Le charivari — 12.1843

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pondanis, ^ J-*^T^.^"^^%^^^^ael HmHHh^ littérature. Critique des livres, des pièces de théâtre,

"S * Lille- Devilly à Jtfe z; Mainville, Vatré, à Rouen; W^15 ^^^^^^^^^^^ÀS^M^I^M^^^^^ académiques ; des missions scientifiques, et autres ; brin s

naker. '""j^p"'.1. k Alàer ^M^feK«l5^^^^sHR^^i«il^^^^^^^^^^^^^»^— vie salons, de coulisses etdc bourse ; pastichesde nos grands

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t iuî la roile •* «Bel» »" 1" mu»oiu.de banque do Pari». r-rr i . '.V ,, ... - Les lettre» non affranchies seront neoureusement refusée»,

LE CHARIVA

IN VAlUïTATEl VOMPTAS,

LE P0T-3E 7IN EST DANS X>A VARIÉTÉ,

(Nouvelletraduction très libre).

Voici un fait qui constitue un contraste aussi complet
que celui qui peut exister entre les opinions de la veille
et celles du lendemain chez M. Guizot.

Notre Système, qui se proclame fossilement conserva-
teur, mieux que cela, borne en politique, se montre in-
cessamment papillonnant, novateur, que dis-je! ultra-
révolutionnaire en matière d'uniformes troupiers. Oui,
nous avons des Danton du shako, des Marat du sous-
pfed de guêtre, des Robespierre du pompon.

La république et l'empire faisaient courir nos soldats de
victoire en victoire, de Vienne à Berlin, de Berlin à Mos-
cou, etc., etc. Le régime de la paix à tout prix trouve plus
glorieux de les promener d'un pantalon à un autre, d'un
habit court à un habit long, d'un habit long à une redin-
gote jaquette, etc.

Enfin, pour peu que cela marche de ce train, nos
soldats auront bientôt changé aussi souvent de guê-
tres, de pantalons, de schakos et d'habits que MM. Pas-
quier, Decazes, Soult, Guizot et Ce, ont changé de lan-
gage et d'opinions; en d'autres termes, ces transforma-
lions défieront le calcul humain.

Et au milieu de ces changemens perpétuels on conti-
nued'appeler l'habit militaire uniforme...Amère dérision,
bien digne de notre Système-vérité !

On peut dire vraiment que nous avons une armée gor-
ge-de-pigeon.

Encore, si en transformant sans cesse le fond et la for-
me de l'habillement, on mettait notre gloire guerrière
dans de beaux draps! mais non, tant s'en faut qu'au con-
traire.

Au lieu de montrer une pointe d'épée à l'étranger, les
directeurs officiels de nos troupes ne lui montrent que
la pointe d'une aiguille.

Jadis nous avions à la tête des armées-françaises d'ha-
biles généraux, aujourd'hui on n'y voit que d'insignes
rapetasseurs.

M. Soult entre autres n'est plus qu'un illustre ciseau.

Non content de se croiser les bras, nos guerriers offi-
ciels se croisent les jambes à la manière des tailleurs.

Le temple de Mars a été transformé en une boutique
de marchands d'habits.

Inutile d'ajouter que, s'il faut en croire les mauvaises
'argues anarchistes, il se cache des mystères façon Eugè-
ic Sue sous toutes ces modifications costumières, et que
certains tailleurs officiels en gros, certains fournisseurs
Men pensans trouvent moyen, au milieu de tout cela de
r°gner en plein drap.

Nous ne rappellerons pas comme quoi les sabres-
Poignards et autres coupe-choux de M. Soult ont fourni
«es armes à la malveillance, et comme quoi les pan-
sions garance ont été représentés sous une couleur
p déplorable.

Eh bien ! ce même M. Soult, véritable Alexandre de la
friperie, après avoir mille et mille fois coupé, recoupé,
tourné, retourné l'habit militaire, a fini par se trouver
trop à l'étroit sur son établi de rapetasseur.

Le shako, si souvent allongé ou aplati, réallongé ou ré-
aplati, lui sortait de la tête.

Le briquet, dont les métamorphoses ont enfoncé cel-
les d'Ovide et de M. Mérilhou, le briquet n'avait plus de
piquant pour lui.

D'un autre côté, les fourrages n'offraient plus d'agré-
ment, vu que M. Soult avait tiré tous les millions possi-
bles du renchérissement d'un foin qui a toujours dimi-
nué.

Force a donc été à M. Soult, pour satisfaire sa soif in-
satiable de se rejeter sur les buOcteries, doutant mieux
qu'au milieu des cuirs l'insigne ministre est dans son é-
lément.

Notez que les bouleversemens dans les buffleteries ar-
rivent en même temps que les bouleversemens opérés
dans la langue française et dans les liaisons grammatica-
les par les courtisans harangueurs des Altesses voyageu-
ses. En est-il donc des cuirs comme des abîmes, et peut-
on dire qu'un cuir en appelle un autre?

Quoi qu'il en soit, on annonce que M. Soult est occu-
pé à astiquer une nouvelle ordonnance sur les bufflete-
ries. Nous ne doutons pas que l'ordonnance ne soit digne
de son sujet.

Déjà M. Soult aurait eu de longues conférences avec
des fabricans de cuirs, et il n'aurait pas eu de peine à
s'entendre avec eux.

L'affaire aurait été, on peut le dire, traitée en famille.

Le National, qui s'obstine à ne pas considérer l'ad-
ministration actuelle de la guerre comme la femme de
César, insinue que de légères idées de tripotage, des
intentions de récompenser certains électeurs qui font
tout à la fois dans les cuirs et les votes bien pensans,
pourraient bien se glisser sous cette mesure. Dans cette
hypothèse, si lés buffleteries sont blanches, il n'en serait
pas tout à fait ainsi de la conscience de certains gros,fyp'ii-
nets. • * 1 i . '

Quant à nous, nous nous contenterons de dire que lé
ministère Guizot-Soult n'avait pas besoin de s'ingénier à
fabriquer des buffleteries, pour que tout le monde, civil
et militaire, eût de lui plein le dos.

DECOUVERTE DE CEPHAIIPISCATOM.

Lettre grecque de Bias d'Athènes à Thaïes de Paris.

Cher co-sage,
Quelle nouvelle ! Par Jupiter je ne m'y attendais pas.

km

Allez sacrifier un coq à Esculape sur le Mons-Marlis,

vulgairement appelé Montmartre, et remercier les dieux
qui ont rendu Céphale Piscatory aux Archontes luté-
ciens !

Comment vous raconter cet événement qui fait le su-
jet de toutes les conversations d'Éleusis à Corinthe?De
quelles couleurs me servirai-je pour peindre ce prodige
qui nous reporte aux temps mythologiques, alors que le
maître du tonnerre séduisait Europe, la nymphe crétoi-
se! Que Calliope m'inspire!

Il vous souvient peut-être que Leucothoé, brûlée de
tous les feux de Vénus, avait enlevé le beau Céphale Pis-
catory, un jour qu'il chassait sur les bords de l'Illigsus.
Plus rapide que Penthésilée, la fille du roi de Thèbes
l'emporta éperdu sur la croupe fumante d'un coursier de

la Thiare, vainqueur des jeux olympiques. Longtemps
elle courut suivie de ses archers intrépides, et les escla-
ves qui la voyaient passer se disaient entre eux : n C'est
Diane qui vient de ravir Endymion aux monts Thessa-
liens ! >

Un esquif attendait l'impétueuse Leucothoé derrière
le cap Sunium, là où le temple de Minerve protectrice
lève ses colonnes corynthiennes vers le ciel ; et la fugili-
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