Le charivari — 12.1843

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mené—Postillon.

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oriies — Métier à la Jacquan '
— Canuts — Déjazet — Dj||

Mille et Une Nuits,
îs—Madeleine.

AO-3S.

tATIS.

u soir.

i E l' GAZETTE DES VOYAGE
ux et de se former pour rient:
de la Société, rue Monta*
d'en en\oycr le montant en

[lige par Ch.vri.es LE

IANSONS POLITIQUES ET AliTl

ec luxe, ne contient (.
la Comble de 1845,—TOI
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n numéro, 60 c. i'rar.c depe

B MESSINE.

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Secrètes

« Ch. ALBERT,

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botanique, br.T.té du Gou.cr».»»
latiûaales, etc., ete. .

Aujourd'hui on peu} "I
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lillible contre toutes les_» ^
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jx, facile à suivre en secw
voyage et sans aucun dé »
at; il s'emploie avec uneg 1
dans toutes les saisons ei v
s les climats.

, M.i.on du Confil.ur, au F" *
►NDANCE. fAFF»«"»L

inierie Lange Lévî, me
Croit sani, 10*

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ESVer e», et chez Delpech, à Bordeaux; Camoin. à ^^^Ml^'JïïSdÊÊÊHbiWfâèP- k ^JT^î 3 4t'V^<4. % Littérature. Critique des livres, des pièces de théâtre,

5lîrseille; Rev, à Toufouse; Mlles Baiidier, à Lyon; Wa- iMmMi^^SKKSlkk^S^^-^h. 1/ MtëV^Sf**'^!? <ies col,rs Pubhcsi etc-: des concours, réceptions et travaux

f Ter a Z»We/Devilly, à Metz; Mainville, Walré, i Rouen; 'gEëoZSstag^ académiques ; des missions scientifiques, et autres ; bruit»

E, uirècleur de la Poste, à A tger. ''^^^^^^^ÊS^lMP^^^^Ê^^^^W^W^^î^^y__ ,lu s'llons'de coulisses etde bourse ; pasticbesde nos grands

Pour la Belgique, le Directeur des Postes à Bruxelles ; fW^^SMEBU*Wu\ ^X^mKKeW^m€ 'X^X^^^^. écrivains du jour ; critique de la critique.

vinnleterre, Covie, à Londres; la Hollande, les Direct. >»f^|e r/i*» Xi't^ffiîW'ïjMalfflwi' W42>'--/'"^Tr^r^!!rif'T| Beaux-Artt. Musique, peinture, sculpture, etc

ï-ostes, à La Haye, Amsterdam ; la Suisse, Combe, li- ^^tMg'Mm^^mM ^W^M^fM^-i9%l : ' '•) I J/œurs. Mœurs parisiennes et provinciales, contes et

SSire à Genève; VItalie, les Direct, des Postes à Turin, &£sm£&M&&l&^-** /7ï^l^'*fel'Y^%, «sB^^LyM Jll il nouvelles, esquisses contemporaines, faits curieux.

Milan 'Véronne, Venise, Florence, Rome, Naples ; \'Ks- TBSSÊÊnmS&BBÊtnÊ ' 'éÈUfmffitï 1-// ( B\ œ^^SSPMSj Dessins. Caricatures politiques (quand la censure veut

"'ne Moanier, libraire à Madrid ; V Allemagne, les Di- 8&- . ■":} Iî ll\ïl|4?f m\ HÏïÉ^ÉIm1^ liiMrihlr bien le permettre), /««eratre», artssbfues, sndussrie//es,

Lri des Postes à Leipsig, Francfort, Hambourg; l'A u- ?ÊÊ^MM$!WÊÊÊËÊgL w//*wM^Cf^'W'c^4i t^S^^fflïîlHlJ M 7 eic-Dessins de genre,croquisdemœnrs,scènes d'intérieur,

triche et la Bavière, le Direct, des Postes à Vienne, et chez •^RB&HËÊSSÈKmr WÉÈ&mL>/M I M / h»< W^^maiMMis'. pochades de salon,d'atelier, de tribunaux,de promenades

Alexandre, a Strasbourg; la Prusse, le Direct, des Postes ^^=<^2^^^^^^Kl''^^^^^aiifi»WH^^S. -- publiques. Principales scènes de pièces de théâtre en vo-

% Aix-la-Chapelle ; la Russie, chez Bellizard, Dufour et 21 ^~<^SSSSÊSL^"11 ^MlgSffËfii^^SrC^urvS jS-fc?^4 gue. Copie des meilleurs tableaux de l'exposition et des

Comp." libraires à Saint-Pétersbourg; aux Etals - Unis, ^~^hr>r\—^~^^fe^^^^SjS^^^6a^gfc^^^-^«fc5S-^53^ galeries. Portraits ou charges des célébrités contempo~

rhez llèhr, à New-York. -^a^g^^gra . j^^^^^Z^eZT'z^S3:-^~~^^^^~^:^^^^--'r^ raines et personnages fameux, etc. Dessins de Modes,ete.

(la reçoit en paiement dea abonnement», lei mandata 1 THe aurleTréaoT ^£^^S^^imÊUs^^^^^~^r~~^'-~s^^-. ^_■ Tout ce qui concerno le journal doit être adressé (franco) au Directeur.

et aur la Poate, et lei effet» eur le* maiaon* de banque do Pari». ~ Le* lettre» non affranchie» seront rigoureiuement refoatei,

LE CHARIVARI.

RÈGLEMENT DE POLICE

RELATIF A X.A. TENUE DE LA FOIRE

AUX EMPIOIS PUBIilSDS.

L'ordonnance suivante, délibérée en conseil des ministres,
va, dit on, être prochainement publiée.

Considérant que nous vivons sous le régime de l'adhé-
sion spontanée et du dévouement désintéressé ;

Que, d'après la constitution, les fonctions des députés
sont essentiellement gratuites ;

Que la chambre a souvent, et notamment dans la pré-
sente session, rejeté avec une vertueuse indignation tou-
te espèce de proposition de réforme parlementaire, pro-
damant par là implicitement que tous les députés, y
compris les voleurs-omnibus du centre, sont des modè-
es d'austérité puritaine, d'abnégation personnelle, que
leur candeur, comme celle de la femme de César, ne
peut pas même être soupçonnée ; que jamais aucun
d'eux n'a songé à faire du siège représentatif un esca-
beau pour grimper plus facilement au mât de cocagne
officiel, et parvenir jusqu'à l'appétissante guirlande des
saucissons budgétaires ;

Qu'en conséquence, par la vérité et la logique qui cou-
rent, on ne doit pas s'étonner que tous les députés bien
pensans se ruent à la curée des places avec une voracité
de nature à faire croire qu'ils ont l'estomac encore plus
large que la conseience ;

Considérant que cet état de choses est très juste, très
digne, très constitutionnel ; que cependant il est suscep-
tible de devenir attentatoire, non point à la morale, mais
à la santé personnelle des ministres ; qu'en effet, ces
dispensateurs de la pâtée officielle, continuellement as-
saillis par les solliciteurs hurlans et affamés, peuvent
craindre à la fin d'éprouver le sort du chasseur mytholo-
gique Actéon, lequel fut dévore par sa propre meute ;

Qu'en ce moment, par exemple, à l'occasion des deux
emplois vacans à la cour royale de Dijon et à la cour de
cassation, les ministres sont tellement bousculés, tirail-
lés de tous les côtés, qu'il faudrait avoir un tempérament
de rhinocéros pour y résister ;

1 Considérant qu'il est temps de prendre des mesures à
l'effet de faire marcher les solliciteurs députés, de dimi-
nuer l'encombrement et d'empêcher les ministres d'être
asphyxiés ou écartelés ;

Avons décrété et décrétons ce qui suit :

Art. 1er. Afin de prévenir le surcroît de voracité et
d'affluence qui ne manque jamais de se manifester lors-
que plusieurs emplois vaquent simultanément, il est for-
mellement enjoint aux fonctionnaires vivans de s'enten-
dre entre eux et de s'arranger de façon à ne pas mourir
en même temps, mais l'un après l'autre.

Art. 2. Lorsqu'une place sera disponible, sur les deux
cent soixante députés du centre, il n'y en aura au plus
que deux cent trente qui pourront la demander à la fois.

Art. 5. Pour que les règles de la hiérarchie et de l'a-
vancement soient plus scrupuleusement observées qu'cl-

ii -mu

les ne l'ont été jusqu'à ce jour, et afin d'ôter à la mal-
veillance le prétexte de crier aux passe-droits et à la fa-
veur à l'égard des voleurs du Palais-Bourbon, il faudra
absolument ^désormais que les fonctionnaires députés
qui désirent être promus à une fonction supérieure
aient au moins trois mois d'exercice dans l'emploi infé-
rieur ; toutefois les centriers qui ne sont rien du tout
continueront à sauter d'emblée à une place d'ambassadeur
ou de receveur-général en raison de leur aptitude à faire
de grands sauts.

Art. 4. Lorsqu'il y aura un emploi à distribuer, les
solliciteurs députés seront tenus de prendre un numéro
d'ordre ; en ce moment, au lieu de faire la queue au
peuple français, ils la feront à la porte du ministre.

Art. 5. Ils ne pourront être introduits qu'une douzaine
à la fois; là ils devront strictement Éë hunier à appuyer
leur demande de vive, de très vive voix même s'ils le
veulent. Mais il leur est interdit d'y joindre l'éloquence
des gestes, de saisir le ministre par aucune portion de
son individu et de son vêtement. Trop souvent en pa-
reille circonstance des boutons ministériels ont été ar-
rachés. On connaît le dévouement des ministres pour la
chose publique, toutefois ce dévouement ne saurait aller
jusqu'à sacrifier une douzaine de vieux boutons sur l'au-
tel de la patrie.

Aat. 6. Les solliciteurs députés seront tenus, en se dis-
putant réciproquement à qui attrapera l'emploi en liti-
ge, et en discutant leurs mérites respectifs, de ne pas s'é-
carter de ce qu'on appelle les formes parlementaires. En
conséquence ils ne pourront s'adresser que les épilhètes
de grigous, de paltoquets et de polissons.

Art. 7. Les solliciteurs députés auront, ainsi qu'il est
dit dans les articles précédens, le droit d'être admis en
gros et en détail afin d'exposer et d'appuyer leur sollici-
tation, ainsi que leurs petits calculs d'intérêt privé. Ce-
pendant ils ne pourront, pour cet objet, occuper les mi-
nistres que quinze heures par jour ; le reste du temps
des Excellences appartiendra aux affaires publiques.

Art. 8. La place disputée sera toujours en définitive
donnée à l'un des solliciteurs députés.

Art. 9. La charte portant, art. 5 : « Les Français sont
tous également admissibles aux emplois publics », conti-
nuera d'être une vérité.

Signé : le conseil des ministres.

IA REINE ET IE RAMONEUR.

BALLADE.

Paroles du Times, traduction de M. Albert deMontémont.
I.

A l'heure où les bergers du Lochabcr poursuivent les
jeunes filles sur les vertes collines, alors que les hussards
de Cardigan sonnent la diane matinale, où va ce jeune
enfant qui longe les trottoirs, volant une galette ici, et
plus loin des noix? Nul ne le sait, pas Inême l'œil du

constable vigilant/; Il va, il va toujours coifirrre-tîn sylphe
habillé de bure.

II.

Où vas-tu, enfant couleur de suie? Vas-tu demander
aux rives du fleuve la boisson que la généreuse 1 ngle-
terre prodigue à tous ses fils bien aimés ? Vas-tu 'orer
le Seigneur sous les ombrages de Windsor, où les jeunes
miss égarent leurs soupirs? Vois-tu voir le Tunel! En-
fant, veux-tu deux pennys pour acheter'un sou de pom-
mes de terre frites?

III.

Mais l'enfant à la sépia ne répond rien, et toujours il
marche. Déjà Pall-Mall a fui derrière lui; déjà les vieil-
les murailles de Temple-Bar s'effacent dans le brouillard
quotidien, et toujours il va comme la faconde de sir Ro'
bert Pcel.

IV.

Veux-tu du fromage jde Chester, ô Utile boyl
sent ies épicières de Fleet-Street ; as-tu fantaisi
pot de gin? un morceau de plumpudding flatterait
palais, ô chérubin bistré? Parle, et le plumpuddi
gin et le chester ruisselleront dans tes poches, si
quelques schellings pour les payer.—Elles disent, mais
passe en secouant la tête; et ce qu'il ne veut pas acheter,
il le vole, et ce qu'il vole il le mange ; la sagesse agit
par ses doigts.

V.

Es-tu fils de Caliban? la fée Mab a-t-elle trempé tes
habits dans les flots noirs de l'Érèbe, ô gamin qui tortil-
les par la foule comme si Tortillard était ton nom ? Com-
ment t'appelles-tu? Faut-il te livrer aux policemen pour
savoir qui tu es? Dis ton nom afin qu'on sache si tu por-
tes la culotte d'un jockei ou celle d'un larron ?

VI.

Je suis un savoyard du pays de Galles et je m'appelle
Tom, comme tous les Savoyards anglais. Je suis ramo-
neur de père en fils depuis le berceau ; mais nul ne saura
où je vais; ni Ariel, qui vole avec les brises; ni Asmodée,
qui sait tout, même ce que pense le prince Albert; ni le
roi Obéron, qui comprend ce que disent les rouges gor-
ges quand ils chantent. C'est mon secret, mon bonheur ;
et zut.... laissez-moi passer!

VIL

Ainsi parlait le jeune mioche terre de Sienne, et, sem-
blable au merle noir, il rasait les maisons de rue en rue.
Et ce fut ainsi qu'il marcha jusqu'au palais de Bucking-
ham.

VIII.

Horses-guards ! veillez autour du palais ! dragons,
tenez-vous à cheval devant les portes ! lanciers, gardez
les avenues ! Et vous caméristes, blanches comme la
neige des monts Cheviots, fraîches comme les roses de
Morvcn, tendres jeunes filles dont les yeux bleus sont
plus azurés que les flots du Lock-Lomon, pressez-vous
autour de votre reine ! 0 Titania! protège le sommeil de
Victoria !

IX.

La nuit est venue! La blonde Phœbô éclaire l'habit
marron de lord John Bussel. La reine dort, elle est seule
avec ses rêves. Albert, où es-tu?.. Cependant Tom est
entré; comme un gnome il se glisse de salle en salle;
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