Gazette des Ardennes: journal des pays occupés — November 1914 - Dezember 1915

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fr-amii M paru. — N* 7ff,

Pria s G Centimes. — Avec Supplément (Sait» il II List* du Piisonnitrsi : 10 Centimes

Charieville, le 2 Septembre 191S.

Gazette des Ardennes

M:

JOURNAL J)£8 PAYS OOOUPÉB PARAISSANT DEUX FOIS l'Ali SEMAINE

RÉPLIQUE AU M1MSTRE GREY

Sir Edward Orej, secrétaire d'Etat »qi Affaires
étrangères du Rojeume britu nique, ■ cru devoir
répondre par une lettre i la Prtue au discoure si pér-
imai! dans m sincère simplicité; que le Chancelier Ton
Belhmann-Hollweg a prononcé devant le Rcicbstag
allemand et que la - ÛtZttttt • a reproduit dans ses
deux derniers numéros.

En raison des accablantes révélations do co réqui-
sitoire contre la politique anglaise, responsable en
première ligne de I» plus formidable guorre de l'His-
toire, l'on oonçoit quo l'homme qui pone A l'heure
actuelle la culpabilité do cette politique, celui qui, eu
dernière Instance, laissa declancher la catastrophe, ait
éprouvé le besoin de se justifier. Sir Edward Grey l'a
(ait conformément aui traditions des méthodes
équivoques qu'il incarne. U a répondu saûs répon-
dre. Les principales accusations étovées par io Chan-
celier contre sa politiquo, ÏJ les ignore: il voile d'un
pudique silence les jugements décisils prononces sur
cette politique fatalo par les mmiitres belges à Lon-
dres, Paru ti Berlin dans lours rapports envoyés
réguUèremenl au gouvernement de Druielles. Il re-
vient, par contre, aur U vieille question de la neutra-
lité belge et se complaît a régler ce qui n'a jamais été
affirmé du cété allemand, à savoir que la Belgique
aurait vendu aa neutralité A l'Angleterre ec aurait
ourdi, d'accord avec celle-ci, un complot contre l'Alle-
magne.

Ce qu'on a prétondu du cité allemand, en le prou- i
Tact à l'aide dea documente secrets découverts à
Bruielles, c'est tout simplement le fait que Iti auio-
ritti mititairu belges avaient favorisé iei plane
anglaie, portant ainsi atteinte, au au du gouverne-
ment belge, aux devoirs imposés par la neutralité do
leur pays.

Rappelons quelques laits :

Le 23 avril 1812 l'atUch'èmilitaire anglais, le cojo-
■el Bridgea, déclara au général belge JungMuth que
l'Angleterre avait l'Intention, dans toua les oaa,
at «ans l'autorisation du gouvernement baige,
la débarquer d';s troupes en Bol jlque. '

Le «ioRtrè*lie[ge des afiai ras étrangères eut con-
naissance da oet entretien révélateur. Ce*; donc avec
raison que l'officielle ■ Norddeutiche Ailgemeine Zei-
iung m demande A Sir Grey de lui diro ti le gouverne-
ment btlge a faxt protester, aupréi du gouvernement
a* Londres, contre ces propos tenue par rattaché
militaire, anglait, ou «'il a an moins cherché A savoir
si oea déclarations étalent approuvées par le gouver-
nement anglais. Or, le gouvernement belge n'a jamais
tait pareille démarche A Londres. Ce fait démontre
jVti était pour le moins décidé à n'opposer aucune
résistance à la violation de sa neutralité par l'Angle-
terre".

La différence dans l'attitude beige saute aux yeux :
D'tme part, la Belgique prenant, dans la aimplo suppôt
ai Lion que l'Allemagne préparait une violation de sa
neutralité, toutes les mesures nécessaires en vue du
débarquement d'un corps auxiliaire anglaie. D'autre
part, cette même Belgique restant parfaitement impas-
sible en lace de l'affirmation précite de l'attaché mili-
taire anglais ex primant l'intention de l'Angleterre de
commettre cette violation. — Un pays agissant ainsi,

81r Edward Grey prétend, il est vrai, qu'A Londres
ni le ministère des a flaires étrangères ni celui de la
guerre n'enraient en alors connaissance de l'entretien
en question. Or, on a trouvé plusieurs exposés détaillés
du général belge Ducarna concernant l'intervention
Inné armèe"uglsisa en Belgique — documents que la
tforddeuticae Ailgemeine Zeitung se réserve de publier
— et qui portaient l'inscription ■ Communiqué A
M. Barnadlston (fin mars).. II est certain que cet atta-
ché militaire anglais n'a pas été seul A prendre connais-
sance de ces exposés ; cela ressort, d'ailleurs, d'ans
note da général Duceroe disant que le ehef d'état-
major anglaie, le générai Qrierton, avait approuvé la
plan militaire belge.

Ht comme un service en vaut on aulre, voici que
dans le même dossier secret portant l'inscription :
• Intervention anglaise en Belgique ■, se tronve, aux
papier anglais et rédigé en anglais, un aperçu delà
composition du corps auxiliaire anglaie destiné à la
Belgsque, lequel ne saurait émaner que du ministre
de la guerre britannique.

Sir Grey a donc beao affirmer avoir déclaré catégo-
riquement, en 1913, an ministre belge que l'Angleterre
n'enverrait pas de troupes u Belgique, tut que la
neutralité de ce pays ne serait pas violée par une autre
pnisauce. Cette déclaration lut-elle vraiment aussi
« catégorique ■ 1 Nous savons 4 ailleurs ce que valent
oea déclarations anglaisée. Mais ce n'est point li l'es-
aentleL L'essentiel, c'est que tétat-major anglais a eu
gagner [état-major belge à une collaboration li étroite,
tuant al parfaitement compte dea projets anglait,
qu'au mépris de aa neutralité, la Belgique t'eil ainsi
militairement engagée en faveur de l'Angleterre.

Ce sont 1A des laits connut, mais qu'il est bon de
rappeler, puisque, dans Je camp des Alliée, on s'obstine
a les ignorer. On a pour cela, d'ailleurs, lté melllenres
raisons. Il s'agit 4e conserver et d'entretenir la fol dea
peuples encore dupes de 1s prétendue • moralité > da
molli qui poussa la ■ vertueuse • Angleterre A déclarer
la guerre A l'Allemagne. JJ s'agit de lea empêcher de

se rendre compte combien était compromise et illusoire
la neutralité de cette Belgique dont l'année allemande
franchît la frontière en août 1914, pour se prémunir
contre une attaque de flanc que tout lui iaisait crain-
dre, dans cette guerre que lui imposa la plus formida-
ble dea coalitions.

Car il est cerlnin, — et c'est li une autre réponse A
faire A la lettre d'Edward Grey — que c'est lo ■ prin-
cipe mime do l'Entente anttallemandt, — avec toutes
les rancunes qu'elle nourrissait et lea espoirs qu'elle
suscita — qui rendit inévitable le conflit. Si Grey avait
iait comprendre â St-Pétersbourg, avec la même ener-
giquo insistance, que le chancelier allemand mil dans
ses conseils de modération adressés A Vienne, que
l'Angleterre entendait no pas se laisser entraîner dans
la guorre, celle-ci eût pu être èvitéo. Au lieu d'agir
an.m, il I.iiss.l entniHro A la it-.:v,io et, a Il France quo
l'aide britannique leur était assuioo.

Quant A l'opinion de Sir Edward Grey affirmant
que sa proposition de réunir une contérence pour régler
le conllit austro-serbe eût empCcbé la catastrophe,
elle est, au point de vue militaire, quelque peu naïve.

(Test la mobilisation générale de l'armée russe qui
provoqua les contre-mesures allemandes et finalement
l'explosion du conflit. Comment l'Allemagne eût-elle
pu assister impassiblement A une conleronco traînant
en longueur, alors que sur sa frontière Est se seraient
accumulées les lormidablos masses de l'armée russot
L'eût-ello fait,que son territoire ne serait plus aujour-
d'hui qu'un df sert dévasté par tes cosaques à la façon
dont furent saccagées par ces - défenseurs de la civili-
sation - les régions frontières de la Prusse orientale.

Inutile d'insister finalement sur la tendancieuse
-péroraison de la lettre du ministre anglais. .

Il écrit, altérant la parole et la pensée dn Chan-
celier allemand :

. L'Allemagne doit être au-dessus de tout; la liberté
dea autres nations doit être celle que l'Allemagne leur

Non, ce n'est pas rAllemaçne qui a jamais pré-
tendu établir son hégémonie en Europe. Elle lutte aa
contraire et luttera jusqu'A gain de cause pour la
libération du Continent de celte brutale tyrannie ta- .
glaise, basée eur une puissance navale et commer-
ciale Jusqu'ici sans égales, el sur une politique semant
et entretenant, eu. profit de ses froides anibillons,^
l'éternelle discorde parmi les autres nations.

EU.U:m$ OFFICIELS lllEMAMS

Grand Quartier gta&cil, 29 toél 1915.

Théltre de la guerre à l'Ouest. — Une attaque fran-
çaise i l aide de grenades I main lur le Lingekopf (au
nord de Munster) fut repousser. Sur une grande partie
du front l'artillerie et l'aviation développèrent une très
grande activité.

Des aviateurs ennemis bombardèrent sans succès
Otleude. MiddelLcrxe et Bruget; A Mullheim (Grand-
Duché do Bade) trois civils furent lues pir des bombes
d'aviateur,

TtUtlre de la guerre à l'Est. — Groupe d'armée da
/eld-maréchal von Hindenburg. — Dans les combats
au nord-eit de Bausk et de Sctaoenbcrg l'ennemi est
culbuté. Pies de S,000 Busses furent faits prisonniers,
B canons et V mitraille uses enlevés. Des poussées enne- '
mies contre des pallies do notre front, entre Badsiwi-
lischki et Swjadosic, furent enrayées.

Au sud est de Koïno les troupes du général vog j

Entre le Bobr cl la foi 01 dr Biulowicslca 1a poursuite
continue] 1a ville de Narew est occupée.

Groupe d'armée du Jeld-maréchal Prïnc: Léopoldde
Bavière.— L'avance du groupe d'armée progresse dans ;
la forêt de Bialowicilia et su dcli de la Lcsna-Prawa,
ioot 11 rive Est est déjà ■ tir i nie su cours inférieur.

Croupe d'ermre du /eld-moréchal non Afacltenten, i

— Dan* la poursuite, It rouie de Kamicnicc-Litowak- i
Mynciycc ■ été traversée, Entre 1rs rivières Mucluwieo
et Prjpec nos troupes pourchassent l'ennemi battu.

La cavalerie allemande culbuta hier près de Samary
(a la route Kowat-Kobryn) une division de cavalerie

Thiilre de la guerre au Sad-Eit. — Des troupes al-
lemandes-et «ustro-hongroises, conduites par le général
comte Bothmer, ont enfoncé hier, i la Zlota-Lipa, au
nord et au sud de Bnezany, les positions russes. Des
contre-* II* que» nocturnes ennemies furent irpoussées .
avec pertes sanglantes. Ce matin l'adversaire aban-
donna la résistance après de nouveau» échecs. La pour-
suite est en train.

Gi*i>a Quartier aanaral, t* m soal lois.

ThiStre de la guerre à l'Ouest, — Aucun événement
important.

Théâtre de la gatrre i l'Est. — Groupe d'armée da
jeld-maréchal von Hindenburg. — Au sud-est de Kovno '
l'opinillre résistance de l'ennemi fut brisée. Nos
troupes poursuivent les Busses qui se retirent.

Le terrain boisé à l'est d'Augustow est traversé ; plus j
■u sud la ligne Dûmbrowo-tJrodek-sccleur Narcwka '
(à l'eit-de la ville de Narew) fut atteinte.

Croupe d'armée du /eld-mondial Prince Léopold de I
Bauiére. — Lea groupes d'armée poursuivant l'ennemi
A travers la forêt de Bialoivicska s'approche avec son.
aile droite de Sseraaxowo.

Groupe d'armée du /eld-maréchal von Uackensen,.

— En livrant des combats d'arrière-garde, les Busses
furent refoulés jusque dsn* la ligne Poddubno (i la
roule da PruuneJ-îewli-Xobryn.

Les partie* ds nos troupes qui avancent du and i
travers les terrain* marécageux: ont poursuivi l'ennemi
jusque prÈi de Kobrju,

:e une brutalité qui ne peut que remplir nos
s et notre peuple du plus profond dégoût, lea

troupes

Russes, «fin de numptr lours pci.t.oni ont pousse des
milliers d'habilants, leurs propres compatriotes, dont
besucoup de femmes et d'enfants, au-devant de nos
attaques. Malgré nous, notre feu a fuit parmi eut
quelques victimes,

Tliéôlrc de la guerre au Sud-Esl. — Les troupes
alliées ont rejeté l'ennemi batlu hlfr au delà de la ligne
de Pomonony-Koniuchy-Koioua et jusque derrière
le secteur koropicco.

Oraad Qiurlier aanéraî, le 30 aool 1313.

Théâtre de fa guerre à l'Oucsl. — Aucun événement

Théâtre de la otterre à l'Est. — Groupe (Fermée da
leld-maréchal von Hindenburg. — Des'troupes du
général von lie lu w sont in^igéis d.ins un combat pour
la possession do la tete de pont au sud do Fiicdiidi-

Dans les combats è l'est du Njemen l'armée du
général von Eichhora * atkinl la contrée au rîord-cst
d'Olita ; ifioo nouveaux prisonniers ont été fiib, ainsi

Dana la direction de Grodno, Lipsk (sur le Bobr)
fut pris d'assaut ; l'ennemi fut obligé d éiacucr le
scctcui Sidra et nous avons troversé Sokolka. Lr
lisière Est des lorëls au nord-est cl ù l'est de Blalyttok
est atteinte en plusieurs endroits.

Groupe d'armée du /eld-maréchal Prince Léopold
de Bavière. — Dans la foiét de Bialowicika on se bal
pour forcer le pasiope du Narew supérieur.

Les troupes allemandes et auslro-hongroiscs du
général von Wovrscb rejetèrent l'ennemi hors de ses
positions près de' Suchonol (i la limite Est de la forêt)
et de Sicrcsiowo ; elle* sont engagées dans une pour-
suite énergique.

Croupe d'armée du leld-maréchal von Mackensen.
•— Pour rendre possible la retraite de leurs groupes
d'arrière-garde A travers les marécages i l'est de
Pruiana, ks Busses acceptèrent hier encore une fois le
combat dans la ligne de Poddubno au sud de Kobryn.
Ils furent battus, bien qu'ils eussent ramené au combat
des troupes qui se trouvaient déjà en retraite.

Même la continuation de ls pratique jnouie dans
l'histoire des guerres de Ions les temps, qui consiste è
pousser su devant de notre attaque, dons le but de
protéger les srmées en fuite, lt population cnlrainée
dans leur retraite, i savoir des milliers et des milliers
jpalriotes russes et parmi

entai

vit A ri

Théâtre de la guerre à l'Ouest. — Aucun événe-
ment important.

Théilre de la guerre i l'Est. — Groupe d'armée da
jeld-maréchal von Hindenburg, Le combat i la lélo
de pont su sud de Fiicdrichstadt est encore en train.
A l'est du Njemen nos troupes avancent contre la voie
ferrée menant de Grodno A Wilna; elles lirtul 2,600
prisonniers.

Au front ouest de la forteresse de Grodno nous
avons atteint la contrée de Nowyd-Dwor et de Kus-
nica. Près de Grodck l'ennemi sbandonna sous notre
attaque ses positions à la limite Est de la foiit de
Bialystok.

Groupe d'armée du /eld-maréchal Prince Léopold
de fiaeière. Lo passage du Narew supérieur est déjà
forcé en quelques endroits. L'aile droite du groupa
d'armée avance sur Pruzala.

Groupe d'armée du /«îd-mnréchal von Mackensen,
La pourauïte atteignit le «ecteur Mucbawicr. Des
arrière-gardes ennemies furent culbutée*. 3,700 pri-
sonniers tombèrent entre nos luelns.

Théâtre de la guerre au Sud-fil —la poursuite dr,
troupes allemandes el auslro-hongroise», qui ont percé
au nord de Bnetany. fut part.cllemeul arrêtée A la
Strypa par une contre-poussée d importantes forer»

BtLLETOS OFFICItlS FUIRAIS

■<l £e Souches

Uros, MonWidler

Ouelque» actions d'ar
Dan» les Vusges,

-----éea S l'est de la Fecht d

maennels, malgré plusieurs ronlr
l'a pu reprendrt le tsrrain qu'il ava
pf, nous avons maintenu ^....iiii-;: k

Activité marquée des deux artilleries tn Belgique dans la
région dt Boesinghe, sa Artois dans le *ect<ur au nord

batteries *cnl uitervenues'1»! lui (al? cesser son 'urf"

Eu C ha m nagns sur ls Iront Perlliea-Bsauiéjour, ainsi
qu'en Argonne, iulle presque continuelle h coup» de gre-
nades »t de bombes avec intervention dea artilleries d*
divers ce libre a.

IUsn d'Important t signaler iut 1» reste du Iront.

Pari», 3S ioSI UU, 3 haurc».
En Artol», dans tout le secteur au nerd d'Arrai, la
.(anonnads a été, au cour* ds la nu::, asies vive j cm

combats A la grenade se sont livrés autour de Southss et
d» Neuville.

^ pan, les^régions ds Roye st de Lassigny. latte d'artfllsria
^ En Champagne si en Argonne, on ne signale qne quelque!
Barrenkopl. ' 8 ' P B des aa

ItaClique d obus
Rairelouli!. set
:•■ l'A -'..,.

près de la roule de Lall
On signa

e L i::„se

quelques actions d'artillerie dan
is la vallée de l'Aisne, où noii* ai
.ions allemandes au nord de Sols s
iemmenl bombardé la ville de (tel

ivre (au nord de Flirey). daji» les Vosges {à La
] »t dons la régico de Lusse) ainsi qu'eu Alsac»
.allée de ls Daller), quelques duets d'artillerie.

ls le secteur au nord d'Arras, la canonnade a été.

ich, tn nou* ttnparaal de
a «lé eomp^temsnl reJeUa,

(litPRESSIONS D'UNE FRiNÇitT&tO

la a dette n fl reçu ifniu dams /ronfaiit, ftaiiifaaC
tAllimajae, ta cinolunle pMippieue que voici :

Sinistre et immoral, colosse lormidsble vaulré dans
son abjection comme un pourceau dans la lange, il crache
l lgnomineus sarcasme et vomit le* Injures. Orgueilleu-
sement, il s étale dans sa nudité vaine et sur la France

tout entière..... accroupi comme un monstre an rut,

prolifique et contaminant... Il souille l'âme lrsncalsa et
l'honneur gauloisl Lt la Coq hardi et luperba qui Jadis tl
fièrement dans la lumière éblouissante de 1 'auba nouvelle
sonnait la charge glorieuse sua heures immortelles des
combats fameux, en lace de cet a Autre » qui hurla at
bsve d'incompréhensibles, d'incrojablel outrages, ne bit
plus vibrer les échus de son chant pur et clair et, silen-
cieusement, en Irèmlssant de licale et de révolte, écoula
avec colère les cris réitérés, furieux et homicides de est

Cherche encore i porter atteinte a la liberté sacré» de noa

"Maîtreomnipotent, Souverain redoutable, ce Potentat
aux exigences dracooieencs, tous le joug duquel tons
servilement se courbent — car quiconque n'est point son
digne valet ne peut être qu'un ennemi de ton propre
pays... o altitude I — cet Autocrate veut encore étendra
bleu au delà de ses limitas l'Impudence de ses propos
comminatoires. L'Œuvre maudite commencé» sournoi-
sement____I l'ombre même du soleil Ojmbuvant de la

Civilisation Moderne .. par nos Journalistes et sanctionnée
par no* Ministres... te poursuit i prêtent su grand jour
au milieu d un s edroyahle silence, d un silence tellement
slguificalll que pas une voix n'ose s élever pour protester
aa non di La Vérité.

La Méfiance I cette abominable Méfiance que systéma-
tiquement, assidûment, par un long et minutieux travail
de préparation Ils temérent aur la France et qui devait
insidieusement engeudrer li peur de» e Barbare» ■ n'a
pourtant point [ail Sciure ta Aoiar, quoi qu'Us en disent;
si la meilleure des preuve», c'est qu'actuellement encart.
Ils s'évertuent férocement i la faire naîtra. Mais notre
peupla, quoi qu'on an peuss, est souvent logique, mss-
sieurs les Journalistes I très logique I el s'il ■ gueula ■
parloia ferme, U s'étonne I Juste titre lorsque l'on dépasse
las bornas at, se jsi-sn intimement persuadés, vous «Usa
en train da dépasser la mesura. Vuu» glissai même tout
doucettement, uns vous an apercevoir, v»r» 1» ridicule.
Or, vous n'Ignores pas que le ridicule tua I Aveuglés par
celle masse d'argent qui vous tombe en o* moment do
Ciel — manne céleste des loupa moderne» ! — vous ne
rtmsrqusi nullemsat que vous frappes positivement A
faux et qne, vos ruiss grossières grandissant dans des
proportions phénoménales, on Unira tout bonnement par

s j prendre pour Insuffler

Ne sachant comment T
violemment la Saine', vous i
eu lui seul était capable ds voua aider d»o» vot Ueh
manœuvres. Oui 1 vous aves fait appel an afnuaasal
afin que celui ci pût plu» afflcasamtnt vous servir et a|
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