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Prix : 0 Centimes. — Avêc Supplément tpécÛf (BniU Ù 11 LUU du friMuuiiri) : 10 Oontunoi Cltarleviile, le 2« Avril 1915-

Gazette des Ardennes

JOURNAL DES PATS OCCUPÉS PARAISSANT DEUX FOIS PAR SEMAINE

XJKTE REPLIQUE

(Ce qM peut *n /■'ros-faii, A
de Tertre du r'our ircuw
raii mari el aaaWU dom i
dit Ardonnet].

N'Jî.ifW Uaietl»

an*7*sK (i /rax(aUc a. affirme encore le fameux ardrt du
/Dur. — Pour menarer II capitale de l empire utiom.ni, il
faudrait au moins que la flotta franco-anglaise ait franchi
le détroit des Dardanelles ; ct esta ue parait pas être uds
Opération bien facile.

Les tentatives de forcer la passage, jusqu'ici rettéet
Iniructueniea, ont déjà coûté a la Oolte Iraaco anglaise
bien des sacrifices; rappelons la perte de plusieurs unités
de la marina française. La réorganisation de l'armée
turque, commencée par le maréchal von der Golti et
achevée parle général Liman von Sinder* commence 1
porter «a frulta.

Quant k l'armée rusas, elle tombe de Cbarybde en

SCTlll-

Après avoir tenté une nouvelle offensive dans la région
de Memel-TIltit, lea troupe* runes, telles le* horde* d'un
AUHs moderne qui sèment, eur leur passage, l'épouvante
el l'horreur, ont dùae retirer, poursuivie* par lea troupe*
du tacticien génial qu'est le maréchal de Uindeburg. Donc
plus on Rnsie en Truste orientale, alors qu'en Pologne
l'armée allemande est a quelque* kilomètre* de Varaovle.

Quant aux cuiras*** allemande o qui n'osent pas sortir
de leur port ■, il y a lt plutôt renversement dea rûles.
Us cuira**** de la Oolte anglaise restent députa la début
délit1""* invisibles ; l'Angleterre a trop peur de sa cri-
narine ou deux de se* unités. Sa force réside dans sa

aDaibliea, c'est alors que l'Angleterre, qui aura conservé
la plot grande partie de sa flotte, espère entrer en Jeu et
poser ae* conditions de paii. Car 11 ne faut pas oublier
que la e perfide Albion » combat « jusqu'au dernier Fran-
çais el Jusqu'au dernier Russe

B* Les crime* allemands. — « Violation de la neutralité
de la Belgique ». Par les documents secrets trouvés au
Minlilère de la guerre belge, il est sulE*»mmenl prouvé
que I* gouverneinint belge était réeolu iJepui» longtemps
a taira cause commune avec lea ennemi* de l'AHomagne,
ce qui constitue une vlatelins eflectiie de *** obligation*
en tant que puissance neutre. La neutralité de la Belgique
n'existaitpluadepuiapluaieursannéea.comment reprocher
i l'Allemagne d'avoir violé une neutralité inexistante 7

Le communiqué du grand quartier général frinçais

reproche

t Allen

mbardé <

ville* noa fortifiée* et des village* ioofienald
fusillé de paisible* civils ; mai* il ae garde bien de dira la
raison de ces mesure* sévère*, mais nécesiaire*. Comme
1* dit le chef du grand état major prussien dana aa pro-
clamation ; « L'armée allemande ne combat pas le peuple,
nui* I armée ennemie » : mais les troupe* allemandes ne
pauvant, bien entendu, admettre aucun acte d'huslllilé
de la part dea habitante de* villes et villages. Or, combien
da pauvres soldati, et parmi eux plusieurs officiers, ont
été lâchement tués par dei perionne* civile* 1 Eal-ce faire
tel* de courage que de tuer ainsi, sournoi*emenl, un sol-
dat en le frappent dins le dos, **n» qu'il pul**e ae dé-
fendra? Dana le département de lleurtheel-Moselle, au
début de la guerre, le préfet de Nancy a lait placarder
da* »Oiche*,d*ni lesqu.lle. il blimait ouvertement le fiit

i taxait

t léchai

ilrtl, I

aur les troupe* ennemie*. •

Si le* Belges ne a'élaient pas comportés ainsi ù l'égard
des troupe* allemand.», celles-ci n'auraient louché i
aucune localité ouverte et n'auraient fusillé aucune per-

"""je éui* perauadé que le* officier* de l'armée (rancalie
adopteraient la même aaataTa^ajaw

ueVrterai'enlk une' r**l*l*nce organisée de 1s population
civile comme ce lut le caa en Belgique.

Quant aux aol-diaant - crimes o Imputé* aux soldat»
allemand* :acte* d'Immoralité i l'égard de» femmes et
dis jeune* fille* d'un cûlé, actaa de aauvageriea 1 l'égard
du bleués, ce «ont de* légendes inventéei pour le*
besoins de li cause, et je n'en crol* pas un traître mot.
Voici pourquoi ; Un séjour tre* prolongé en Allemagne
m* parmi» d'étudier I* caractère du peuple, dana toutea
le* couches de 1» aooiété. Le peuple allemand, qu'il aoit
catholique on protestant, est foncièrement religieux ; el
I* morale rellgieuae e*t et reita toujours le meilleur Irein
aux partions, celui qui empêche le* homme» de l'adonner
aux maovat» Instinct». Un autre trait probant du caractère
allemand est 1* respect sacré de 1* femme.

Venons enfin au prétendu martyrologe de* prisonnier»
français : L* a Voient Jet irdmam ■ i fait paraître, Il y
a quelque* «maines, un numéro admirablement docu-
menté aor lea camp* de prisonniers en Allemagne. Plu-
sieurs 1 titra* éminint d* prisonniers français ont euffi-
*amm*ot prouvé que o*ux d, loin d'être lOumi* k un
régim* odieux de brutalité el d'arbitraire, aont traitée
avec humanité.

L'auteur de cea Hgoe* a été lui-même prisonnier civil
du* un e»mp d» concenlratlon allemand et rendu 1 la
liberté aprè* quelque» semaine, de captivité. 11 perle
donc en connaiaainc* d* cauaa. ■

L'autorité militaire de* camp» «évéra pour le.
hutaa cZra 1. dl»clpli»a, mai- éml.envm.nl Jo«.. H.n

ii foison par l.i proue (rançaii
sgne.

Pourquoi le nier: l'Alleniagi
1 une personne bien vivante q

rare exemple de courage, d'intrépidité el d'union. I.a
haine est partout el toujours mauvaise conseillera ; effor-
çons noua de juger objectivement et sans parli'pris;
soyons Justes el repoussons bien loin dénoua cci men-
sooges, ces coloniales que do vlla délt

lé pièce

o qui n

que sympalhi

Surtout ne nous leurrons pj> d'un optimisme exagéré :
l'Allemagne peut encore mettre aur pied des millions de
soldats: «lh elt loin d'être inanité; alor* que certains
la croient i la veille d'une déroute économique, elle fait
preuve d'une puissance financière de premier ordre ; que
conclure de tout cela, sinon qu'elle est Invincible.

Pourquoi nier loutejces vérités et essayor de lea cou-
vrir par la calomnie et lo mensonge ?

[«*

lilUETOS (iUlUELS ALLUU\DS

^ ^ TfcVdlrt de ia kTurrre d fOueif. — Ayant découvert, non

nous l'avons bombardée.

Dana lea Argonnea, les Fronçai* ont employé des bom-
be*, dont lel gsi occasionnent des vomissement). Une

la Parti

position s au nord-o

Flirey.

içiiae, engagée sur un iront étendu, fut repoussée
r avec de grandes pertes pour l'ennemi. Au bol* Le
ira, nou* continuâmes! gagner du terrain.
Dans lea Ynenes. l'ennemi attaqua vainement noa
tauiud-ouest de Mènerai, ainsi
Ici encore, les Français eurent

Hier malin, un aviateur français jela des bombes sur
Loerrscti ; elles endommagèrent une usine de soieries,
appartenant à vn Suisse, ainsi que deux maison', et
blessèrent plusisurs civils.

Dana le* Argonnea et dan* Il région entre «fuse et
Moselle 11 y eut de violents combat* d'artillerie.

Apre* uous avoir bombardé a l'imprévu, le* Français

A la pente nord du^ Hirlniannsvrf llerkopf nous avoi
Théâtre de la guerre à ffin. - A l'est la situation n

nos troupes penélrèrei
l'est. Eu même temps

: pouitèe 1
de Langemirck coulre le* posilit
au nord est d'Vpres, D'un seul é
mt sur une largeur de 9 kilomrl

ëtVe~H«t 8et, où il* t'établirent i'ur la r
localité* de Langemarck, Sleenttratte,

an,-:.,.

«Otdi

a, lus

ij 11 j eut surtout de violenta combats d'artillerie |
de Comores, Seint-HIbiel, Apremonl et au nord-est de
Flirey. L'Infanterie ennemie attaqua uniquement dans le
terrain boisé entra Ailly el Apremoct. kl les Français
pénétrèrent din* nos tranchées avancées; ils en furent
expulsée* en partie. Leicoinbalacorps-e corps continuent.
Les avant postes ont évacué la lucalite d'Emberménll,

UULLETliVS OFFICIELS FRANÇAIS

i *or 1* front dei>
1. hier après-midi, u

A Nnire-Dlmo-de-Lorelte, l«s
*iju* trole foie. prép*r»Qt^ctst

lueta eur 1* poudrier* do Bothw*U; et* ont port*. Une
anud* Itwnm* roug* eeit él»vé*. aurmouii-e dune »P«'""
fumé*. U*i *vl»l*ur- ont reçu d»e Mata dobu* u»ua leur

l* c.^tral'-ltlemr^ue'di MÎl^en.sTq'ul'c.™ L1 lonurtres *ii nord

lame-dr-LoraUc. imus ivoua arn

la nuit précédent,; Nos troupes
ir I* f^Bilinn cunqnlie

En LhimpaKiio, si
eiplosor deux mine
Wujra les deux enti

B* W<
région do

s Kccht suris ri

l'd'Orhey (Urbeis).

t'attaqué nos tranchées ht* Ha de l*»as*ja Priai, L'artillerie i
arri'té net s* dur go 1 in Baïonnette et lui a tnéijé de* nertei
Itncusos.

tn L'htm^iRDe, m uord ouest de Perthe*, les Alleniisdi
ont dû évacuer l'i ctonnolr qu lli occupaient encore 1 proil
mité de nos lignes. De eotre BOèé, pir une explosion aulvli

rrl I'.rrny. |.:u..;tnr. |.-'!■.. t .ir.iqnes un'
[ectlfs, noUmmeut près do Dures, de llouacoui
io» et <le Satut-Uanln. Toute* ces tentatives 01

l'Epuisement de l'armée husse

Pendant le moli d'avril, l'armée ru ne a ea**jé d
Iranchir les Carpalhes, pour envahir la Hongrie. L*
bulletin* oulciel* russea ont annoncé presque journelle
ment des victoires, mais depuis quelque temps ils on
cessé d'en parler, vu la résistance inébranlable et le
contre attaques vigoureuses des trou pas auitro bongroiia
et allemandes. A présent, le radiogramme russe préleni
que l'intention de pénétrer rn Hongrie n'a jaunis existé
et le correspondant du Ttrnpi mande de Saint-1'etersbaun
que le* opcraliona k 1 Est ne ae poursuivent plu» k caus<
de la fonte des neiges el de l'épuisement des troupes ; ei
outre, le* Hunes seraient forcés de répartir leur arme

fondre également d

Il ta sans dire que la n
l'autre coté des Carpatbes. Qi
velle s dea forces russes, on sait ce que c
Concernant l'épuisement russe, il n'y a pi
doute. D'après le témoignage, assez digne d
nal officiel russe Jluitki J.ra/uJ, l'armée t
plus de 100,000 officiera, doot ISfitï sontpi
aulres sont morts ou blessés. On peut en
doil être le nombre de* simple* toldit* mo
prisonnier*. Rien que dins les camps d
allemande, on en compte un demi million.

LES COMBATS ENTRE MEUSE ET MOSELLE

IL'arrét des opérations!

Oa mande du Quartier géuéral illemind :

L'arrêt dea opérations française* entre Meus* el Mo
*elle, qui t'était laitteutlr déjà vers la fin de la deuxième
aemaina d'avril, aprè* lee viulentea iliaques oû les Fran-
çaia subirent de grandes perles, persiste *lo* Interruption
depuia le U avril, date de notre dernier compte-rendu,
)usqu'iu)ourd'liul lu. Sur le Iront de l'armée, le calme
régne, ce qui signifia l'arrêt dei grande* entreprîtes
d'offensive systématique, non point la fin de loute action

u de l'irtlllar

lait complètement ; cl

atteint même une violence extrême. Les armes nseomnai
t courte distance : lance-bombes, grenadaa * main et
mines sgfssent ami répit, it le feu d* I Infanterie et des
mltrtllleusst ne cesie jamais complètement. Départit
d'iutre, on s'efforce, par le feu de l'arlfllerls et au moyen
de bombes d'avlateura, de troubler lea moyene de com-
munications et d'Inquiéter les troupes slsllonné* derrière
le Iront ds l'ennemi, lie mouvement intense des troupe*
en marcha, de* trains et dea automobiles I l'arriéra de*
ligne*fiancaiae*. particulièrement la lo al le 16 avril,
permet de conclura qu* 1. calme reluit régnant actuel-
lement n* eauistl guère être de longue durée.

Du U au 19 avril, ce fut l'artillerie qui aa montra, de
part et d'autre, particulièrement activa, tandis qu* l'In-
lintede, Impressionnée sans doute par lu pert*s éitraor-
dlneltaa, subies dan* lea combat* précédent*, aa borna *
I da* attaquée par

situation générale Ces entreprises se répé-
ticl mire ment sur les quelque* points d*

t'oOenaivs française vise, depuia le début
ec une ténacité particulière : i l'aile nord
lions de Marchéville Maiiercy et de Com-
! coulre noa lianes dans 1s forêt d'Ailly,
mire, au nord de K'.-n .• > i 11- Fey en Haye
s ouest du bois Le l'rêtre.

du H au 13 avril, les assaut* d'artillerie

ineml * employé-vnlre autres des bombas
•t di-gageant ui

I ■■ i r ;.u tj I ■ s

Une pouaséa dans

e gaz in,

s troupea la présence

isLeprêl

is celle même nuit, dana la position prin-
cipale dea Français, dont un point d'appui particulière-
ment fortifié avance vers nos tranchées de première ligne.
Le combat corps 1 corps, inauguré par ce succès dana 1*

pendant pluaieurs Jours el plusieu

tage. Dana

it du 19 avril,

ce qui nous a permis de porter *n
cette occasion, les Fraoçiis subirent

lomme. Lé soir du I
entreprises dans la
e feu ; la seconde

d'Ailly,

r.Detn

. ,!r I

ml, d.

epoussées dsns la
■u 1T. A diverses reprise* on constat*, 1 pluiieur» en-
droit», 6 la hauteur do Combres, a Flirey et vis a-vis d*
la forêt de afortmare, que les Frtnçtl* groupaient des
troupes danslss Irancbêesavancée* Il ne s'en suivit, tou-
tefois, aucun* atlsque. C'est t l'arllllfrie qu'incomba, du
lt au 19avril, l'activité principale.

NOUVELLES DIVERSES

Un. nouvelle lnfinit*.
Le s Figaro >, jaloux de aiuvegarder son li'ra d*
cbimpicn d(* calomniateurs, vient d* publier un article
Intitulé n Comme lea autre» » qui s'en prend au lloulentnl-
colonel ion Winlarfeld, l'ancien attaché militaire t l'sm-
baaaad* d'Allemigne .*. Paris. On ss rappellera qu*
U. de Wlnttrtrld a été, en 1913, lors des grandes ma-

Lea bons soins de* médecins li
l'ancien commindant qui, è 11

la France qu'il quitta alors pui

■nçais siu<
déclsrslioi

rendre k Salnt-Sébae-

e a Figaro ■ prétend que l'officier tant
éprouve aurai! été envoyé en Espagne pour y diriger un .
bureiu de propigando allemande el qu'après avoir été
sauvé par les médecins françiis. ce e Boche n prouve aa
reçoitnsissauce en lançant les plus bisses calumnie* contre
le pays qui lui fut si bospitilier.

c î'vjiro u n'est i]ut1 mensonge et calomnie du commen-
cement 1 11 On. Le lieutenant-colonel von Wintirfeldt,
qui devra subir, sous peu. une nouvelle opération, i*
trouve, depuis des mois déjà, dint une clinique à Berlin.

Mai* qu'lmpurte k ces triste* sires de la prêt**
pirisienne ; ils calomnient, Ils vilipendent dans l'espoir
que de tint de boue. Il restera loujourt une trace !

Abu* franoil* de 1* neutralité aulaea.

La ■ Poil ■ de Zurich écrit :

quelques mi,
Fraocai* ont èl
• Au point
identique 1 cal
des • Trois p
A'aréncMr» » I

I* batterie placée pré* de 1s
ices u, dont ont parlé 1
t 16 février. Auatl arriva

allemands destiné* k celle batterie sont tombe*
loir* sulsie. Les ci llaelrr tlaïkneku* • falsifiât
ar avec raison que ce n'étalent pat lea canonnière
Il qui avaient violé notre neutralité, mtis biaa

!>• • Tigre • mécontent
M. Georges Clémenceau n'est pas contant ds la façon
dont 1* gouvsmemenl franails dea Vivian! al de* Hllla-
rand supprime, d* peur que la lumière ne surgisse, tout*
libre opinion et tout droit d* critiqua. Nous lisons dana
1' * Homme narâaliuf ■> du 13 avril i

Quand Ist fiit* *ont trop crlul*. eou* n* pouvosa eon*
Miilgular.aJ

tloo puttlqua as éveil e
 
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