Le charivari — 12.1843

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led'Otbert, l'ex.an,

sorcière et jeune nhn,
^ua„humarare^

ef««i fanant fauxebSo°;-
'•«jet ses engagemeJ
endre garde, et Fréd! '
» temps sont rudcs ^

utisans de M. Hngoiv,
> tant qu'il vous , «
dumo.ns.iln^ «
«d. aussi comp,^

er le mérite de que,q ;
«ormes tirades dont.

Bailleurs qui dit effusion
ences.Gua„humara)d
•«que à'Ivanhoé da„s
-à-v,sdeJobestlame[n
i du voile noir est renou
urtout dans Angeh. Ies
l'empereur BarberouSSe
ultipliô par trois, devient'
m pauvre mélodrame in
r, quelques lambeauxde"

antaisies aussi déréglées
évouée, maisBeauvaUet
plus robustes épaules „e

Sylvius Adam.

E.

Me de R.....à deux heure

nal le Charivari, demeurant
demeurant à Poris , nie du
ie-Michel Altaroche, rédae-
ergère, 16.

;cord pour statuer comme
ssation, et comme amiables
sertion d'un article propose
e de la première represen-
nt prié d'accepter lesditcs

îpter les fonctions qui nous
instant même constitués en

dant à ce qu'il plût au tri-
, l'article présenté par eux,
t et à ce que M. Aliaroclic
les moyens à l'appui de ces

zt MM. Pannier et Dtitacq,
i tous cas ils en fussent dé-
:loppé les moyens à l'appu

lies, ont présenté en outre
eu lieu contradictoircincnt.

lie MM.F.... et D.....se sont

1 délibérer immédiatement,

D. ..etdeB...-

lier ressort comme amiables

et sur l'existence desquelles
.d'insérer dans le Oariron
l ne peut s'exercer que du
t seule question que des ar-
insertion.

er dans la cause, et quant a
rde l'article, ils ne peuvent
erait l'insertion faite «»»<«

imnons aux dépens,
jinet dudit M. de B..«
D.... et deB....

tbf., 131.

SAMEDI ■!«■' AVflIL-;i8«. ; H*--U^A 't f S^BS JL__ DOUZIÈME ANNÉE, N» 91,

rÀ'i'tr DéP"rt=mont"- *l35Eî'' ^C*»*, t~4/kMt lyyU^HMMRRÀu'JHMHP IW La collecrion complète de la nouveHe série, du !«■ jm.-

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On s'aionue pour la France et l'Etranger aux bureaux du Journal. fç^>^^^^^^^^Ê^ Y " y^MI^^^^^É^r Dessin en lithographie ou gravure, et des Vignettes sur bois.

PUIS, Ttt'E DU CROISSANT. 16 (HÔTEL COLBERT), y^^^^^J^^BSH^f^^^^^^^OM^S^^âr^— PRINCIPALES DIVISIONS DU JOURNAL.

ci'snécialement pour les Départements, chez les Corres- (^■j^^S^^\^KBÊÊL yW^K/ ^îmr^^^^m^tWtW^^XmT^-- Politique. Polémique, personnalités, biographie, chr<v

irtanls les Libraires, les Directeurs des Postes et des ~2^7^€/^m ' ^0^m«Lr^WZ^ •^i^fMS^mBÊM F», nique dujour,critique des orateurs etdes débats législatifs.

P, azéries, et chez Delpech, a Bordeaux; Camoin , à lM!^(si£_mSÊ^KBrl^ê^K "1 *7ï£% JjlPs©^î*l4 tî LUtêraturt. Critique des livres, des pièces de théâtre,

luirteiîle; Key, a Toulouse; Mlles Baudier, a Lyon; Wa- •W^^^i^S3SKHmS^^aj^&^>=S^^^ I^BHBBns des cours publics,etc.; des concours, réceptions et travaux

1er â liUe: Uevi"y' a Met%; Mainv,lle. " alre> a Bouen; ^S^^S^^^^^ÊSI^^vÊ^Ê^^^^SS^S^^^^^^'-- académiques ; des missions scientifiques, et autres ; bruits

i1 nirècleur de la Poste, a Alger. i\llE3j.MMWmSl^mBK ^^^nWÊÈJÊlMnMw^" .' .. " .__ «le salons, de coulisses ctde bourse ; paslichesgde nos grands

1 p „r la Belgique, le Directeur des Postes a Bruxelles ; \^^ÊW^^S^ÊÈÊBÊ\ '^^^WBM^IÊ^ftBm.mKX-È^^^'' écrivains du jour ; critique de la critique.

■ Ldeterre, Covie, à Londres ; la Hollande, les Direct. W^lSMIaiïÊË&Ê^BM '\ÊÊSÉieÊ/£ÊÊFW ■ HK^^feSïWffirWJ Beaux-Arts. Musique, peinture, sculpture, etc.

Mœurs. Moeurs .parisiennes et provinciales, contes et
ouvelles, esquisses contemporaines, faits curieux.

K'n'Véronne, Venise, Florence, Kome, Naples; Vhs- MMÈSIMKWî X<li\ MX 'WËÊMfaÊiÊiPWffîf, Dessins. Caricatures politiques (quand la censure veut

«""".' M„nni«r. libraire a Madrid : \Allemaqne. les Di- ~: WSË^^B -,JB™J8W»UWnJ"W- «.v HMinj l»Hl hion u ««..imi imUnint «w<</</><>« imJwM.it..

Posies àLaHaye, Amsterdam; la Suisse, Combe, li-

Sre à Genève; l'Italie,,Jes Direct, des Postes i Turin, (S^jB^B H M/JW&PÏÏfâTTW IT^IUH IH1I nouvelles, esquisses contemporaines, faits curieux.

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Trie Monnier, libraire a Madrid ; I Allemagne, les Di- «W|^H| 'MlMÊM^tA^n ^Wà W^MwMW-nMll bien le permettre), littéraires, artistiques, industrielles,

' ,t des Postes a Lçipsig, irancfort, Hambourg; I Au- i^|^9HBDniMf^rnPl% WZZ&WMWlTi f «<e.Ceirinideoenre,eroouwdeinœu«,icé»ie»d'tnMWeur,

Se et la /»oei*r«, le Direct, des Postes a Vienne,etchcz k^^^SSSKLm^MÊÊÊÊkU Ml U. I WÊ^^^M^Ui- pochades de salon, d'atelier, de tribunaux, de promenadss

ilpsandre. à Strasbourg ; la /'russe, le Direct, des Posies <=:^^^^^» "^^^SniM#®i;^^ &%s^v!T< publiques. Principales scènes de pièces de Ihédlrc en vo-

J'liï-la-Chape"e.: 'a «««, chez Bellizard, Dufour et V^U^^^^^^^^^^^lSfi«E^^B/'m?^\ ^Ei-C3 gue. Copie des meilleurs tableaux de l'exposition et des

?„„,„., libraires a Saint-Pétersbourg; aux klats-Untt, ^^Q~J--^:^gg^ag^^^PpB^^J^^^P^-? soieries. Portraits ou charges des célébrités contempo-

,h« Behr, à New-York. ^—— ^—ivSs^lj'^ raines et personnaqes fameux, etc. Dessins d» Modes, i '

5, reçoit en paiement de. abonnemenu.'les-mandat» a Tue mr le Tréioi ^- ,..-^=^=_ 7^^"^ lout.ce qui concerne le journal doit être «dressé ffV-anco) au Direct

W,l ,ur la Mite, et le. effeU .ur le. nui.ou. ,de banque de P«r* - „ L^ lel,r„ ,„„ ,ff{„chi„ ,er011t njgnicn.oB.ut ren,,|tl.

•h« Behr, à New-ïorK. —-~ ^a-ivS^s-' raines et personnaqes fameux, etc. Dessins de Modes, etc.

C" -■.....,ementde»abonnement..'leS-mandat»àYue.urleTré.or =e=S*SS^S=rfe^=~- .--lout.ce qui concerne le journal doit être .dres.é ^anco) au Directeur.

LE CHARIVART. *

JADIS C'ÉTAIT BIFÏ'ÉKEMT,

Le Système semble ne s'être impatronisé aux affaires
(|ue pour trahir tous ses engagemens et mentir à toutes
ses promesses. C'est pour cela sans doute qu'il s'est dé-
core du titre de Système-vérité.

Nous signalions avant-hier sa conduite en matière
d'impôts. Lorsque ses hommes attaquaient la Restaura-
lion par amour du pouvoir, avec nous qui l'attaquions
par amour de la liberté, il n'est sorte d'anathèmes fu-
ribonds qu'ils ne lançassent contre l'énormité des char-
ges publiques et la monstruosité du budget. Or, nous
fesions remarquer que depuis leur avènement le bud-
get, au lieu de se réduire, s'est accru de près de cinq
cents millions, c'est-à-dire d'un tiers environ; toutes les
laœa ont été élevées dans la même proportion, témoin
le recensement, qui pressure l'impôt mobilier, et celui
des portes et fenêtres ;—témoin encore la nouvelle loi
des patentes, qui est un moyen de faire suer quelques
millions de plus au commerce ; enfin, comme si ce n'é-
lait pas assez de surcharger outre mesure les matières
imposables déjà connues, voici que le Système en inven-
te de nouvelles. Le sucre y a déjà passé, et soyez bien
convaincus que, si l'on se mettait demain à manger de
la moutarde comme on mange de la panade, la moutar-
de ne tarderait pas à y passer aussi.

Et la liberté donc? Que de bruit les comédiens de
quinze ans n'ont-ils pas fait contre ces odieuses et mes-
quines entraves que les codes de l'Empire et de la Restau-
ration semaient à l'cnvi sous nos pas. Ces tartufes
criaient plus fort que nous lorsque nous jetions l'ana-
llicme sur l'article 291 du Code pénal qui prohibe les
associations. A peine ont-ils eu touché au pouvoir qu'ils
nous ont laissé crier seul, et même que, non contens
de l'article .291, ils en ont amplifié et doublé les rigueurs
dans une loi spéciale. Auparavant on ne pouvait pas s'as-
socier ; c'est tout au plus si on peut se réunir mainte-
nant.

Quant à la liberté de la presse, c'est redite d'en parler
cl les petits enfans eux-mêmes en savent la lamentable
liistoire presqu'aussi bien que celle de Geneviève de
Hiabant. Sous la Restauration les comédiens de quinze
;ws avaient si bien fait chorus avec nous contre les Golos
Je celle pauvre victime, qu'on pouvait croire, d'après
leurs premiers engagemens, qu'il n'y aurait plus de pro-
cès de presse. Or il y en a eu plus encore que de faillites,
cc qui est le terme de comparaison le plus écrasant sous
'e présent règne de la prospérité publique. On en a fait
S0l,s toutes les formes, depuis la simple contravention
P°ur défaut de cautionnement encourant une légère a-
«wnde de cent mille francs, jusqu'à la complicité morale
'important cinq ans de détention, les fers ou même la
port. On a plus que doublé le cautionnement des jour-
wux, et on leur serre le cou jusqu'à l'étranglement par
•e lieu perfide des annonces judiciaires. Ils parlaient

d'étendre le jury à tous les délits de la presse, et ap
avoir dénaturé le jury par le triage des jurés probes et
libres, ils lui enlèvent le plus de procès qu'ils peuvent
au bénéfice de la police correctionnelle et des tribu-
naux civils. A défaut de la censure du gouvernement
qui viendra plus tard, ils ont suscité la censure des
imprimeurs. Bref il n'est sorte de traits qu'ils ne déco-
chent contre la presse. Heureusement la presse est in-
vulnérable comme Achille, et elle ne craint même pas
d'être blessée au talon, car le pouvoir qu'elle combat ne
la voit jamais que de face.

Ainsi de tout. Les comédiens de quinze ans déploraient
l'abaissement où la Restauration maintenait la France
vis-à-vis de l'étranger. Ils ne l'abaissent pas seulement,
eux, ils la vautrent. Le traité du 15 juillet, le droit de vi-
site, les propos du czar Nicolas, le balai de lord Me!-;
bourne, la défaite de'Mékénic t-A!i, !a paix partout cl
toujours, la politique modeste, cxpectanle et tranquille
sont là pour le prouver. C'est au point qu'un pair conser-
vateur a pu intituler M. Guizot, en pleine chambre, Vor-
gane des intérêts anglais dans le cabinet, et que le mi-
nistre des affaires étrangères de France passe dans le
public pour la doublure de l'ambassadeur de la Grande-
Bretagne.

Après avoir accablé d'invectives les fraudes et corrup-
tions électorales de la Restauration, les'] comédiens de
quinze ans se sont empressés de les copier en y ajoutant
de leur cru. La Restauration glissait un doigt fripon
dans l'urne électorale ; le Système y plonge jusqu'au cou-
de ses deux mains habiles.

Cette conduite des comédiens de quinze ans qui,—par-
venus au pouvoir, font exactement ce qu'ils reprochaient
à leurs prédécesseurs,—nous remet en mémoire une fable
de Florian. Il n'est pas étonnant que le langage de nos
hommes d'État rappelle le temps où les bêtes parlaient.

Un renard s'était mis à prêcher et il avait acquis
une grande réputation dans cette spécialité. Un jour
le lion voulut l'entendre, et ce souverain, s'étant glissé
incognito dans le temple, entendit le prédicateur tonner
contre les penchans cruels de l'aristocratie desbêtes fauves
qui, pour assouvir leur voracité, déchirent à belles
dents les faibles et timides animaux. Le lion se sentit
ému et il s'approcha du renard : « Tu m'as touché, lui
dit-il : que veux-tu pour ta récompense?—Sire, répondit
le renard, faites-moi donner quelques douzaines de din-
dons et de poules. »

C'est là l'histoire de nos comédiens de quinze ans :
tant que le pouvoir était loin d'eux, ils prêchaient con-
tre ses abus et ses violences. Quand le pays, bon jobard
qui s'est laissé prendre à leurs beaux sermons, leur a
remis les places et les portefeuilles : « Qu'allez-vous
faire, maintenant? leur a-t-il demandé.» Et ils ont ré-
pondu: «Beaucoup plus d'illégalité et d'arbitraire. «

IES MÉFAITS DE II COftif.

Les comètes sont des astres chevelus, mais mal pei-
gnés, qui promènent leur longue queue en balayant les
étoiles, les lunes et tous les autres globes quelconques-
qui se trouvent sur leur passage. Il n'est pas de coiffeur
qui ne sache cela.

De plus, ces astres aussi vagabonds qu'échevelés ont le
grave inconvénient d'exercer une influence fatale sur no-
tre pauvre petite boule terrestre toutes les fois qu'ils
viennent à flâner dans ses alentours. — M. Arago a beau
nier le fait, Barestadamus le certifie, et j'adopte respec-
tueusement l'opinion de Barestadamus.

S'il fallait de nouvelles preuves de l'influence désa-
gréable des comètes sur notre planète, nous en trouve-
rions plus de vingt mille rien que dans la récapitulation
des événemens qui ont signalé l'apparition de la comète
de 1815. Astre merveilleux dont tout le monde parle
d'autant plus que personne n'a pu l'appercevoir, excep-
té pourtant les astronomes patentés et M. Janin, quijirënu'
les planètes pour des constellations et les feuille^ns dra-
matiquus pour des cours d'astronomie.

Rassurez-vous pourtant : nous ne vous cilèVons pas
les unes après les autres les vingt milles praivcs que
nous nous faisions fort tout à l'heure de pouvfiar^prO
duire ; nous nous contenterons de vous en deWuJfe
onze mille cinq cents, en ayant la précaution de nous ar-
rêter à huit ou dix pour aujourd'hui.

Comment expliqueriez-vous, je vous prie, sinon par
l'influence d'un astre malfaisant, la vogue dont jouit au-
près du monde le plus élégant l'histoire des goualeuses
et des bandits de la Cité?—Premier méfait de la comète!

Quant à la vogue dont ne jouit pas le théâtre de l'Am-
bigu-Comique, il est inutile de l'attribuer au même mo-
tif. Les queues n'ont rien à voir dans cette affaire.

Et l'apparition journalière de ces multitudes d'affiches
de toutes les nuances qui nous annoncent des concerts
de toutes les couleurs? — La comète.

Et cc soleil qui nous adresse ses rayons les plus afri-
cains au moment où nous n'avons encore pour tous vête-
mens que des paletots ouatés et des pantalons de cuir
de laine? — La comète, toujours la comète.

Et cette folie soudaine qui s'est emparée de presque
tous les propriétaires de journaux, et qui porte les uns à
donner leur papier gratis et le timbre par dessus le mar-
ché, et qui porte les autres à agrandir leur format com-
me s'ils comptaient n'avoir plus des abonnés que chez
les palagons? — La comète, plus que jamais la co-
mète !

Suppliez votre capitaine de vouloir bien vous expliquer
le mystère de son dégommage aux dernières élections de
la garde nationale ; il lèvera tristement les yeux vers le
ciel et s'écriera avec un soupir non étouffé : « J'étais
idolâtré dans ma compagnie ; mais comment voulez-vous
que l'on puisse lutter contre cette scélérate de comète? »

Quant aux maris chagrinés par leurs femmes depuis
une quinzaine de jours, il n'en est pas un seul d'entre
eux qui songe à accuser dé son malheur M. Ernest ou M,
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