Le charivari — 12.1843

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nr cttte charmante m
Mile Estber remp! $
ie; la première
oie, par Neuville. ^

MARDI*01 AOUT 1845. r- JTTT a Vs^l JC DOUZIÈME ANNÉE, N° 215.

Paria Départemonts. Etranger m\\V. _/TM f^, § ' :fZ^fflflBi» P ÂS La collection complète de la nouvelle série, du 1er jan.

oie, par neuvillo.'jj''» Mois........ ^ fr- 3g 44 ^^^^^^^^^S^^Blî t=X|H ! vîct 1838 au 31 décembre 1842,10 vol. Prix.. 300 fr. >. c,

* ii»a ji'n'n'emenis daleiu des t«et 16 de chaque mois. Êf'i^0i^S^^^^^^^^^^^^^^^^^Slll'P~—Journal quotidien, publiant chaque jour un nouveau

sée par la société m, f\àm pour la France et l'Etranger aux bureaux du Journal, . _ ^Jj^^^m^^^^kW « »° " Eessin E1 ^«CT^ 0,15™re'et âss ^ttette w iois-

du désastre ,1e h o 4 s RUB DU CROISSANT, 16 (HÔTEL COLBEKT), S^me^mSSÊsmÊ^^^L^: WÊBÊÊÊBt^Ê^__ PRINCIPALES DIVISIONS BU JOURNAL.

lionrrl'hni l„„j. „ ■ ^ \-,^menl vour les Départements, chez les Corres- /%#SêSÔ,PwBr lt» [''MIS irwililll-- Politique. Polémique, personnalités, biographie, chro-

ijouiu ftm lundi 31 jjg *pspeciae">entpo«r« fiirec[eurs àeg i>ostes et des ^#j4*^Js&MI!> JOKR^k^^Stf^HHB^r-- nique dujour.critique des orateurs etdes débats législatifs,

•t que du bazar de l'ij" eTcnn Delpecb, à Bordeaux; Camoiri, à dS7M/~/m ■XœmttÊMknMakZ- . "■J^fc IjK.'. « % Littérature. Critique des livres, des pièces de théâtre,

i et du boulevard P^nl lier à Toulouse; Mlles Baudier, à /.yon; Wa- 7»^7.^/#i§lg^ I Wjr^5i^SS=-r- des cours publics, etc.; des concours, réceptions et travaux

' r°ISS(t )"r" f;•//«• DeviUy à j»/e(ï;Mainville, Watré, à Rouen; ^mtJ^f&^tSsÊÊmAflBfe!*?a*et"^SsM^^^^JÊmmÊÊ^^^^L. académiques; des missions scientifiques, et autres ; bruits

•*er'M.iir de la Poste, à Alger. .CTSaalfjiîgË^Pffi^^ de salons, de coulisses etde bourse ; pastiches de nos grands

" \>w ulielaioue le Directeur des Postes à Bruxelles ; %#fef >WÊÎhMBa\ s^mm^^^ÊKKIKÊÊÊ^SC^P^^^' écrivains du jour ; critique de la critique.

t'"!.,„• Covie à Londres; la Hollande, les Direct. ^ï^HKâllM^ Beaux-Arts. Musique, peinture , sculpture, elc.

[PHEL ! |«"i l l La Haye, Amsterdam; la Suisse, Combe, li- sSM 1 XZÊÊÊKBsS^MË ^flEKrV&Bv . WHQIIIHBh II Mœurs. Mœurs parisiennes et provinciales , contes et

S fendve • Yltatie, les Direct, des Postes â Turin, '^S^^^^^H .KOTTfHraF&rvïm ^^MBESL^JmJ 11 li nouvelles, esquisses contemporaines, faits curieux,

lieds lr<ire,vérnnne Venise, Florence, Rome, Naples; l'Es- mSSmSfMSSBÊÊÊIKÊ MfHÉlttffîffutil ( v\ WÊÊÊÊfâ$MWWitK Dessins. Caricatures politiques (quand la censure veut

, ' )|ila°'Mnnnier'libraire a Madrid ; r Allemagne, les Di- ^S|^^ggBHHBB| JBÊHtMNM^ V\ WÊMimmMÂUw bien le permettre), littéraires, artistiques, industrielles,

f'WH'« Postes'à Leipsig, Francfort, Hambourg; lUw- "^^S^^^I^^SfflK. mllËÊWr£§llèP{'^B& W^&WffîmâlHÈ]' il elc. Dessins de genre,croauis demœurs, scènes d'intérieur,

imcramme • un " i th Bavière, le Direct, des Postes à Vienne,etchez ^^g^MBi^BiP mÊMMmk///M \ KM I 'SisL ^^^^^^ÉMàLÀ^- pochades de salon, d'atelier, de tribunaux, de promenades

■ SOIli> Oise l*we,' j Strasbourg; la Prusse, le Direct, des Postes 1 <^^MaMHK "^WM^aiBaMiii^fa &%TV—-lc_~i publiques. Principales scènes de pièces de théâtre en vo-

---_J '*,a1a Chapelle ■ la Russie, chez Bellizard, Dufour et ^ _ 7~'""^T^^Tt'^t^^^lffiH^IrBff^'^ JS3s?-^ gue. Copie des meilleurs tableaux de l'exposition et des

.KOPOLD PAMin '' libraires à Saint-Pétersbourg; aux Etats-Unis, ^-^3r>-S_,. N~^gfeg~' •-^^^^^^WMM^^JUg^S^S>> galeries. Portraits ou charges des célébrités conlempo-

j___'""lllhr à New-York. ""*s^Ss£££3®k__58^t^=ir--—^^zï^^-^^^te^v^^^g,^ raines et personnages fameux, elc. Dessins de Modes, etc.

—-—{ chez »8il'i' ajenieiit des alwnnements, leslmandats à vue sur le Trésor ^*^==aîs«E^- — ■ _ v-- Tout ce qui concerne te jourual doit être adressé (franco) au Directeur.

la spécialité, il n'en e'I 1 *nl°Poste,et les eflSssorlesmaisoris de banque de Paris. Les lettres non affranchies seront rigoureusement refusées,

itable, de mieux établjï " J^tTfi

val. Le gilet, c'est iwl ~m~ -wr^m *~sa ~mr ~m~ k ~w~^ ~m—œ~ -r k -m~^. ~m~ Hu

àconnSejl'impoS 1 Tl àT\ | T| k T| TT T A T| | M ÇîfeV

Kssa jljCj • CHARIV/iivi. i®-^

iété et la richesse de t T% ^ -HL " Ja- -JSa- \ «*a* x>- /

aint-Cyr.
rice.

NOUVEAU BULLETIN DU WATERLOO ESPARTERISTE.

,A CARDE Dn REGENT HE MEURX PAS,

MAIS ElitiE SE RESTD.

arché de France ! ! Les nouvelles qui nous parviennent de la Péninsule
numéro ne coniieni 1 prouvent que la guerre faite par les lieutenans d'Espar-
s coiiiplels^outrelesciu, m a tenu à conserver jusqu'au bout son caractère
bon vivant et éminemment social. Si cette guerre-là est
iise en scène, ce ne sera pas, à coup sûr, au théâtre
grognard du Cirque-Olympique ; mais en revanche elle
pourrait fournir à la verve exhilarante des Duvert et des
Varin le sujet d'une délicieuse folie-vaudeville pour Ar-
nalou Alcide Tousez.

A côté delà grande bataille.....d'embrassades livrée

sous les murs de Madrid entre les vaillantes armées de
Seoane et de Narvaez, viennent se placer une foule d'au-
tres épisodes belliqueux qui sont également d'un excel-
lent comique.

Citons d'abord la grande scène de parodie du serment
DE te Curiaceset des Horaces, la bouffonne contrefaçon du

mot de Cambronne (qu'a si bien entendu M. Soult),
jouée par les alcades et par tous les comiques de la

les, des koSiaïvs min
ers écrivains.

onne à Paris, rueCoç
en province, chez ton,
directeurs des postesuj
ies.

ttéraire, le fin I

MIS.

ÏE JUDI

FBAUTCŒ, ! troupe de l'ayuntamiento de Madrid.

tk AiI^IS» Lors de l'apparition de l'armée de Narvaez devant la

and in-8° compacte, fut capitale,les ayuntamientistes se rassemblèrent en conseil,

iraitra le 23 de ce mois, j Là, il fut décidé qu'on se défendrait jusqu'à la mort.

courant. On éleva de formidables barricades dans le Carrera-San-

m. llieronimo, Fuencarral, Hortalera, etc.; on creusa de

d'un cinquième au o! profon(jes tranchées, on dressa des batteries d'artillerie

.■ebgieuscment rcs-peit, >

lève, le prix de l'édili* sur les places, etc., etc., et au milieu de ces préparatifs
auquel a été venduj<! $m résistance désespérée, en répétant le serment de
vrages dont elle se', . , , .„ ...

* sensevehr sous les ruines de la ville, on attendit de pied

terme l'ennemi.....afin d'aller à sa rencontre etde lui

ouvrir amicalement les portes.

Les ministres de la régence voulaient, eux aussi, jouer
leur petite scène dans cette mémorable circonstance. Au
fait, des ministres constitutionnels ne pouvaient manquer
tosemêlerà una, comédie.

Ainsi M. Mendizabal se posa en Décius, en Horatius
Coclès, et jura de se faire tuer en détail sur son porte-
feuille.

Il déclara qu'il placerait la jeune reine au milieu d'un
escadron de braves dont il prendrait le commandement.

40.

combiné avec le en*
lin de fer, rue Sl-U**

crêtes

lu. ALBEBÏ

Liqne, br.teté du gouih" ttiiuiisc frayerait un chemin à travers l'armée enne-
urd'hui" on peu' r^ MKVm l'enlever de Madrid. Puis , au moment de l'en
résolu le P"^' i* lrtie «es troupes de Narvaez, on n'a plus eu la moindre
ni?d7eTsanf e«gW» «OBvelle de Coclès-Mendizabal, ni de son escadron de
5 qTiïuV°anCienne» L'intrépide ministre s'est tout simplement frayé

qu'elles soient. «» chemin à travers le souterrain d'une cave afin de s'y

alternent est pw*f! c«her et de s'y tenir coi.

rj^2t*.ïïr?uS*-fflî [r Un incident encore plus burlesque est celui de Seoane.
I to^ta'SSiS *« l« indomptable général, après avoir assisté bravement à
climats. ^ agrande bataille d'un quart d'iieure, qui s'était termi-

"ce par la déconfiture de ses troupes mettant bas les
A^«.7wggil afmesdevantles accolades des soldats de Narvaez, n'a

pu résister à l'humiliation de cette défaite. Il a pris, non
pas son épée, mais sa plume, et il a rédigé à l'adresse
du ministre de la guerre d'Espartero la dépêche qui
suit :

» Torrejon, le 23 juin.

« Excellence, l'armée qui était sous mes ordres se trouve, à
l'heure qu'il est, sous les ordres du général Narvaez. J'ai été
enveloppé et fait prisonnier dès le commencement de la petite
affaire qui vient d'avoir lieu.

« Je réitère à Votre Excellence la demande que déjà de Sar-
ragosse j'ai faite au Régent du royaume de vouloir accepter
ma démission de tous les grades et décorations par lesquels ont
été récompensés mes services antérieurs.....»

Ici... l'aventure est authentique, le brave général s'est
trouvé mal.

Etre vaincu sans combattre passe, mais être obligé de
résigner ses grades, ses décorations, voilà ce qui était au-
dessus du courage de Seoane. M. Soult comprendra l'é-
vanouissement du guerrier esparteriste en pareille cir-
constance, lui qui s'est écrié : s On ne m'arrachera mon
traitement qu'avec la vie. »

Par suite de la pâmoison du général Seoane, son ai-
de de camp, après lui avoir prodigué des sels et délacé
son grand uniforme, etc., a été contraint d'achever la dé-
pêche en ces termes :

« Au moment où le général terminait ces lignes, une indis-
position subite ne lui a pas permis de continuer à écrire;
mais bientôt revenu à lui, il me charge de terminer cette dé-
pêche en annonçant à Votre Excellence que tout est perdu,
sauf l'honneur, qui est resté entièrement intact.

» Par ordre de S. Exc. le lieutenant-général Seoane,
« Le lieutenant-colonel aide de camp,

» carlos de carrutel.»

Que vous semble de cette application du mot de Fran-
çois Ier, à propos d'une bataille où l'on n'a pas brûlé une
seule amorce, et où le général en chef, au lieu de res-
pirer l'odeur de la poudre, n'a respiré qu'une fiole d'é-
ther?

Nos lecteurs ne s'étonneront sans doute pas de nous
voir consigner in extenso tous les incidens de ce qu'on
appelle la grande bataille de Torrejon , car cette bataille
est incontestablement du domaine du Charivari. A dé-
faut de gloire militaire, les braves héros esparteristes et
christinos qui ont figuré dans cette affaire, en auront du
moins conquis un autre, celle de fournir une suite à
l'immortel roman national de Don Quichotte.

Mais ne voilà-t-il pas que le senor Espartero s'est a-
visé tout à coup, dans un accès de rage, de convertir
cette farce de guerre en tragédie.

Ce duc de la Victoire pour rire, après êtr j resté un
mois à sommeiller sous son bonnet de coton et à soi-
gner son importante santé, après avoir laissé tranquille-
ment disperser, capturer et... embrasser ses généraux
dans les plaines de Torrejo*, est sorti tout à coup de sa
torpeur. La marmotte s'est réveillée chacal.

Au lieu de combattre des bataillons armés, l'invincible
Espartero a trouvé beaucoup plus glorieux d'incendier
une cité ouverte et inoffensi" . Le bombardement de
Barcelone avait commencé sa chu;?, il a imaginé de se

relever par le bombardement de Séville. C'est une
odieuse homéopatie.

Au surplus, cet exploit incendiaire ne saura-t-il avoir
pour effet que de changer en malédictions les rires et les
huées soulevés par les ridicules de la campagne esparte-
riste. L'embrasement de Séville ne remettra pas le triste
régent sur ses jambes; au contraire, c'est une raison de
plus pour le considérer comme flambé.

rebecca fait sauter ies barrieres,

VICTORIA iaït «aisee ï< % COUR»

Lettre d'un valseur à un danseur.

Cher confrère,

C'est de Londres aujourd'hui que viennent les galops !
Tout gambade dans les Trois-Boyaumes, de Douvres à
Edimbourg! Dieu veuille qu'à force de tourner, les îles
britanniques ne fassent pas la culbute !

Qui ne danse pas aujourd'hui n'est pas Anglais. Mon
voisin danse, mes amis dansent, moi-même aussi je dan-
se. L'Irlande exécute un en-avant-deux, et le cabinet
tory pourrait bien finir par exécuter un chassez-huit.
< Mais il ne faudrait pas croire que tout le monde danse
avec le même plaisir. Les gabelous du pays de Galles, à
qui Bebecca fait sauter le pas, font de très tristes mines
dans une figure qui n'est pas de leur goût. Les receveurs
des taxes sentent aussi que le bal chauffe pour eux en
Irlande ; ils n'aiment pas la musique des meetings, et, à
tant faire que jouer des jambes, ils aimeraient autant
courir que danser.

Mais laissons là Dublin et restons à Londres; c'est là
que Terpsychore a élu domicile. L'aimable déesse a fait
de Buckingham-Palace sa résidence d'été ; elle y donne
les plus belles fêles, et la noblesse des Trois-Boyaumes,
wighs et torys, pirouette pour le plus grand plaisir de la
reine.

Le dernier bal a réuni les jambes les plus aristocrati-
ques de la monarchie ; l'intendant des menus-plaisirs a-
vait eu une idée pour la décoration intérieure. 11 a ima-
giné, bien que le bal ne fût pas travesti, de déguiser les
salons en tentes. Enchanté de son idée, il a mis des ten-
tes partout ; tentes par ci, tentes par là ; il n'y avait plus
ni antichambres, ni salons, ni galeries, ni boudoirs ; tout
était lente.

M. le comte d'Orsay a trouvé dans cet arrangement
l'occasion de faire un calembour. Comme il fuyait un ga-
lop qui le poursuivait de tente en tente, le prince Albert
l'arrête :

« Eh bien ! monsieur le comte, vous plaisez-vous à
notre fête? lui dit le presque roi.

— Comment donc, mon prince ! mais, où que j'aille, je
suis toujours dans l'attente du plaisir, » répond le dandy
avec un sourire.

Le prince Albert est fort soucieux depuis ce moment.
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