E^Bir^^lSa-lv^ v 4: ë&-Q ' li^WËÈÊsÊËsr^Ds? académiques ; des missions scientifiques, et autres ; bruits
°'tcr à Lille; Devilly, à Metz; Mainville, Watré, a Rouen; '^Lér^^atÊ • de salons, de coulisses etde bourse; pastiches de nos grands

il Directeur de la Poste, à Alger. ■^^^^^^^^^ÊKmMÊF^^^^^^^^^^ÊÊM/M0W^%^^^--' écrivains du jour ; critique de la critique.

Pour la Belgique, le Directeur des Postes a Bruxelles ; 't|»gB^t^W|^BL 1nh\ i\5 iM^'^î^'^r^'^vÊt^a^È^^^^' Beaux-Arts. Musique, peinture, sculpture, etc.

lelerre, Oovie, à Londres; la Hollande, les Direct. Xaf^^f^^i^^BÊSÊK^^Ê^JwÊrM^liÊf'Ê^mi''' fBR^MÎ^^^SBftRaSfTÏlfTI Mœurs. Mœurs parisiennes et provinciales , contes et

nouvelles, esquisses contemporaines, faits curieux.
Dessins. Caricatures politiques (quand la censure veut

Milan Véronne, Venise, Florence, Rome, Piaplcs ; l'As- ^^^S^^ÊUB^^K ^ÙMmk^f¥\til-\m'\ V&BSÊÊMÊffinWfi bien le permettre), littéraires, artistiques, industrielles,

wanè, Monnier, libraire à Madrid ; V Allemagne, les Di- ^SkB^^s^^H^LH: MnÊmWVJÀ-^rî 'Bku WÊËÊiBÊStWmII etc. Dessins degenre,croquis demœurs,scènesd'intérieur,

reet des Postes à Leipsig, Francfort, Hambourg ; l'A u- SH|^^Hr M/Ë ËmKP^^ii^î^^mi WÊ£*ÊÊÊ IHJIH 17 pochades de salon, d'atelier, de tribunaux, de promenades

triche et la Bavière, le Direct, des Postes à Vienne,et chez s^aiii^iraM|WW|r*°'BMfflJtMC<M A H l iBfik ^^P^^fflliSMÏlKij-- ira finîtes. Principales scènes de pièces de théâtre en vo

Alexandre, à Strasbourg; la Prusse, le Direct, des Postes ^^^^^^m^^Ê^m.'^^SmÊ^W9^Êhki^^m --ïcli> auc ( opte «tes meilleurs tableaux de l'exposition et de

d'Aix-la-Chapelle ; la Russie, chez Bcllizard, Dufour et ^ !=<^^^S^Sk^^^^^§|lP.a^S^^S,'^sJ,^\ \^jU-^; galeries. Portraits ou charges des célébrités contempo

des

d'Aix-la-Chapelle ; la Russie, chez Itellizard, Durour et p' vT--v'^^^^^^J^^^e^^^11IS^M#^^^//^V>^\ X|Ç^J_I-<^ galeries. Portraits ou charges des célébrités contempo-

Oorop., libraires à Saint-Pétersbourg ; aux Etats - Unis, ^^h^SZ^^^^^^^^^^^^^^^S^^^^^^-^^^^^^^ raines et personnages fameux, etc. Dessins de Modes, etc.

rhez Cehr, à New-York. •^s~M*âîœJ&-î5, —iMilljr^.—V-r^g^ jeu( M ui concerne le journal doit être adressé (franco) au Directeur

nn reçoit en paiement des abonnements, lestmandats a Tue sur le Trésor ^^sEB^gg^^^gfeSS=Sr=£r~,-^=^rr' - - ^--- Les lettres non affranchies seront rigorfreusetnent refusées.

il sur I» Poste, et les effets sur lesanaisffns.de banque de Paris. —^ —-

: Aujourd'hui, fêle de la Toussaint, les ateliers étant fer-
més, le Charivari ne paraîtra pas demain 2 novembre.

D'ailleurs le Charivari croirait commettre un acte
impie en s'occupant de MM. Soult, Guizot, Pasquier,
Decàzes, Augustin Giraud, Montalivet, etc., dans celte
journée consacrée au culte des saints.

Lorsque Lagingeole, dans l'Ours et le Pacha, trouvait
celle mémorable formule-omnibus: « Prenez mon ours;*
lorsque Bilboquet, dans les Saltimbanques, prononçait
ces immortelles paroles : i Tu sais jouer du violon,* Irès
bien; alors lu vas me jouer du trombonne ; » Lagin-
geole et Bilboquet posaient les bases du système élec-
toral et de la capacité représentative, tels que les con-
çoivent aujourd'hui MM. Guizot, Duchâtel et Ce. Au sur-
plus, ce rapport entre le jeu de nos institutions et les
plus grosses farces ne doit pas du tout étonner ; on se
ressemblerait de plus loin.

Voyez : quand il s'agit de la'désignation d'un candidat
pour représenter la nation, pour défendre sesMroits, ses
intérêts, elc., le ministère ne manque jamais de répon-
dre : « Voici un ventru qui m'est exclusivement dévoué ;
c'est justement votre affaire ; — prenez mon ours. » Le
peuple français est mystifié comme Shahabaham ; il l'est
même plus foncièrement, car entre un ours et un ven-
tru, le plus bête des deux n'est pas celuiîqu'on pense.

Ainsi, pour la capacité représentative, le ministère
s'arrange de façon à ce qu'un de ses habitués d'anti-
chambre ; qui n'est propre qu'à servir de groom et de
Porte-queue, soit choisi comme représentant d'une cité
patriote et indépendante.—Tu sais jouer du violon, alors
'u vas me jouer du trombonne.

Le même système,emprunté aux folies-vaudevilles, est
wis enjeu toutes les fois qu'il est question de missions re-
présentatives; voilà pourquoi, en général, la France jouit
"«ne représentation tournée dans le£sens de la culotte
du bon roi Dagobert.

En voici encore un trois cent mille et unième exemple.
Le (>rc envoie à Pékin une ambassade, composée en
général de jeunes dandys qui ont fait leurs études dans
'es coulisses et qui ont étudié la Chine dans le ballet de
-ao-Kang. Plus' ^urs villes manufacturières profitent de
' occasion pour expédier dans le Céleste-Empire des dé-
•égués chargés dj représenter leur industrie. Ces délé-
gués reçoivent une assez forte somme payée par les
chambres de commerce qui les ont choisis, plus une lé-
SUÎ'e indemnité sur le buaget ministériel. Leur choix

doit êire[soumis à l'approbation de M. Cunin-Gridaine.
Or celui-ci s'est dit, en digne collègue de MM. Guizot et
Duchâtel : « Il s'agit d'élection, donc l'escobarderie et
les tours de passe-passe sont de rigueur. »

En conséquence, on nous mande de Lille que le délé-
gué des industriels du Nord était nommé par le ministère
avant même que les chambres de commerce eussent dési-
gné leurs candidats. Ici c'est encore plus fort que Lagin-
geole, car Fours ministériel n'est pas offert mais imposé
à l'avance; et quel ours !

Figtirez-vous que M. Cunin est allé chercher pour
représentant de l'industrie de Lille, de Roubaix, de
Turcoing, etc., c'est-à-dire de l'industrie des tissus de
fds, etc., un habitant de Mulhouse très au courant de

tout ce qui concerne..... les cotonnades et les toiles

peintes! Que dites-vous deli couleur?

Par la même raison l'ingénieux ministre va sans dou-
te choisir comme représentant des soieries de Lyon un
compagnon limousin très entendu dans le gâchage du
plâtre ; — comme représentant des aiguilles de l'Aigle,
un rédacteur de pâtés de Chartres ; — comme représen-
tant des vins de Bordeaux, un marchand de cidre de
Normandie, etc., etc.

L'industrie française sera donc représentée à Pékin
aussi fidèlement que nous le sommes,nous autres, au Pa-
lais-Bourbon ; c'est tout dire.

Bilboquet est grand, et M. Guizot est son prophète !

B'ÂBBICÂOTOBL

Le roi Othon ne peut se consoler d'avoir été réveillé
à minuit par son peuple.

Dans sa douleur, il se trouve malheureux d'être un
monarque constitutionnel.

Il a promis, il est vrai, d'accorder les réformes et les
institutions demandées ; mais à présent, il dirait volon-
tiers, comme Arnal : « Un homme d'honneur n'a que sa
parole; vous avez la mienne, aussi ne vous attendez ja-
mais à avoir autre chose, s

Les raisons qu'il donne à l'appui pgrSîtront fort plau-
sibles aux personnes qui ne se plaisent pas à être arra-
chées brusquement à leur premier sommeil. Sait-on ce
que l'on fait, ce que l'on dit et à quoi l'on s'engage quand
on se sent tiré par les pieds, entre minuit et une heure
du malin? Est-ce d'ailleuis un moment convenable pour
parler politique ?

Fort de ces raisons et vexé de voir les Grecs
au sérieux une plaisanterie du genre de ces m
niches qu'on fait quelquefois aux dormeurs ai
comme d'éparpiller dans leurs draps tout le ci
brosse haché menu, ou de lui verser une cuvet
sur la tête, le roitelet grec, disons-nous voudrai
exiler, tout au moins, le ministère qu'on lui a impose
les chefs de l'insurrection.

Cela servirait de leçon aux loustics et aux mauvais
plaisans politiques.

Mais, ministres et chefs du'mouvement aiment autant
ne pas se laisser exiler ou faire autre chose.

Il y aurait là de quoi contrarier plus qu'un roitelet.

Le nôtre, c'est-à-dire celui des Grecs, ne professe
pas une sympathie immodérée pour les institutions cons*
lilulionnelles; il trouve qu'une monarchie absolue irait
beaucoup mieux à sa taille, qui est un peu déjetée.

Quand il se regarde dans son miroir, il se reconnaît le
buste de l'empereur de Russie et le profil de Charlema-
gne. Après s'être échauffé le cervean au moyen de deux
verres d'orangeade, il s'effraie lui-même de la grandeui
des idées qui germent dans sa tête ; il ne comprend plus
qu'on ait osé le comparer à certains naturels du Valais.

Malheureusement, les Grecs aiment autant garder ,
faute de mieux, leurs nouvelles institutions, quoique ob-
tenues à une heure indue.

Mais s'ils y mettent de l'obstination, le roi Othon y
en met aussi. Ce prince possède à un très haut degré
une des qualités qui constituent l'homme de génie et le
mulet, c'est-à-dire l'entêtement.

Plutôt que de céder, il se résignerait à déposer sceptre
et couronne sur l'autel de la monarchie absolue. Il n'y
a que les Grecs pour avoir de ces bonheurs-là!

Othon ne s'en cache pas. Des notes expédiées aux ca-
binets de Pétersbourg, de Vienne etde Berlin, annon-
cent officiellement son projet de battre héroïquement en
retraite. En fils respectueux et bien élevé, il a demandé
particulièrement l'avis du roi de Bavière. Ce père aussi,
magnanime et digne d'être aussi enrhumé que Ducantal,
a répondu :

t Courage, mon cher enfant.

« Si la. Russie ne vient pas à ton secours, si Vienne et
s Berlin t'abandonnent, si l'on ne le met pas à même de
« manger à Athènes du brouet absolu et des figues non
« infectées de libéralisme, ainsi qu'il convient à notre
« fière race, accours te jeter dans les bras des bavaroises
« paternelles. Elles sont préparées pour te recevoir. »

« Le roi de Bavière, LOUIS. »
On s'atlcnd d'un jour à l'autre à voir Othon mettre à
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